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On a causé d’Open Data…

 

Open

 

 


 

Rendre les données publiques vraiment publiques, les mettre à disposition de tout le monde de façon libre et réutilisable pour plus de transparence, d’efficacité et d’innovation. C’est ça, l’Open Data ! A Genève, les Transports Publics Genevois (TPG) et le Système d’information du territoire (SITG) sont les premiers à ouvrir la voie. La Causerie du 22 mai nous a permis d’échanger avec ces avant-gardistes.

Dans la logique d’un Internet collaboratif nourri par l’échange des connaissances, l’ouverture des données publiques constitue une voie incontournable sur laquelle beaucoup se sont déjà engagés. A l’image de nombreux pays, régions ou villes à travers le monde, c’est au tour du canton de Genève de s’y mettre. Car les TPG et le SITG sont convaincus des opportunités offertes par une telle démarche.

Et comme souvent lorsqu’un sujet fait le buzz, on en dit tout et n’importe quoi. Antoine StrohPascal Oehrli et moi-même sommes intervenus pour défaire les préjugés et aider à comprendre les enjeux de l’Open Data. C’était l’occasion d’informer les participants sur ce qui se fait concrètement à Genève dans ce domaine et d’envisager ensemble une dynamique d’ouverture des données sur notre territoire.

Une fois n’est pas coutume, j’ai contribué activement à la première partie de cette Causerie pour clarifier la notion d’Open Data et en rappeler les enjeux. Et je tenais en préambule à rappeler qu’à l’Observatoire technologique nous avions bien senti le vent venir puisqu’en 2008 déjà nous avions organisé notre traditionnelle Journée de rencontre sur ce thème.

Lorsqu’on évoque l’ouverture des données publiques, il convient d’abord de différencier les notions ‘données’ et ‘informations’. Trop souvent j’ai en effet constaté que l’on se réfère à l’information diffusée sur un site Web pour penser que l’on ouvre ses données.

Le deuxième point de clarification à apporter concerne le caractère publique d’une donnée. Ici aussi l’Open Data fait parfois peur si l’on n’a pas pris la peine d’expliquer qu’une donnée n’est considérée comme ‘publique’ que si :

    • Elle est non nominative
    • Elle ne porte pas atteinte à la sphère privée
    • Elle ne relève pas de la sécurité

De très nombreuses données produites par les administrations ont ainsi vocation à être rendues publiques: celles relatives aux transports, à la culture, à la météo, à l’environnement ou les données statistique pour ne citer qu’elles.

Le dernier point à définir concerne la notion d’ouverture qui vise à s’assurer que les données soient accessibles, exploitables et réutilisables. Ce sont ces qualités que l’on recherche lorsque l’on ouvre ses données. On traduit cette ouverture aux niveaux technique, économique et juridique.  Pour plus de détails je vous renvoie au document cité en référence.

J’ai également rappelé les enjeux qui peuvent pousser une administration ou un gouvernement à ouvrir ses données. J’en ai recensé 5 :

    1. La transparence: ces données que l’on rend accessibles favorisent grandement la transparence de l’action publique à l’image des données du budget du Royaume-Uni reprises par le site WhereDoesMYMoneyGo.org
    2. L’innovation: l’Open Data constitue un moteur d’innovation indéniable en favorisant la création de services innovants qui se nourrissent de ces données.
    3. La valorisation: la mise à disposition de ces données leur donne une seconde vie et permet de les valoriser (au sens large du terme) bien au-delà de leur vocation première.
    4. Les biens communs: ces données ont été payées par le contribuable pour leur utilité de service public. Certains estiment alors qu’elles doivent à la population dans une logique de biens communs.
    5. La transformation: l’ouverture des données constitue un levier de transformation du service public. Elles poussent notamment les services à plus s’ouvrir vers la société et favorisent un décloisonnement en interne.

Ces dernières années de très nombreux pays, régions ou villes ont intégré l’un ou l’autre de ces enjeux et ont ouvert une partie de leurs données, à l’image des portails précurseurs des gouvernements US (www.data.gov) et britannique (data.gov.uk). La Suisse n’est pas en reste avec le lancement l’année dernière du portail national opendata.admin.ch.

Causerie Open Data

Et à Genève ? Et bien cela bouge aussi, comme nous l’a tout d’abord démontré Antoine Stroh qui a initié l’ouverture de certains jeux de données des Transports Publics Genevois (TPG) en septembre 2013. Comme il nous l’a raconté, tout a commencé par un voyage aux Etats-Unis lors duquel il a été frappé par la privatisation des transports publics dans la région de  San Francisco. « Comment éviter cela chez nous? » s’est-il demandé. Cette question l’a amené à une réflexion sur l’ouverture des données publiques comme l’un des éléments contribuant à valoriser le service public.

Aujourd’hui l’Open Data s’inscrit parfaitement dans la stratégie de la régie genevoise qui envisage son évolution vers une plateforme de mobilité, avec un focus sur les habitants du territoire (envisagés comme de futurs clients). L’idée est de les impliquer dans une démarche de co-création en les aidant à proposer des solutions innovantes basées notamment sur l’élément indispensable à de nombreux services de mobilité : les données. L’Open Data s’imposait ainsi naturellement.

Antoine nous a rappelé l’historique de l’ouverture des données temps réel des bus genevois. Il y est allé en douceur afin de ne pas effrayer la direction de l’entreprise, laissant toujours possible un retour en arrière.  Il fallait en effet rassurer ses collègues sur le fait que cette ouverture d’une partie des données ne mettait pas l’entreprise en danger. Les TPG ont ainsi procédé par étapes, en organisant dans un premier temps plusieurs concours et hackatons, afin de démontrer les opportunités offertes par l’Open Data.

Un autre point qui a contribué à rassurer la direction des TPG est le travail effectué sur les conditions d’utilisation des données. En Suisse les licences Open Data n’ont malheureusement aucune valeur juridique et il a fallu réfléchir à des conditions d’utilisation s’inspirant des droits et devoir de ces licences. Les TPG ont ainsi repris le travail effectué par les juristes du SITG dans ce domaine.

