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L’Internet des objets – Présentations de la 23ème Journée de rencontre de l’OT

L’Internet des objets

L’évolution de la technologie nous ouvre de nouvelles possibilités. Les projections de Gartner prévoient plus de 25 milliards d’objets connectés mondialement en 2020. Et cela en excluant les téléphones, tablettes et ordinateurs qui représenteront eux encore environ 1.3 milliards d’unités.

Nos relations avec les objets, les autres individus et la société dans son ensemble changent profondément. Pensons au rapport que nous entretenons avec un petit objet qui a déjà eu un large impact: notre téléphone portable. Sa véritable révolution en tant que smartphone n’est apparue qu’il y a finalement peu de temps environ 6-7 ans. Et nous n’en utilisons certainement qu’une petite partie puisqu’il est fourni de beaucoup de différents capteurs. Et aujourd’hui d’autres objets se connectent en permanence à Internet et ont déjà commencé à changer le monde que nous connaissons.

La 23e Journée de Rencontre de l’OT nous a permis d’effectuer un tour d’horizon sur le thème de l’Internet des Objets. Avec nos orateurs, nous avons pu ensemble jouer le rôle d’éclaireurs, pour stimuler les idées à l’avant-garde. A travers les présentations stimulantes que vous retrouverez ci-dessous, nous avons voulu ouvrir le champ des possibles et mieux voir comment appréhender sous différents angles cette transformation que le monde numérique nous apporte.

Nous avons eu la chance d’avoir des spécialistes du sujet couvrant une palette large et variée, offrant une approche multiple sur le sujet avec les lentilles de la prospective, du design, de la santé, de la technologie, bien sûr, mais aussi des aspects sécuritaires, économiques et sociétaux.

Voici leurs présentations ainsi que l’enregistrement audio de leurs interventions, suivi d’une synthèse téléchargeable sur un fyler de deux pages.


 

Nicolas Nova
Nicolas Nova
Co fondateur de l’agence «Near Future Laboratory» et Professeur à la HEAD

Nicolas Nova s’intéresse aux questions d’usage et de prospective en lien avec les technologies numériques dans le domaine de l’urbain, des nouvelles interfaces et des cultures populaires (jeux vidéo, musique, art numérique). Il présente un tour d’horizon des objets connectés qui vont de l’ordinateur à des objets plus simples (le lapin Nabaztag) ou aujourd’hui ceux que l’on porte sur soi, dits “wearables”.

 

 

 


 

Christian Lovis
Christian Lovis
Médecin, Professeur aux HUG et chef du Service des Sciences d’Informations Médicales

Christian Lovis s’est spécialisé en Suisse et aux Etats-Unis en médecine interne et en médecine d’urgence, ainsi que sur les systèmes d’information médicaux. Il est président de la société suisse d’informatique médicale, expert pour la stratégie en matière de cybersanté. Sa présentation s’axe autour de ce qu’il qualifie aujourd’hui de “gadgets” mais qui demain deviendront des objets qui redéfiniront les relations avec le monde de la santé.

 

 


 

Didier Hélal
Didier Hélal
Développeur d’affaires chez OrbiWise, Docteur en électronique appliquée à la radar-météorolgie

Didier Hélal a précédemment occupé diverses fonctions chez ST-Microelectronics arrivant au titre de directeur du développement opérationnel. Il est titulaire d’un doctorat en électronique appliquée à la radar-météorologie, et auteur de plusieurs brevets et communications scientifiques. Il présente la startup où il travaille et les opportunités énormes et multiples offertes par les objets connectés de type “low power wide area network”.

 

 

 

 


 

Bernard Benhamou
Bernard Benhamou
Maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris, Enseignant à l’Université Panthéon Sorbonne sur la gouvernance de l’Internet

Bernard Benhamou est aussi ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet et conseiller de la délégation française au sommet des Nations Unies sur la société de l’Information. Il brosse un tableau sur les enjeux de la gouvernance des objets connectés sur Internet en donnant des perspectives sur les rôles essentiels que ceux-ci vont jouer dans nos sociétés ainsi que les nouveaux cadres que les institutions, les gouvernements et les industries devront inventer dans un futur proche.

 

 

 

 

 


 

 

Retrouvez un résumé de l’événement dans le flyer ci-dessous qui redonne le cadrage, présente les intervenants et synthétise brièvement leur intervention.