Antoine illustre les potentialités offertes par l’ouverture de leurs données avec les meilleures contributions au concours organisé par les TPG. Je retiens l’application Wann (disponible sur l’App Store) qui répond à un besoin simple et bien cerné, et qui a été développée en Autriche! Grâce aux formats standards utilisés, il a été manifestement facile d’adapter au contexte genevois Wannune App créée à l’origine pour deux villes autrichiennes.

Au-delà de ces exemples encourageants, Antoine voit des potentialités encore plus grandes dans les mashups mélangeant leurs données temps réel à des données ou informations crowdsourcées, à l’image du prototype UnCrowded TPG proposé par l’Institut de Science des Services de l’Université de Genève. Il souligne également l’impact fort de la visualisation des données dans laquelle il voit beaucoup d’avenir.

Au moment de faire un premier bilan, Antoine note l’importance d’animer la communauté qui gravite autour de leurs données et de bien documenter les jeux de données. Il note la nécessité d’une animation importante pour entretenir la dynamique et obtenir ainsi un impact suffisant. Il constate également qu’il manque encore des standards bien établis relatifs aux formats des données et aux licences Open Data (du moins pour la Suisse) afin de facilité leur accessibilité.

Au niveau de l’entreprise TPG, il voit dans l’Open Data un moyen de changer le regard de la population sur une entreprise qui se veut innovante. Cette démarche a permis d’initier une boucle vertueuse avec des effets manifestes en interne de l’organisation. En distillant une culture de la donnée, elle a notamment permis de fluidifier la circulation des données dans l’entreprise. Elle permet en outre d’améliorer leur qualité grâce au feedback des utilisateurs si l’on a su mettre en place les canaux de retour.

Antoine est persuadé que les TPG doivent dès aujourd’hui se préparer à l’arrivée d’innovations de rupture qui, à l’image de Uber dans le monde des taxis, vont déstabiliser les acteurs en place. La clé pour les TPG sera de savoir évoluer vers une plateforme de mobilité sur laquelle l’Open Data joue un rôle important. Il faudra mettre en place une telle plateforme et surtout créer un écosystème autour de celle-ci. Mais il faudra pour cela oublier certains réflexes et savoir évoluer dans un mode plus expérimental, favorable à l’émergence.

Pascal Oehrli nous a ensuite présenté la démarche d’ouverture des données du Système d’information du territoire genevois (le SITG). Il nous a tout d’abord rappelé l’historique du SITG et la quantité de données impressionnante déjà à disposition en consultation sur le guichet cartographique dédié. Ce mois de juin, SITG ouvrira officiellement plus de 300 de ces jeux de données géo-référencées dans une logique Open Data. Les données mises à disposition seront aussi variées que le cadastre, le marquage au sol sur les voies de circulation, les arbres isolés du canton ou son bâti 3D pour ne citer que celles-là.

Pascal souligne le fait que l’ouverture de ces données s’est faite très naturellement, dans la continuité d’une dynamique qui prévaut depuis plus de 20 ans. Dès le début les fondateurs du SITG l’ont en effet voulu ouvert, non seulement sur les partenaires producteurs de données, mais aussi sur la population et les entreprises du territoire. Il a ainsi toujours été possible d’accéder à moindre coût à la plupart des données publiques.Le SITG a su également s’appuyer sur une architecture commune garante de cohérence et d’accessibilité facilitée. Enfin, une dynamique d’échange entre les différents partenaires avait d’emblée été mise en place.

Pascal Oehrli

Il n’a donc pas été difficile de convaincre les partenaires du SITG d’ouvrir une grande partie de leurs données publiques dans une logique Open Data. L’enjeux majeur dans ce cas est de valoriser au mieux ces données. Les partenaires ont en effet créé celles-ci pour répondre aux impératifs de leurs métiers respectifs et n’ont pas vocation à les exploiter et à les valoriser au-delà. Autant alors laisser à d’autres le soin de les utiliser pour créer des services à valeur ajoutée à destination de la population ou des entreprises de notre région. Ceci d’autant que pour le SITG, le coût financier d’une telle opération est très faible.

En fait c’est avant tout au niveau légal et juridique qu’il a fallu œuvrer. D’une part la loi relative à l’organisation et au fonctionnement du SITG a dû être revue afin de tenir clairement compte de la volonté d’ouvrir certaines données. D’autre part les juristes ont dû élaborer des conditions contractuelles générales régissant l’impression, l’extraction et l’exploitation des géodonnées du SITG, ceci en reprenant les droits et les devoirs contenus dans les licences Open Data. En l’occurrence, l’utilisateur a l’obligation de :

  • Apporter une mention de la source
  • Mentionner toutes modifications et traitements apportés
  • Respecter la législation sur la protection des données

Alors que les partenaires producteurs de données peuvent en tout temps :

  • Modifier les données et produits mis à disposition
  • Changer le mode de diffusion

Comme aux TPG, la clarification de ces droits et devoirs a contribué à rassurer les partenaires du SITG.

OpenDataSITG

Dès juin 2014, trois services seront ainsi mis à disposition du public :

  1. Le téléchargement libre des données depuis le catalogue (sous forme de fichiers compressés)
  2. L’ouverture de l’extracteur en ligne pour les données OpenData
  3. La mise en place d’un webservice cartographique unique des données OpenData

Dans le même temps des mesures d’accompagnement ont été envisagées, telles que le renforcement de la communication auprès du grand public, le réseautage et la création d’une communauté d’utilisateurs. Des événements ponctuels tels que concours, hackathons ou ateliers contributifs sont également prévus.

L’Open Data ne se déclinant pas seul dans son coin, le SITG s’est rapproché de la Confédération dans ce domaine et va notamment référencer  ses données ouvertes sur le portail fédéral dédié. Enfin on prévoit déjà un renforcement de l’infrastructure, des services, et des mécanismes de gestion du changement au sein du SITG.

Pascal conclut sa présentation en annonçant la séance d’information du vendredi 13 juin 2014 à la Fédération des Entreprises Romandes qui aura pour but de présenter la démarche Open Data et les jeux de données disponibles.

La discussion qui suit ces présentations aborde plusieurs thèmes importants lorsqu’on évoque l’ouverture des données publiques. On mentionne ainsi les aspects relatifs au respect de la sphère privée. Ceux-ci sont cruciaux lorsqu’on connaît la puissance des algorithmes actuels qui mettent potentiellement à mal le caractère anonyme de certaines données publiques lorsqu’il est possible de les croiser avec d’autres. Il faudra clairement rester vigilant sur le sujet.

On aborde également le défi de la dynamique Open Data. Car ouvrir ses données c’est bien. Faire en sorte que les gens ses les approprient c’est encore mieux. Tous s’accordent à dire que le vrai défi se situe à ce niveau. D’une part parce que peu savent aujourd’hui ce qu’est l’Open Data et d’autre part parce que les outils qui permettent de s’approprier ces données (traitement, visualisation) sont encore souvent trop compliqués à utiliser.

Et tout le monde s’accorde au final pour reconnaître que l’on est dans le monde de l’émergence et qu’il faudra savoir y rester en résistant à la tentation de trop vouloir cadrer les choses !

 


Références

Ouverture des données publiques : une opportunité pour Genève, Patrick Genoud, Observatoire technologique, 2011

Le site élaboré par les étudiants de l’INSA Rennes, pour faire simplement le tour de la question

données ouvertes, le site de Simon Chignard consacré à l’Open Data

Le blog de l’association nantaise LiberTIC

En Suisse: le portail Open Data suisse et Opendata.ch

Aux TPG: Data.tpg.chUrban Data Challenge

Au SITG: le catalogue du SITG

 


 

 


Patrick Genoud

Patrick Genoud est conseiller en technologies de l’information à l’Observatoire technologique de l’Etat de Genève   

 


 


Antoine Stroh

Antoine Stroh est responsable des données de production aux Transports Publics Genevois 

 


 

 

Pascal Oehrli

Pascal Oehrli est directeur du Service de Géomatique et de l’Organisation de l’Information de l’Etat de Genève

Voici les gagnants du concours open data tpg

Les transports publics genevois se sont lancés dans l’Open data en septembre et ont proposé un concours d’applications pour innover avec l’ingéniosité du public et des programmeurs. Aujourd’hui les premiers résultats sont là.

OPEN-data-TPG

Les Transports publics genevois ont mis à disposition du grand public un large ensemble de données actualisées en temps réel (toutes les 20 secondes), des prochains départs de véhicules, des coordonnées des 800 arrêts du réseau et des mises à jour et détournements de lignes (perturbations annoncées). Pour le détail des données fournies et leur contexte voir la page tpg sur la démarche.

Suite à cette initiative, un concours d’application utilisant les données a été lancé du 18 septembre au 22 novembre avec l’aide de Lift. Parmi les 23 projets reçus, 3 lauréats ressortent.

  1. “Parcours” est une application pour iPhone qui permet de mémoriser et de voir les horaires tpg en temps réel rapidement. Elle indique les départs des véhicules en temps réel à l’avance, transbordements inclus. Elle vous permet également de connaître le temps à disposition pour passer d’un véhicule à l’autre et vous alerte même quelques minutes avant le passage de votre bus.
    Disponible sur iTunes: http://itunes.apple.com/fr/app/id733497372
  2. “UnCrowdTPG” pour les smartphones Android est un concept qui permet à l’utilisateur de donner son avis sur la surcharge à bord des véhicules. L’application, qui reste à finaliser, fonctionnera sur le principe du crowd sharing, à savoir qu’elle serait alimentée en temps réel par les utilisateurs.
    Voir le site: http://www.qol.unige.ch/apps/UnCrowdTPG.html
  3. “Roule ton film” reçoit la mention spéciale. L’application permet à un utilisateur des tpg de recevoir un film en fonction de la ligne utilisée. Le réseau des tpg devient ainsi une plateforme interactive et personnelle de vidéo créative et personnalisée prenant en compte sa localisation ainsi que les données open data en provenance des TPG.
    Plus de détails sur: http://memoways.com/en/mention-pour-roule-ton-film/

De façon préalable et indépendante, un hackathon sur la mobilité et les données publiques ouvertes a été organisé avec succès en mars 2012.

Vous pouvez retrouver tous les détails sur les gagnants sur le site de tpg, ainsi que les autres projets sélectionnés et l’annonce officielle des résultats.

Les gagnants seront présents à la Conférence Lift qui aura lieu du 5 au 7 février 2014, voici un article en anglais présente les lauréats sur leur site.

Concours sur les données en temps réel des transports publics genevois

tpg-opendata

Les transports publics genevois (tpg) ont mis à disposition une plateforme de données publiques ouvertes (open data) avec les prochains départs en temps réel.

lift

Cette démarche menée avec Lift comme accélérateur d’innovation a déjà donné lieu à un premier workshop très stimulant et un deuxième rendez-vous est donné (voir ici).

Cette initiative innovante, une première en Suisse, offrira aux usagers à travers les différentes applications qui en découleront, une expérience enrichie et une plus grande transparence sur le réseau tpg.

Pour accompagner sa démarche d’ouverture des données, les tpg organisent un concours ouvert à tous et dont le but est de récompenser les projets les plus créatifs et les applications les plus à même d’amener de la valeur à ses clients. Le concours débute le 18 septembre et se termine le 22 novembre.

Vous êtes développeur et vous avez imaginé une app innovante? Rendez-vous sur le site http://www.tpg.ch/web/open-data/, participez au concours et partagez vos idées!

Texte adapté du site http://www.tpg.ch/fr/web/open-data/concours

 

Journée du SITG 2013

bandeauSITG

Investir le territoire numérique

 

Comment utiliser les données et les outils du numérique – web – réseaux haut débit – services mobiles – plates-formes numériques de travail – TIC – pour développer notre territoire, créer de nouveaux services ou améliorer le rapport de la collectivité aux citoyens ?

Autant de questions et de réponses qui animeront la journée du SITG 2013 «Investir le territoire numérique» dédiée aux acteurs privés et publics impliqués dans le développement du territoire genevois.