Résumé 23ème Journée de Rencontre de l’OT (pdf)

L’Internet des objets – 23ème Journée de Rencontre de l’OT

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Vendredi 10 octobre 2014, 14:00-17:30
hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève

Entrée libre et gratuite mais inscription obligatoire svp: je m’inscris
ou en envoyant un message avec le titre “23e Journée de Rencontre” à l’adresse email ot@etat.ge.ch


Allocution d’ouverture
M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat, Département de la sécurité et de l’économie DSE, Etat de Genève

Des objets sur internet
Prof. Nicolas Nova, HEAD Haute Ecole d’Art et de Design Genève et Near Future Laboratory, Genève, Los Angeles, San Francisco, Barcelone

Objets connectés en santé – la culture du réseau affronte l’establishment
Prof. Christian Lovis, HUG, Hôpitaux Universitaires de Genève

Internet des Objets – Une ubiquité au service de nos sociétés
Dr. Didier Hélal, Société Orbiwise, Genève

Les perspectives économiques, sociales et politiques de l’Internet des objets
Dr. Bernard Benhamou, Institut d’Etudes Politiques de Paris, Université Panthéon Sorbonne, Ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet et conseiller de la délégation française au sommet des Nations Unies sur la société de l’Information

Conclusion de la journée
Dr. Eric Favre, directeur général, Direction générale des systèmes d’information DGSI, DSE, Etat de Genève


Retrouvez maintenant un résumé et les présentations
 sur http://www.ot-lab.ch/?p=5554

Les objets privilégiés d’hier ont été nos ordinateurs, puis nos téléphones. Ce sont principalement eux qui étaient connectés à Internet. Mais on sait aujourd’hui connecter presque tous les objets: télévisions bien sûr, mais aussi voitures, montres, caméras, lunettes, ampoules, maisons, brosses à dents, et une multitude d’autres choses encore. Dans quelques années il faudra plutôt se demander ce qui n’est pas connecté. Demain, le monde sera encore bouleversé. Plusieurs signaux pointent vers une même direction: celle de l’Internet des objets. De larges pans de la société seront impactés. Ceci peut mener à l’amélioration de la sécurité, de la santé, de l’économie, de la mobilité, et bien d’autres domaines encore.

Mais les questions sur une vision trop utopique arrivent rapidement. Les pouvoirs publics, les entreprises privées et les individus se questionnent sur la mise en place de services facilitant d’une part l’émergence de nouveaux modèles économiques, et enclenchant d’autre part des ruptures. Cette nouvelle vague doit nous amener à une réflexion et à une prise de recul.

Si la technologie change à ce point nos repères, quels seront les impacts sociétaux et les changements radicaux à venir? Quels nouveaux écosystèmes cela va-t-il générer? Quels enjeux de sécurité devra-t-on intégrer pour éviter les écueils? Quels modèles économiques seront réinventés? Qu’est-ce que cela signifie pour le secteur public et quel doit être le rôle de ce dernier? Voici donc la thématique qui retiendra notre attention et que nos orateurs éclaireront sous différents angles au cours de notre Journée de Rencontre 2014 à laquelle nous nous réjouissons de vous rencontrer.

Date: 10 octobre 2014, 14:00-17:30 suivi d’un cocktail
Thème: Internet des objets
Lieu: hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève

Contact et organisation:
giorgio.pauletto@etat.ge.ch
patrick.genoud@etat.ge.ch
Observatoire technologique, DGSI, DSE, Etat de Genève

Présentations de la 22e Journée de rencontre

Transformation des organisations

Le monde évolue. Nous façonnons de nouvelles technologies et ces technologies nous façonnent à leur tour. Elles changent nos usages, nos modes de vie, les relations que nous entretenons entre nous, avec les organisations qui nous entourent et avec la société dans son ensemble. Cette journée de rencontre a permis de faire un tour d’horizon sur le thème de “La Transformation des Organisations”. Le secteur public vit aujourd’hui une réelle transformation dans un monde toujours plus complexe, interconnecté et aussi limité dans ses ressources. Nous avons observé sous plusieurs facettes cette transformation souvent déclenchée par les usages du numérique: comment mieux servir les citoyens et les entreprises de notre canton? comment le design et l’innovation peuvent aider le secteur public? comment transformer nos systèmes de façon durable?

La 22e Journée de Rencontre de l’OT nous a permis d’aborder ce thème. Au cours de l’événement, nous avons eu la chance d’avoir une magnifique palette riche et variée de présentations pour stimuler nos idées. Nous avons voulu à travers nos invités et leur histoires ouvrir le champ des possibles sans pour autant reproduire à l’identique les expériences nécessairement différentes d’un autre contexte. Nous tirons des enseignements des ces expériences de transformation: comprendre les désirs des gens, expérimenter ce qui est techniquement réalisable et en comprendre ce qui est économiquement viable.

 


Pierre Maudet

Pierre Maudet
Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité dont dépend la Direction Générale des Systèmes d’Information.

 

 

 

 

 


 

Thierry Courtine
Thierry Courtine
Directeur de cabinet du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique du gouvernement français.

Le SGMAP est placé sous l’autorité du Premier ministre, ce service est mis à disposition de la ministre chargée de la réforme de l’Etat français . Sa mission est d’appuyer la transformation de l’action publique (projet innovants), de favoriser un usage pertinent du numérique (systèmes d’information), de la rendre plus transparente (ouverture données publiques), d’être au cœur de l’action sur le terrain et d’associer les agents à ces démarches.


 

Frank Grozel
Frank Grozel
Coordinateur du programme de Facilitation du Commerce de la Division sur l’Investissement et les Entreprises à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement CNUCED, ONU, Genève.

La CNUCED a conçu un système de e-gouvernement pour aider les pays en voie de développement. Ce système facilite la création d’entreprises ainsi que leur relations avec le gouvernement en étant plus transparent, plus simple. Le système est déployé dans de nombreux pays en Amérique centrale, en Afrique et en Asie.

 

Frank Grozel – Unctad 10 principes de simplification des procedures administratives

Site eRegulations et vidéos


 

Stéphane Vincent
Stéphane Vincent
Délégué général de La 27e Région, laboratoire de transformation publique des régions de France

La 27e Région est plus qu’un Think-Tank c’est un Do-tank des politiques publiques. Elle cherche à innover avec le secteur public. Elle explore de nouvelles façons d’améliorer la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques à travers des programmes de recherche-action. La 27e Région utilise des méthodes issues des sciences humaines, du design de services, de l’innovation sociale et bien sûr du numérique. Elle a aussi un but pédagogique et aide chaque Région a créer son propre laboratoire de transformation en rendant autonomes les agents de la fonction publique. Elle fait partie d’un mouvement de fond d’initiatives similaires en Europe et dans le monde, comme le Mindlab (DK), le SILK (GB), le Public Policy Lab (USA), le Design Lab (FIN).

 


 

MC Casal et Sabine Dufaux
MC Casal Sabine Dufaux
Fondatrices de Relax In The Air, Sabine Dufaux, stratège et MC Casal, stratège de l’expérience utilisateur et designer.

L’agence est spécialisée dans la conception de stratégies numériques et l’intégration d’écosystèmes numériques (site web, applications, médias sociaux, etc.) dans les entreprises et institutions. Relax In The Air travaille également sur l’expérience utilisateur et l’expérience client afin d’apporter simplicité et clarté aux contraintes que rencontre une marque avec son usager ou consommateur.

Au travers de l’exemple des Musées d’art et d’histoire de Genève, Sabine et MC nous présentent l’intégration d’un écosystème numérique qui a impliqué des changements structurels, organisationnels et culturels, et comment ce processus de gestion du changement a été mis en place.

Transformation des organisations – 22ème Journée de Rencontre de l’OT

Transformation des organisations

22ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique,
Vendredi 1er février 2013, 14:00-18:00,
hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève.

Les administrations publiques vivent actuellement une grande révolution.

Sous l’effet de l’usage massif des nouvelles technologies de l’information et de la communication, toutes les procédures sont revues de fond en comble.

Les barrières historiques entre les différents services administratifs tombent, les données et les informations deviennent compatibles entre elles, les usagers (citoyens, entreprises, organisations de la société civile) participent à la création de nouvelles valeurs,  l’automatisation des transactions abaissent drastiquement les coûts, les partenariats public-privé offrent une nouvelle approche de répartition de rôles, la personnalisation des services rend l’administration ouverte à de nouvelles formes de collaboration, les réseaux sociaux deviennent un moteur de la participation augmentée entre institutions et citoyens, les données jusqu’alors réservées à l’usage exclusif des administrations sont mises à disposition des usagers pour de nouvelles applications en co-création.

Enfin, les usagers eux-mêmes sont devenus des agents du changement en dessinant de façon plus participative avec le secteur public des services innovants basés sur les politiques publiques et données des administrations, mais permettant d’avoir un impact plus fort et durable sur notre société.

Une évolution émerge au niveau des pays où le secteur public se transforme: on passe d’un paradigme d’administration électronique basée sur les transactions à une forme d’action transformationnelle qui nous emmène vers l’administration de demain.

  • Quels sont les défis et les opportunités qui s’ouvrent devant nous?
  • Quels sont les exemples existants et innovants pouvant inspirer nos actions?
  • Comment  appréhender ce contexte nouveau, complexe et mouvant dans un modèle encore souvent classique et hiérarchique?
  • Quels éléments concrets pouvons-nous mettre en commun ou différencier pour aller de l’avant?

Tels sont les enjeux qui seront  abordés à travers plusieurs intervenants dans cet évènement pour mieux cerner le cadre, faire connaître les expériences, développer les idées et inspirer les évolutions futures des organisations publiques.