L’ouverture des données publiques tiendra une place privilégiée dans le programme du jour !

Inscription sur le site du SITG.

Atelier Make.Opendata.ch: Quelles applications peut-on imaginer avec les données des finances publiques?

make-opendata-2013-march

Dans la sphère des données publiques, celles touchant aux finances publiques sont certainement parmi les plus intéressantes et aussi les plus sujettes à controverse (après tout on dit bien que l’argent est le nerf de la guerre!). L’édition du mois de mars 2013 de l’atelier Make.Opendata.ch a invité les participant(e)s à imaginer des applications sur la base de données des finances publiques sur les lieux modernes et agréables du Technoark de Sierre.

Prenons un premier exemple concret: le groupe du projet Partis Budgets s’est proposé de créer une application pour illustrer et se questionner sur le thème: comment pourrait-on visualiser l’influence qu’ont les compositions politiques des parlements cantonaux sur la répartition des grands agrégats des budgets publics?

En partant des données mises à disposition publiquement, des librairies de visualisation, notamment D3.js, et en mettant en œuvre leur compétence et ingéniosité, les membres de l’équipe ont pu rapidement prototyper une application permettant ce type de visualisation. A partir de cette première base, il devient possible de suivre en parallèle l’évolution de la composition du parlement et des finances budgétaires réparties dans les différentes grandes politiques publiques. Un premier constat est que, comme dans tous les projets quantitatifs appliqués, la très grande majorité du temps est passé à comprendre le contexte, trouver les bonnes données, les comprendre, les mettre en forme et les nettoyer avant de passer à un résultat visible et concret.

Plusieurs autres projets ont été initiés dans le domaine du tourisme et de l’énergie.

Citons, par exemple, le projet SLOTD Swiss Linked Open Tourism Data. L’originalité particulière de ce projet consiste à utiliser le concept de linked data pour les données du tourisme. Le linked data est véritablement la vision que Tim Berners-Lee, l’un des principaux inventeurs du World Wide Web, a articulée pour la prochaine étape du Web. Les données ne sont plus isolés dans des silos, mais reliées entre elles pour créer un réseau. Ici par exemple, les noms des lieux géographiques sont reliés par leur sémantique ce qui permet par un seul clic de traverser plusieurs couches d’informations (images du lieu, attraits touristiques, données sur les nuitées d’hôtels, etc.). C’est une première application qui tente d’arriver au niveau maximum (5 étoiles) défini par Berners-Lee au sujet des données ouvertes (voir le site http://5stardata.info/).

Les participants ont aussi pu profiter d’une présentation et d’un échange très stimulant et riche sur le thème de la protection des données personnelles et de la transparence avec la préposée du canton du Valais. Des réflexions sur les aspects légaux, les notions de droit d’auteur, ainsi que la protection de la sphère privée ont éclairé les participants.

De part sa nature, ce type d’évènement est toujours très intéressant, non seulement pour les rencontres d’idées, mais aussi pour le réseautage qu’il apporte. C’est une preuve que les projets sont avant tout des aventures humaines et qu’avec les compétences des personnes, l’autonomie offerte et un sens donné à la créativité, les idées de l’Opendata peuvent se transformer très vite en réalité.

NB: Les résultats ainsi que les présentations de participants de Sierre et de Berne sont disponibles et documentés sur http://make.opendata.ch/wiki/event:2013-03.

Les résultats de l’atelier Makeopendata de septembre sont là!

Make.opendata.ch 2012

 

Un nouvel atelier make.opendata.ch a eu lieu les 28 et 29 septembre à Genève et Bâle. Cela fait suite à d’autres évènements similaires organisés par l’association Opendata.ch. Pour cette 4ème édition développeurs, journalistes, graphistes et citoyens porteurs d’idées ont  imaginé pendant 2 jours comment réutiliser les données publiques disponibles dans un domaine qui nous concerne tous: la santé.

Les ateliers make.opendata.ch sont des évènements exploratoires permettant aux participants de produire des prototypes (application web, apps ou visualisations) pour expliciter ce qu’il est possible de réaliser avec les données publiques déjà disponibles. Ces évènements se voulant délibérément ouverts et participatifs, l’organisation est volontairement flexible et légère. Les résultats délivrés et l’expérience immersive d’un tel campus sont incomparables!

Il est aussi important de rappeler que les données de base utilisées sont publiques et ouvertes, qu’elles ne touchent pas la sécurité ou la sphère privée des individus. Les définitions sont facilement accessibles dans Wikipédia Données ouvertes ou Open Data.

L’ensemble des projets est accessible sur le site et la page ci-dessous propose un échantillon des réalisations les plus marquantes de ce que les personnes réunies pendant ces deux jours ont créé à Genève et à Bâle.

http://make.opendata.ch/doku.php?id=event:2012-09

Les photos, vidéos, codes sources et démos des résultats sont disponibles. N’hésitez pas à les réutiliser et à vous en inspirer!

Hackaton make.opendata.ch sur le thème de la mobilité

Make.opendata.ch Camp 2012

Une mobilité plus intelligente grâce à l’ouverture des données publiques?

Le 30 & 31 mars 2012, le deuxième campus Open Data de Suisse fera se rencontrer développeurs et créatifs autour du thème de la «mobilité». Make.opendata.ch est un atelier expérimental où durant 2 jours informaticiens, journalistes, designers et citoyens porteurs d’idées exploreront les potentialités offertes par le développement rapide de solutions nouvelles et innovantes à partir des données publiques sur le thème de la «mobilité».

Les résultats du hackathon sont maintenant disponibles sur le site make.opendata.ch.

Comment maîtriser au mieux les fluctuations du trafic tout en respectant l’environnement (densité des flux, consommation des ressources, nuisances sonores, émissions polluantes …) et la sécurité (accidents de la circulation) ? Comment concilier les besoins croissants de mobilité (mobilité douce, piétons, vélos, transports publics, transports individuels motorisés, stationnements,…) avec le maintien d’un habitat attractif et d’un environnement sain, afin de préserver, voire d’améliorer, nos conditions de vie ? Voilà le genre de problèmes auxquels les participants pourront s’atteler.

Le campus make.opendata.ch se déroulera de manière conjointe sur Genève (à la Haute école d’art et de design – Genève (HEAD) ) et Zurich (Falcone) du vendredi 9h au samedi 17h. Chacun de ces sites offrira un espace d’échange et de discussion ainsi que l’infrastructure nécessaire à l’expérimentation et à la visualisation de données.

Venez-nombreux essayer une nouvelle forme de participation dans ce hackaton!

La manifestation est organisé par Opendata.ch, l’initiative suisse Open Data rattachée à /ch/open (Swiss Open Systems User Group) et SI (L’association professionnelle et spécialisée de l’informatique en Suisse).

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site make.opendata.ch. La participation est  gratuite et la restauration durant l’événement est offerte.


Contacts de l’association Opendata.ch
Antoine Logean, Communauté & Communication Suisse Romande
antoine.logean@opendata.ch, +41 079 351 84 82

Andreas Amsler, Community & Kommunikation Deutschschweiz
andreas.amsler@opendata.ch, +41 79 518 32 37

Smart Gouvernance

Sous l’effet d’un participatif transformationnel et d’internet les administrations publiques mutent. Autant percevoir dès maintenant les probables conséquences pour tracer le chemin vers une «smart gouvernance».

L’administration vit actuellement une grande révolution. Sous l’effet de l’usage massif des nouvelles technologies de l’information et de la communication, toutes les procédures sont revues de fond en comble; les barrières historiques entre les différents services administratifs tombent; les données et les informations deviennent compatibles entre elles; les usagers (citoyens, entreprises, organisations de la société civile) participent à la création de nouvelles valeurs; l’automatisation des transactions abaissent drastiquement les coûts; la personnalisation des services rend l’administration ouverte à de nouvelles formes de collaboration, les données jusqu’alors réservées à l’usage exclusif des administrations sont mises à disposition des usagers pour de nouvelles applications en co-création dans un esprit d’open source. Enfin, les usagers eux-mêmes sont devenus des agents du changement en proposant des applications nouvelles basées sur les données des administrations mais exécutées en dehors de celles-ci. On parle ici d’action transformationnelle à savoir au-delà du cadre transactionnel.

On parle de plus en plus de «smart» gouvernance pour désigner la phase en devenir du développement des administrations et des gouvernements. Le terme «smart» introduit par le Professeur Joseph Nye, fait référence à la combinaison des modes transactionnels (hard power) et transformationnels (smart power) . Après avoir connu une phase dite du e-gouvernement qui correspondait à la mise en ligne sur Internet des services administratifs suivie d’une hase (encore en développement) du «Open» Gouvernement correspondant à la mise à disposition des données par les administrations, on anticipe l’arrivée d’une nouvelle phase participative et transformationnelle dans laquelle les usagers deviendront de véritables acteurs du changement.

Les huit enjeux présentés développent bien les étapes du participatif et du transformationnel que doivent désormais aborder les administrations. Par le biais d’exemples, cette deuxième partie du présent travail tente de montrer à quel point les administrations de par le monde, sont déjà très engagées dans ce processus. Il est cependant important de préciser qu’il s’agit désormais de résoudre davantage une problématique sociétale de «participation augmentée» que de digitalisation d’anciennes procédures administratives. En quelque sorte, grâce à ces deux étapes (participatif et transformationnel) démarre une toute autre révolution: celle de l’usager actif, compétent et participatif. Le terme de transformationnel a été choisi en référence à son usage répandu aux États-Unis pour désigner cette étape ultime. Bien que son usage et donc sa compréhension ne soient pas encore généralisés en Europe, il nous paraît judicieux de l’utiliser rapidement car il donne la véritable perspective du changement. Demain, les administrations seront largement sous l’effet d’un participatif transformationnel, autant en percevoir dès maintenant les probables conséquences pour tracer le chemin vers une «smart gouvernance».

En effet, il est important de pouvoir situer dans un contexte contemporain, l’évolution des changements sociétaux et technologiques tout en fournissant aux administrations, aux politiques, mais aussi aux usagers qu’ils soient simples citoyens, entrepreneurs ou représentants des anciennes ou nouvelles formes d’organisation de la société civile, une sorte de «feuille de route» visionnaire des transformations en cours. En effet, le participatif «augmenté» et le
transformationnel ne sont pas encore des concepts bien appréhendés par les différents acteurs. Prendre le temps d’en analyser les enjeux et les contours nécessite à la fois de se plonger dans de nouveaux comportements sociétaux et de saisir les potentiels des progrès technologiques. Ce travail se veut en ce sens une découverte de notre avenir actuel.

Télécharger le document PDF (695 KB) Smart Gouvernance 2011-12-16.pdf

Dimension Cadastre

February 21, 2012 — Dr. Xavier COMTESSE, Avenir Suisse, and Dr. Giorgio PAULETTO, Observatoire technologique, State of Geneva, Switzerland

Selected as paper of the month in February 2012 by FIG (Fédération Internationale des Géomètres, International Federation of Surveyors).


(*) This paper was presented at Commission 7 Meeting in Austria, September 2011. The authors state that in the professions of cadaster both external and internal changes apply considerable pressure. This paper identifies the major trends that will most likely have an impact, apprehend the consequences expected and provide a structure for this development.

Une version de l’étude complète en français « Dimension Cadastre » est disponible sur le site de la Mensuration Officielle de la Confédération ou par le lien suivant Dimension Cadastre 2011.

ABSTRACT

The environment in which the professions of cadastre evolve has undergone profound changes. Technological innovation in the digital field has been considerable. Furthermore, social change has also been radically altered with, for instance, the emergence of social networks as a means of transforming our relations. Aside from the present crises, there have also been great changes in our economic evolution by the introduction of, on one hand, more flexibility and mobility and, on the other hand, the advent of globalization of production, work and consumption.

In addition to these exterior changes, internal changes have also taken place. These changes are specific to public administrations. Several trends can be mentioned: the evolution of the public discourse on transparency and accountability, the opening of public data, the emergence of the idea of a common good for our human societies. Other influences also have an impact, for instance, legislative change such as laws on administrative registers to foster interoperability or innovative professional software linked to the use of 3D.