Les intervenants suivants participeront à l’évènement:

  • Pierre Maudet, Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité nous fera l’honneur d’intervenir au cours cette journée.
  • Thierry Courtine, Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, Gouvernement français.
    Modernisation de l’action publique
    Le SGMAP est une structure interministérielle du gouvernement français dont la mission est la modernisation de l’action publique. Elle pilote, coordonne et suit l’avancée au quotidien des projets de modernisation des administrations. Elle coordonne les travaux d’amélioration de l’action des administrations au profit des usagers, favorise le développement de l’administration numérique et anime les travaux de modernisation et d’évaluation des politiques publiques.
  • Frank Grozel, Programme de Facilitation du Commerce, CNUCED, ONU, Genève.
    Le gouvernement électronique est-il une solution pour des administrations faiblement institutionnalisées et des populations peu alphabétisées: l’expérience de la CNUCED dans les pays en développement
    Le programme de facilitation des affaires de la CNUCED a travaillé au cours des 10 dernières années avec une vingtaine de gouvernements de pays en développement en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, pour moderniser des procédures administratives tellement méconnues, complexes et fluctuantes que l’immense majorité de la population vit et travaille dans l’informalité. Paradoxalement, l’informatisation pourrait être la voie la plus efficace pour faire évoluer les administrations, traditionnellement fractionnées et auto-centrées, vers un service public unifié et centré sur l’usager.
  • Stéphane Vincent, La 27ème Région
    Organiser le “piratage bienveillant” des politiques publiques
    Depuis 2008, la 27e Région conçoit et met en œuvre des programmes de recherche-action visant à explorer des façons différentes d’innover dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques. Ces méthodes s’inspirent du design (design de services, design social), de la sociologie de terrain (ethnologie, observation participante), de l’open source (documentation, “piratage bienveillant”) et de l’innovation sociale. Stéphane Vincent, co-fondateur et délégué général de la 27e Région, reviendra sur les principales étapes de cette démarche expérimentale, et évoquera les derniers enseignements tirés, à partir de plusieurs dizaines d’expériences conduites depuis 4 ans.
  • MC Casal et Sabine Dufaux, Agence Relax In The Air
    Secteur public et numérique : le défi de la gestion du changement
    L’intégration des technologies numériques et de l’engagement social donnent l’opportunité aux institutions publiques de mieux servir et interagir avec leurs usagers. La mise en place de cet écosystème digital implique cependant des changements structurels, organisationnels et culturels. Au travers de l’exemple des Musées d’art et d’histoire de Genève, Relax In The Air montrera comment ce processus de gestion du changement centré sur l’utilisateur (publics et équipes des musées) a été mis en place.

L’entrée à cette Journée de rencontre est libre et gratuite mais pour en faciliter l’organisation, nous vous remercions de vous y inscrire en nous faisant parvenir un email à l’adresse ot@etat.ge.ch.

Présentations et résumé de la 21è Journée de rencontre

Les nouveaux modèles

Les technologies de l’information et de la communication se retrouvent au cœur d’un nombre croissant des activités qui régissent l’évolution de notre société, tant au niveau des individus que des organisations. La rupture à laquelle elles nous confrontent est avant tout liée aux usages induits par les réseaux sociaux et par des technologies numériques ubiquitaires qui nous renvoient à un monde en perpétuelle évolution où les approches traditionnelles ont dû céder la place à de nouveaux modèles mieux à même de prendre en compte cette réalité.

Ce sont de ces nouveaux modèles dont on a parlé le 25 novembre 2011 lors de la 21è Journée de rencontre organisée par l’Observatoire technologique : nouveaux modèles économiques ou d’innovation, nouveaux modes de gestion et d’organisation, nouvelles manières de gouverner et de réguler.

Entre concepts généraux, démarches personnelles et exemples concrets, cette Journée de rencontre a illustré quelques unes des nombreuses formes que peuvent prendre ces nouveaux modèles.

Certaines des conditions qui ont favorisé leur émergence ont également été abordées : passage à une économie de l’abondance, influence des réseaux sociaux dans les processus de collaboration et de co-création ou plus directement prise de conscience des limites rencontrées par les modèles traditionnels.

Au final, les orateurs ont adressé un message unanime  aux 300 personnes présentes: si elles désirent répondre aux défis qui les attendent, les organisations, qu’elles soient publiques ou privées, devront s’inspirer de ces modèles qui sont souvent en rupture avec le courant dominant. Elles risquent sinon de connaître des difficultés grandissantes, à l’image des industries du cinéma ou de la musique qui n’ont pas su se réinventer dans ce nouveau paradigme.

Il s’agira alors pour elles d’en prendre la mesure et de repenser certains des modèles existants, voire d’en imaginer de nouveaux. Mais au-delà, il y aura également de nouvelles postures à adopter.

Cette 21è Journée de rencontre a permis de découvrir des facettes parfois inattendues du changement de paradigme induit par Internet. Mais au-delà des nouveaux modèles évoqués par les orateurs, ce sont surtout leurs messages convergents que nous retiendrons. Tous ont  témoigné de la nécessité de  sortir de notre cadre de pensée habituel pour mieux profiter de la richesse des réseaux et de l’intelligence collective. C’est cette richesse encore largement sous-estimée qui nous permettra de répondre aux défis complexes qui attendent notre société.