These simultaneous changes apply considerable pressure on the profession. In this paper, we are going to identify the major trends that will most likely have an impact, apprehend the consequences expected and provide a structure for this development. We will try to give a general, coherent and prospective view of the evolution of cadastre.

Our paper will be divided into three sections:

  1. Push and pull evolutions
  2. Six strong foreseeable trends
  3. Synthesis and conclusion

SECTION 1: PUSH & PULL

Push

With the advent of the World Wide Web, the cadastre has entered globally in the digital era. This can be seen not only by how we input data, we look up for it, we store and exchange it, but also by the web applications nowadays offered to the public and their evolution. The general public has seen striking examples with Google Maps, Google Earth, Bing Maps, Street View, Sketch Up, etc. These applications can no longer be ignored by the professionals because they offer a new way of reading the territory and they inevitably structure what the public understands and wants. Similarly, several innovations regarding the use of these technologies are fundamentally modifying the profession. For example, let’s mention the “mash up” technique which allows (almost) anyone to use maps to create new applications, the phenomenon of geolocalisation through smartphones, the flow of data generated by individuals, global services accessible through cloud computing offering platforms and applications or the huge potential offered by the billions and billions of new IP addresses accessible with the new Ipv6 protocol.

This technological evolution is the first wave we’ve identified under the « Push » section for upcoming change. A second one is linked to global economic change, it redefines the links between producer and consumer, which overlaps between what is called “hard” and “soft” laws and also we will see between private and public goods. As they evolve, these waves of change define new behaviors we will necessarily be confronted to : copyleft and creative commons which complement classic copyright laws, the common goods which present different attributes in the digital world than it does in the physical sense, so called “prosumers” who actively participate in the design of the product / service he or she will use, crowdsourcing which uses the ingenuity of the internet users to create what no other organization could come up with.

The economy is directly impacted by these profound changes. One only needs to observe sectors like the music industry, entertainment, the media, or telecom sector to see this. Doubtless, other economic sectors will also undergo such significant shifts.

These shifts require the rethinking not only of customer relationships, but also of the entire business model. It is of paramount importance to understand that, by entering in the value chain, the customer transforms all economic relations: we are no longer in a formal contractual relationship but in a participative transformational partnership.

The recent events of Fukushima and the Arab Spring clearly show that the conversations, the media coverage and the spreading of ideas are now global, almost instantaneous and socially unavoidable. A wind of change is blowing on the social organization of our society. Networks are proving to be the tools of this change.

By redefining a social layer based on volunteer work, the lack of binding constraints and the non-punishable, society is entering in the era of soft laws. It becomes legitimate, in a certain way, to act even though there might not be a legal framework to support the action. This fact will have significant consequences on our societies not only in public, social and political action but also in professional applications and services.

Legitimate action has found a legalizing base by bypassing classical processes. Fields where increased participation has created concrete examples are a perfect illustration of this change of paradigm: open source software, open data or linking internet users. Henceforth, acting with a willingly participating population will allow us to perform tasks which have so far been intractable for public or private organizations. We are living this in practical terms with Wikipedia, YouTube or e-bird, the content of which is created and shared by users.

Thus the participative empowerment fueled by social networks redefines not only the social relation to public administration but also to ownership. Being able to add content to a parcel of official cadastre becomes a normal expectation for an increasing part of the general public. How should the owner position himself? And what about the cadastral systems, which must guarantee the information of real estate property?

These three « push » components, namely technology, economy and society, are the catalyze factors of an explosion that will profoundly change the actual definition of cadastre.

Pull

For the last decade or two, information systems have become more open and have integrated an increasing participation from people. There are 5 main stages to this evolution:

  1. informational (search / look up)
  2. transactional
  3. personalization
  4. augmented participation
  5. transformational

As mentioned previously, these stages correspond to external changes, linked to technology, economy and society, but there is more. They also show a political, legislative and administrative evolution. Indeed, we argue that both public and private institutions have also evolved from within, through an inside strength, a « pull », an attempt to adapt to the evolution of society in order to offer increasingly better services.

The following table illustrates this evolution:

Three key “pull” stages determine the change and progress of the cadastre professions:

  1. Social issues discussed at the political level,
  2. Elaboration of laws and regulations to address the political objectives (International soft laws, European laws, National parliaments),
  3. Regulations at a more local level that define the framework in which the public and private sector can act.

These three stages are interwoven in the political process and, together, form what we have called the pull process.

This pull process is, in a certain way, an institutional response to the push process and legalizes the existing (technological, cultural, economic and so on) behaviors created by society.
General model
Delivering online public services creates two essential transformations:

  • An increasing transfer of the administrative activity to the final user.
  • Simultaneously, a competence transfer to the final user.

The figure presented hereafter introduces a « transfer matrix”, which not only allows the monitoring of the progress made in the availability of public services ― and therefore benchmarking it ― but also becomes a strategic management tool. By improving the understanding of the present and future role of users (citizens, businesses, others administrations, and civil society organizations) this transfer matrix illustrates the paradigm shift for the public services.
We are now dealing with a citizen empowerment process that has to be engaged beyond the simple translation of administrative services into their online counterpart.

The figure presented above radically transforms the classic approach by clearly defining the type of activities now transferred to the users and the competence transfer that accompanies it. Here, we introduce new sophistication levels: namely the « Augmented participation » and the « Transformation » levels.

Therefore, the horizontal axis now represents the activity transfer with the following levels:

  • Passive Receiver: The user only has access to structured information that he or she can discover through search engines or tree structures.
  • Self-Service (One-Way): The user can choose specific documents and download them.
  • Self-Service (Two-Way): He or she can exchange documents or emails with the administration.
  • Do-It-Yourself: The user can perform complete transactions, including payments.
  • Co-Design: Both the user and the administration can personalize services (e.g. tax forms, etc.)
  • Co-Creation: The user can participate in the political and democratic life of his/her region or country (e.g. the Swiss model initiative and referendum, forum, etc.)