Robert Monin

Robert Monin est Secrétaire général du Département des construction et des technologies de l’information de la République et canton de Genève. Il nous faisait l’honneur pour la quatrième année consécutive d’introduire notre Journée de rencontre.

Lorsqu’il évoque les nouveaux modèles, Robert Monin insiste tout d’abord sur le besoin et l’obligation de transparence des institutions publiques qui sont devenus, selon lui, une nécessité. Mais dans le même temps la confidentialité des données doit être prise en compte correctement.

Ces deux aspects s’inscrivent dans les demandes exprimées par les citoyens pour un accès en tout temps et en tout lieu aux données gérées par notre administration. C’est une réalité à laquelle nous devrons savoir mieux répondre à l’avenir : «Nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter à cette nouvelle donne liée au numérique».

Enfin, Robert Monin note que les modèles d’organisation hiérarchiques montrent leurs limites. Nous devons aujourd’hui savoir mieux fonctionner en réseau ou par projets. Mais il faudra pour cela changer notre culture d’entreprise, ce qui constituera un défi quotidien.


Jean-Marie Leclerc

Jean-Marie Leclerc est directeur général des systèmes d’information du canton de Genève. Depuis son arrivée à Genève en 2001, il a constamment défendu la nécessité d’appréhender les technologies dans une perspective sociétale ainsi que celle de considérer l’information comme une ressource stratégique pour les administrations publiques.

En se penchant sur un parcours professionnel de plus de 40 ans, Jean-Marie Leclerc affirme que la seule véritable rupture qu’il constate n’est pour l’heure que technologique. Selon lui, les changements importants qui auraient dû naturellement y être associés, à savoir les ruptures organisationnelles et méthodologiques, n’ont pour pas réellement suivi.

Mais les réseaux sociaux sont les facteurs déterminants qui sont en train de changer la donne. Ils s’appuient sur des valeurs beaucoup plus proches de nos émotions, amènent de nouveaux modèles d’organisation de type ADN et nous incitent à envisager des méthodes qui sachent prendre en compte l’imprévisible.

Jean-Marie Leclerc termine en encourageant chacun à sortir du cadre afin de mieux saisir les potentiels en jachère offerts par ce changement de paradigme que nous sommes en train de vivre.



Serge Soudoplatoff

Serge Soudoplatoff est entrepreneur, enseignant, chercheur et conférencier sur les ruptures induites par Internet. Il a fondé récemment les start-ups commonbox, sooyoos, et familiagames. Il enseigne également à l’Hetic, une école jeune et prometteuse qui forme les élèves au monde de demain.

Serge Soudoplatoff nous fait redécouvrir le changement de paradigme amené par Internet avec des exemples imagés, toujours percutants et souvent teintés d’humour.

Faisant une analogie avec les modèles véhiculés par l’alphabet, il nous interpelle : « Vis-à-vis d’Internet, va-t-on savoir se comporter comme les grecs qui se sont fait violence pour baser leur alphabet sur des symboles abstraits et faire ainsi progresser l’humanité ? »

Pour Serge Soudoplatoff, Internet est l’outil de l’interaction et de la réflexivité qui permet comme nul autre de transformer une somme d’intelligences individuelles en intelligence collective. Mais le fait qu’Internet soit l’outil de la communauté se révèle souvent bien disruptif pour les organisations en mode hiérarchique. Et seules celles qui passeront par de profondes mutations internes s’inscriront dans le monde de demain.


Catherine Monfort

Catherine Monfort est experte dans la gestion des portefeuilles de brevets d’invention depuis plus de 20 ans. Elle est fondatrice et directrice d’une société spécialisée dans la gestion de la propriété intellectuelle.

Riche de  son expérience dans la gestion de la propriété intellectuelle, Catherine Monfort rappelle que les pratiques dans ce domaine et le modèle d’affaires qui en découle sont les mêmes depuis des décennies. Si ce modèle a bien intégré quelques nouvelles technologies, le paradigme qui sous-tend l’activité a pour sa part peu évolué.

Cette inertie dans l’état d’esprit et la prise de conscience de l’émergence d’un nouvel ordre sociétal fait obstacle à l’introduction de nouvelles solutions créatives mieux adaptées aux besoins.

Pour Catherine Monfort, un modèle performant doit savoir intégrer un accès aux informations en tout temps et en toute transparence, proposer des services pour simplifier la gestion des dossiers et faciliter le partage dans une démarche de co-création qui sait laisser libre cours à une dynamique innovante.


Jean-Michel Cornu

Jean-Michel Cornu est consultant international depuis 25 ans. Il est également directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et Chief Visionary Officer du projet Imagination for People. Il est spécialiste des sujets traitant de l’impact des technologies émergentes sur la société et sur l’intelligence collective.

Pour Jean-Michel Cornu, deux changements majeurs conditionnent l’émergence de nouveaux modèles en lien avec le monde d’Internet: le passage de la rareté à l’abondance et celui du prévisible à l’imprévisible.

Ces deux tendances fortes permettent d’aller au-delà de la ‘simple’ innovation technologique pour se diriger vers une innovation des services et in fine des usages.

Jean-Michel Cornu l’a illustré avec la plateforme Imagination for People, ce Wikipedia des idées au service de l’innovation sociale, qu’il a contribué à lancer cet été. Qu’il s’agisse de monnaies, d’architecture ou de musique, les exemples percutants proposés nous démontrent les potentialités de l’intelligence collective au service de l’innovation ouverte et nous rappellent qu’il faut savoir constamment sortir de notre cadre de pensée habituel et faire parfois confiance au hasard.


Cette 21è Journée de rencontre était la dixième, et dans le même temps la dernière, organisée par l’Observatoire technologique sous la direction de Jean-Marie Leclerc.

Dix conférences marquées de son empreinte et qui ont abordé des sujets variés, en prise directe avec les tendances émergentes du moment, ceci toujours avec le credo d’une approche sociétale des technologies de l’information et de la communication.
Jean-Marie Leclerc a su très tôt comprendre et nous faire partager l’importance des enjeux liés au changement de paradigme amené par le numérique, pour la société en général et pour les administrations publiques en particulier. L’approche holistique privilégiée nous permet d’envisager les opportunités offertes avec la certitude de ne pas passer à côté de l’essentiel.

Une page se tourne pour l’Observatoire technologique, mais il en reste encore de passionnantes à écrire en s’inspirant de celles que nous venons de rédiger avec Jean-Marie Leclerc.


21è Journée de rencontre de l’OT

L’Observatoire technologique organisera sa traditionnelle conférence de fin d’année le vendredi 25 novembre sur le thème des ‘nouveaux modèles‘. Les intervenants illustreront à travers des exemples concrets l’impact que les technologies de l’information et de la communication ont eu ces dernières années sur les modèles qui régissent la vie de nos organisation: modèles économiques, modèles d’organisation ou de management pour ne citer qu’eux!

Les orateurs suivants participeront à cette conférence :

  • Catherine Monfort, expert dans le domaine de la gestion de la propriété intellectuelle ;
  • Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération ;
  • Jean-Marie Leclerc, directeur général des systèmes d’information du canton de Genève ;
  • Serge Soudoplatoff, entrepreneur, enseignant, chercheur et conférencier.

La conférence sera introduite par M. Robert Monin, Secrétaire Général du Département des Constructions et des Technologies de l’Information de la République et Canton de Genève.

Le programme ainsi que les détails de cette 21ème Journée de rencontre sont disponibles sur le site de l’événement.

Si vous désirez y participer, nous vous remercions de vous inscrire sur le site Amiando.

Vous pouvez également vous inscrire directement par e-mail ou par téléphone auprès de Marie-Hélène Moutinho (+41 22 388 00 28).

Présentations et résumé de la Journée de rencontre 2010

La confiance à l’ère du numérique

20ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique

Plus de 250 personnes ont assisté à cette manifestation et ont pu prendre la mesure des enjeux liés à la confiance à l’ère du numérique.

Si la confiance joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre société, elle reste cependant un concept difficile à appréhender en raison de la complexité et de la pluralité des situations dans lesquelles elle s’exprime. Et alors même que cette notion nous échappe dès qu’on cherche à la cerner et à la caractériser dans le réel, le monde numérique semble vouloir en redéfinir les règles ou du moins en privilégier certaines au détriment des autres. Comment préserver ce véritable « repère public » dans le nouveau paradigme de la société de l’information et de la connaissance? Cette 20ème Journée de rencontre a confronté plusieurs regards croisés pour apporter des éléments de réponse à la question.


Robert Monin

La judiciarisation croissante de notre société reflète probablement un état de méfiance des citoyens à l’égard des leurs institutions. S’écarter de la sclérose qui les guette, promouvoir un vrai « vivre ensemble » nécessitera de renforcer le lien social dont la confiance constitue l’un des piliers. Cet enrichissement concret dans nos manières d’interagir avec les autres induit par les nouvelles technologies nous obligera à être d’autant plus imaginatifs sur ce terrain.

Dans ce monde (numérique) en perpétuel changement, Genève peut heureusement s’appuyer sur les hommes et des outils qui facilitent son adaptation à ce nouveau paradigme et l’aident à gagner la confiance des citoyens par rapport à ces nouveaux usages. Inspirer ou restaurer la confiance passera par une voie qui reste encore à définir, sachant que le statut d’autorité de l’administration et les dispositifs sécuritaires sophistiqués n’y suffiront pas.


Olivier Glassey

Si la sociologie inscrit la confiance dans le temps et en admet l’incomplétude, elle nous enseigne surtout qu’elle a une fonction: nous simplifier la vie et apporter des solutions qui nous permettent de gérer la complexité. A la fois jugement, appel à la coopération comme à la réciprocité, sa manifestation obéit en règle générale à une architecture où contexte et réputation font écho aux émotions.