The vertical axis represents the competence transferred to the user of the online service. The levels of sophistication vary from raw « data » to the « model » level, as follows:

  • Data: At this level, we deal with raw data or measurements, such as those produced by statistical services.
  • Information: A context is added to the data so that a meaning is created.
  • Analysis: We now can infer a theory from information. This allows analysis and better understanding of phenomena.
  • Dynamic: Time is introduced. The time series add a new dimension to the previous theory.
  • Model: Forecasts can be made from the dynamic theories inferred by using the information available. Scenarios can be tested and simulated to forecast the effects of changes and to discuss future changes.

The 5 levels used in this model are defined as follows:

Informational / Search / Look up:
The user looks up information on the Internet. This phase is traditionally the first one to be implemented as an online service. This remains a strong demand from users. With the development of search engines, the way we look up information has drastically changed. The menu presentation is superseded by a fast access to information through these search engines, Google being the leading one.

Transactional One-Way:
The user can download documents. Even though this phase now seems very basic, it is still essential to the users who manage their documents electronically. A content and document management system is central to such activity.

Transactional Two-Ways:
The user can upload documents and send e-mails. It still is nowadays a major contribution but hasn’t reached all levels of the administration, especially for non structured demands. The user can perform complete transactions, including payments. This stage is a milestone for productivity gains and profitability of eGovernment initiatives. It is underway in most administrations around the world. This stage will be crucial for a sustainable system since it saves time and money both for the users and the administration.

Personalization:
The user can use personalized information and transactions. The documents are pre-filled for his/her personal use. The transaction is completely secure and customized. This phase will use a key element that closely resembles a folder called « My Files ». It will allow grouping all of the activities and administrative documents in a single virtual place that will be accessible at all times. The traceability of the transactions and activities will become essential to guarantee a sound accountability.

Augmented participation:
This level corresponds to what may be called a wiki-democracy where citizens and businesses can initiate change. This is exemplified by projects such as Open Government initiatives where users are asked to participate in the development of better administrative services. Another example is the Swiss initiative where citizens can propose new laws. In this context too, the U.S. primary campaign lead by Barack Obama is essentially based on participation. The field is of course very broad and much is left to explore in order to create new services in a connected world. Forums, blogs, social networks are only a few recent examples that have emerged, but most of the field still remains to be invented.

Transformational:
Co-creation is the key word here, leveraging mash-ups and crowdsourcing. This level profoundly modifies the concept of « common good » by redistributing the roles between the administration and the citizens. The latter are involved in the creation of a new digital administration. By opening up government data, citizens can transform the way the new public services are created and delivered. This transformation implies a redefinition of the « common good » and « public good ».

The transformation matrix defined by the transformation along two axes gives a more complete approach to the evolution and strategy of eGovernment online services than the classical model. By going beyond a benchmarking goal, it helps to drive a strategy. The progress of services can still be analyzed, but the tool now also helps to better define priorities and explain the evolution of the services. The users become active stakeholders of the project and not merely final users. By being turned into a participative partner and not having to adapt to a forced evolution, the relationship between the administration and its users changes to better serve the citizen-actor, as well as the entrepreneur-actor or the consumer-actor.

SECTION 2: SIX THESES

Trends

We have identified six major trends that will most likely have an influence on the vision of cadastre.
These trends are linked to technological, economic and social evolution, and come from the push process described above. They are also part of the emergent pull process that has begun to appear in several countries. The six theses presented hereafter influence the entire evolution of the field in which the cadastre operates. They tell us a story by adding dimensions not only in geometry but also in meaning.

Thesis 1: The cadastre will include the third dimension of the landscape and of the objects beyond the current legal framework.
Comment: The technology allows a thorough three dimensional vision of the land. This is now integrated in several products largely distributed by companies such Google and ESRI but also Nokia, Microsoft and several others. This paradigm change raises the issue of height, ownership and that of co-ownership (e.g. several owners of the different levels in buildings) and the rights attached to the third dimension such as for example the right to a view.
Consequence: A new 3D model of the land and of the buildings is necessary and land surveyors have to take 3D into account.

Thesis 2: The cadastre will blend the strategic map and the dynamic map of the land to show its historical evolution. Both views will evolve independently.
Comment: The push of technology makes it possible to store the information with different time stamps instead of erasing or superseding it. An animation of the evolution of an object or a region becomes possible by adding the dimension of time.
Consequence: The current separation between the static object and the dynamic object will be deeply transformed. A static object becomes a snapshot at a given moment of its dynamic version.

Thesis 3: The cadastre will be multifunctional and multijurisdictional.
Comment: The political as well as the technological influence foster the emergence of functions of a territory. Different regions can be viewed not only as jurisdictions, but also through the lens of different functions such as the environmental function, the transportation function, etc. It therefore will be possible to assess the impact of policies on different functions and to create many functional approaches to the territory. Moreover, the interoperability between various local cadastres will render a change of function possible upon request.
Consequence: The local cadastres will be blended into larger ones and include not only jurisdictional views but also functional views.

Thesis 4: Social networks will transform the cadastre.
Comment: The phenomenon of georeference by the public becomes a more and more normal and accepted tool to extend the cadastre. Almost all new moving devices include GPS chips (smartphones, cameras, cars, even cattle!) that can report flows of data. This allows to georeference the objects and their surroundings in a completely new way.
Consequence: The cadastre will deal more with flows of data and less with stocks of data.

Thesis 5: New commons will emerge as a referenced object of the cadastre.
Comment: Data will be more and more made available to the general public by the administration and, through mash-up techniques, will be transformed into a new virtual object the « Common Good ». This new object is a composition of several layers of data and services. It will create value and be used as a global public good.
Consequence: Both the private and the public sectors will gain added value by leveraging these new commons. As it is mainly composed of information, the resource is essentially non-rival (consumption by one person doesn’t prevent simultaneous consumption by another) and non-excludable (it is difficult if not impossible to prevent someone to have access).

Thesis 6: The cadastre will become an essential element of knowledge society.
Comment: The cadastre follows the same path as society as it evolves from an information society to a knowledge society. This is seen through the addition of georeference to many human activities, the emergence of co-creation by entire crowds, and the body of knowledge that the cadastre carries enters more and more into models and decisions. The objects of the cadastre will be part of a feedback loop that makes its way into knowledge society.
Consequence: Land surveyors will be dealing more with soft fields of knowledge rather than hard science in the future.