La confiance numérique a beau devoir s’appliquer sur des objets originaux, ses mécanismes s’apparentent à ce qui se fait dans le monde réel. Les indicateurs de confiance sont stabilisés dans la vie de tous les jours alors qu’ils sont encore en voie de formation dans l’univers numérique. La logique des transactions qui fait suite à des avis favorables ou non échappe ainsi à toute linéarité. Comme notre capacité à interpréter ces indicateurs s’affine en parallèle, la confiance numérique reste très largement un apprentissage à faire.


Renaud Francou

Sur Internet comme dans la langue anglaise, la confiance a deux visages: la confiance (trust) contextuelle, risquée, pari sur le comportement et les compétences de l’autre en situation d’incertitude et qui inclut un risque irréductible; et l’assurance (confidence) destinée à élargir la confiance en réduisant l’incertitude, voire à couvrir le risque.

L’agenda actuel de la confiance étant majoritairement tourné vers la sécurité, ces deux composantes sont sous tension. Les pratiques de confiance inattendues symbolisées par l’émergence des réseaux sociaux, des forums de patients ou du peer-to-peer font contrepoids aux démarches traditionnelles saturées d’orientations sécuritaires.

Nos travaux révèlent des pistes d’innovation génératrices de confiance avec quatre défis à relever: développer les dispositifs de confiance manquants, mieux cerner les potentialités de la confiance peer-to-peer, outiller les individus pour qu’ils accordent leur confiance à bon escient et envisager la confiance relationnelle comme un facteur différenciant.


Isabelle Dubois et Anne-Catherine Salberg

Avec la mise en application de loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données (LIPAD), l’administration vit un changement de paradigme qui prône l’avènement de la culture de la transparence. A Genève deux cents institutions sont soumises à cette loi dont nous devons veiller à l’application.

Autorité indépendante, sans pouvoir de contrainte, notre bureau formule des recommandations dans le cadre de projets qu’on nous soumet sur une base volontaire. Dans notre pratique, nous avons opté pour un outil baptisé « agrément » que nous délivrons suite à des concertations interdisciplinaires. Celles-ci ont au coeur de nos récentes expériences avec la ville de Genève ou l’aéroport. Selon nous la confiance ne peut s’installer que dans le strict respect des règles établies et des médiations entre toutes les parties prenantes d’un projet.


Jean-Henry Morin

Même si l’on parle de « trusted computing », l’instauration de la confiance ne se vérifie pas sur le terrain. Au contraire, les exemples pris dans le secteur des organisations ou du divertissement (dé)montrent que la non-confiance règne.

Le fait que 53% des salariés contournent les dispositifs de sécurité pour simplement pouvoir effectuer leur travail répond aux autres hérésies que sont la présomption de culpabilité et la criminalisation des gens ordinaires. Il faut arrêter de promouvoir ce type de sécurité paranoïaque.

« Not to trust » n’est pas la solution. Ma proposition vise à introduire des autorisations adaptées. En échange d’une information qui l’identifie, une personne obtient un droit temporaire surveillé, applicable dans la sphère privée ou au travail. Cette confiance éclairée mais pas aveugle a comme avantage de postuler notre responsabilité, et par conséquent de nous investir. Si vous ne devez retenir qu’une chose, ce sera celle-là.


Jean-Marie Leclerc

Il faut veiller à ne pas placer le centre de gravité de la confiance numérique au mauvais endroit: la confiance, qu’elle soit numérique ou non, est une affaire de responsabilité individuelle que le secteur public doit savoir prendre en compte.

Dans ce contexte la transparence joue un rôle essentiel. Notre administration doit la promouvoir en acceptant les contraintes qu’elle impose. Nous pouvons pour cela nous appuyer sur un cadre éthique tel que celui proposé au travers de la norme ISO 26’000.

Il faut aussi considérer les devoirs liés à la LIPAD comme une opportunité pour générer encore plus de confiance. Car ces cadres éthiques et juridiques cristallisent des réflexions largement partagées qui sont à la source de la confiance.

Dans cet esprit, la société de l’information et de la connaissance ne se construira pas sans concertation et sans débat public. L’expérience du eVoting à Genève est là pour l’illustrer!


Un grand succès pour notre Journée de rencontre 2010

Notre  Journée de rencontre 2010 a rencontré un succès réjouissant: la confiance à l’ère du numérique a en effet retenu l’attention de près de 250 personnes. Après l’introduction de notre secrétaire général Robert Monin qui a souligné l’importance du rôle de l’OT dans l’évolution des systèmes d’information de l’administration genevoise, les cinq orateurs de l’après-midi nous ont brossé un tableau varié et parfois provocateur de ce sujet passionnant.

Vous pouvez déjà retrouver les présentations de cette journée ici.

Le résumé et les vidéos de cette conférence dans un prochain billet!