Guichet 3D

SECTION 3: SYNTHESIS AND CONCLUSION

This document presents the different thesis that will most probably change the cadastre professions. We tried to describe how activities and competencies are shifting from the provider to the end user. Six main theses are then described by integrating the main trends that can be seen today as transformational for the cadastre. These trends come form a push from exogenous shifts (technological, economic, societal) or from pull shifts (as the public services adapt and operate change).

This is still a work in progress and should be seen above all as a tool for thought rather than a firm conclusion. It can be used, for instance, as the basis of a conversation process specifically for professional software applications. We can anticipate a (r)evolution towards new dimensions for the cadastre. While leaving behind the map (2 dimensions), the cadastre is going towards far unexplored dimensions. It is this evolution towards new dimensions that we should work on to design together with the stakeholders a future cadastre to better serve society.

CONTACTS

Dr. Xavier COMTESSE
Director
Avenir Suisse
8, quai du Rhône
1205 Genève
xavier.comtesse@avenir-suisse.ch
+41 22 749-1100

Dr. Giorgio PAULETTO
Strategy and Technology Advisor,
Observatoire Technologique, State of Geneva
64-66 rue du Grand-Pré, CP 2285
giorgio.pauletto@etat.ge.ch
+41 22 388-1353

PDF version of the paper

PDF version of the presentation given at the FIG 7 Meeting Innsbruck September 2011

Création de l’association Opendata.ch

17 janvier 2012 — Giorgio Pauletto

Une information et invitation au sujet de l’Open Data par la création d’une association Opendata.ch qui favorise ce mouvement en Suisse. Par ailleurs, une étude sera aussi lancée sur le thème des données publiques ouvertes qui permettra de mieux appréhender le sujet. Plus de détails ci-dessous.

—–

Nais­sance de l’association Opendata.ch le 19 jan­vier 2012 à Berne


http://opendata.ch/2012/01/vereinsgrundung-opendata-ch-am-19-januar-2012-in-bern/

Andreas Amsler et Antoine Logean

L’ouverture des don­nées en Suisse fait son che­min. 2012 sera en effet une année décisive dans l’établissement en Suisse du mou­ve­ment Open Govern­ment Data (OGD). Une étape import­ante sera fran­chie en ce début d’année par la créa­tion de l’association opendata.ch.

Initié en juin 2012 par /ch/open (Swiss Open Sys­tems User Group ) et la Société Suisse d’Informatique (SI), le groupe de tra­vail opendata.ch s’est donné comme objec­tif de pro­mou­voir l’ouverture des don­nées publi­ques en Suisse. Pour ce faire, il a lancé en juin 2011 aux Archi­ves Fédé­ra­les de Berne la pre­mière con­fé­rence annu­elle sur l’Open Govern­ment Data en Suisse ainsi que 3 mois plus tard le pre­mier cam­pus (hacka­thon) make.opendata.ch. Une autre part import­ante de son tra­vail con­siste à mettre à dis­po­si­tion ses com­pé­ten­ces et offrir une aide directe au Groupe Par­le­men­taire pour une Infor­ma­ti­que Dura­ble dans les diver­ses actions poli­ti­ques (pos­tu­lats et moti­ons) lan­cées au niveau fédé­ral visant à une plus grande ouver­ture des don­nées publi­ques. Par­al­lè­le­ment à ce tra­vail, par le biais du site inter­net opendata.ch et d’une liste de dif­fu­sion, le groupe de tra­vail opendata.ch a pour objec­tif d’informer et de fédé­rer la com­mu­n­auté sur les diver­ses activi­tés liées à l’Opendata en Suisse.

Créa­tion de l’association Opendata.ch

Avec la mon­tée en puis­sance du mou­ve­ment, l’organisation infor­melle du groupe de tra­vail ne suf­fit plus. Par con­sé­quent, dans un souci de con­ti­nuité, afin d’offrir vers l’exterieur une entité claire où les rôles, les respons­a­bi­li­tés, les tâches et leur finan­ce­ment sont défi­nis de manière trans­pa­rente, le groupe de tra­vail a décidé de fon­der l’association “opendata.ch”, dont la nais­sance sera officialisée:


le jeudi, 19 jan­vier 2012 de 17h15 à 19h00
à la Haute école spé­cia­lisée ber­noise, Hal­ler­strasse 10, Berne
(voir plan de situa­tion)

L’ordre du jour sera le suivant:

  • Mes­sage de bienvenue
  • Pré­sen­ta­tion et adop­tion des statuts
  • Mon­t­ants des coti­sa­ti­ons pour 2012 et 2013
  • Élec­tion du comité. Les mem­bres sui­vant du groupe de tra­vail opendata.ch se port­ent can­di­dats: Andreas Ams­ler, Han­nes Gas­sert, André Gol­liez, Chris­tian Laux, Antoine Logean, Gior­gio Pau­letto, Barnaby Skin­ner, Mat­thias Stürmer
  • Bud­get 2012
  • Infor­ma­ti­ons sur les activi­tés et événe­ments pré­vus en 2012
  • Divers

Etude Open Govern­ment Data en Suisse

Préalable­ment à la céré­mo­nie de fon­da­tion, se dérou­lera de 17h15 à 18h15 une séance d’information sur l’Etude Open Govern­ment Data en Suisse, étude réa­lisée par la Haute école spé­cia­lisée ber­noise en col­la­bo­ra­tion avec la société ito­pia ag (Zürich) et divers autres par­ten­ai­res. Cet tra­vail de recher­che financé par la fon­da­tion Gebert Rüf a débuté au mois de Novem­bre 2011 et se ter­mi­nera en juin 2012.

Inscri­vez vous dès main­ten­ant par cour­rier élec­tro­ni­que (info@opendata.ch) à la céré­mo­nie de fon­da­tion et n’hésitez pas a nous deman­der plus d’information sur l’Etude Open Govern­ment Data en Suisse.

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