Ils en ont parlé le 19 novembre:

Le 12h-13h (avec Patrick Genoud)

Le 12h30 (avec Olivier Glassey)

Journée de rencontre du 19 novembre 2010 – La confiance à l’ère du numérique

Cette 20è Journée de rencontre aura lieu à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia, 4 rue de la Prairie, 1202 Genève) Aula G. Charpak


L’accès à cette conférence est libre et gratuit, mais dans le but d’en faciliter l’organisation, nous remercions les personnes qui ne se sont pas déjà inscrites via le système de messagerie interne de l’Etat de Genève de bien vouloir s’inscrire via le service en ligne Amiando.

amiando

Vous pouvez bien entendu vous inscrire directement par e-mail ou par téléphone auprès de Marie-Hélène Moutinho (+41 22 388 00 28).


La confiance à l’ère du numérique


La confiance se situe au cœur de nos relations avec autrui, que ce soit à titre personnel ou professionnel. Dès qu’il existe une incertitude liée à l’échange, la confiance devient le pré-requis indispensable qui rend possible l’engagement réciproque et le maintien de relations sociales durables.

Mais si elle joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre société, la confiance reste toujours un concept difficile à appréhender en raison de la complexité et de la pluralité des situations dans lesquelles elle s’exprime. Et alors même que cette notion nous échappe dès qu’on cherche à la cerner et à la caractériser dans le réel, le monde numérique semble vouloir en redéfinir les règles ou du moins en privilégier certaines au détriment des autres. Or la confiance constitue un véritable « repère public » que nous devrons savoir préserver dans le nouveau paradigme de la société de l’information et de la connaissance.

Quelles sont les pistes pour y parvenir ? En quoi et en qui a-t-on confiance dans le monde numérique ? Doit-on y inventer de nouveaux modèles ? Ou faut-il plus simplement mieux comprendre ce qui se passe dans le monde réel pour le réappliquer dans le virtuel ?

Cette 20ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique confrontera plusieurs regards croisés sur le sujet et tentera d’apporter des réponses à ces questions.


Programme

14h00 – Message de bienvenue de l’Observatoire technologique

14h05 – Introduction de la journée, Robert Monin, secrétaire général du DCTI, Etat de Genève

14h15 – « Communautés de confiance et médiations techniques : la construction pragmatique des réciprocités robustes » , Olivier Glassey

14h50 – « Nouvelles approches de la confiance numérique : vers un désir de confiance ? », Renaud Francou

15h30 – Pause

16h00 – « L’agrément, un outil digne de confiance », Isabelle Dubois et Anne-Catherine Salberg

16h35 – « “To trust or not to trust”, telle est la question. Et si nous renversions quelques hypothèses ? », Jean-Henry Morin

17h10 – Conclusions et perspectives, Jean-Marie Leclerc, directeur général du CTI, Etat de Genève

17h30 – Cocktail

PDF - 106.9 ko
Le programme au format pdf (106 Ko)

Posez vos questions !

Posez sur Google moderator les questions qui vous interpellent à propos de la confiance à l’ère du numérique. Nous pourrons ainsi les relayer aux orateurs avant la conférence !

Naturellement il restera toujours la possibilité de questionner les orateurs directement après leur intervention !


Les intervenants de la Journée 2010


La confiance à l’ère du numérique

20ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique


Isabelle Dubois et Anne-Catherine Salberg sont les Préposées à la Protection des données et à la Transparence du canton de Genève. Leur philosophie est de favoriser une attitude proactive et de développer, avec les usagers et les institutions, la coopération et le dialogue.

Ce mode de faire leur a permis de développer de nouveaux outils propres à créer la confiance, non seulement entre les citoyennes et citoyens et les institutions, mais également au sein même de celles-ci. Leur approche promeut la collaboration interdisciplinaire, en particulier entre les juristes et les systèmes d’information.


Olivier Glassey est sociologue, responsable de l’unité de recherche « Etudes sociales des sciences et des techniques » au sein de l’Observatoire Science, Politique et Société de l’Université de Lausanne.

Il étudie depuis une dizaine d’années les conditions d’émergence des processus de collaboratifs de masse en ligne. Olivier Glassey s’intéresse plus particulièrement aux les modes de construction de la confiance et de la défiance dans les réseaux sociaux en ligne, la formation de la mémoire collective au sein des communautés virtuelles ou encore les formes de production des classifications ouvertes (folksonomies).


Renaud Francou est chef de projet à la Fondation internet nouvelle génération (FING), un Think Tank qui explore le potentiel transformateur des technologies quand il est placé entre des millions de mains.

Il a successivement conduit des missions d’animation des acteurs de la société de l’information, participé au programme « Villes 2.0 » et animé le programme « Identités actives » sur les nouvelles approches de l’identité numérique.

Depuis cette année, il anime un travail collectif rassemblant chercheurs, innovateurs, industriels et acteurs publics autour des « Nouvelles approches de la Confiance Numérique » avec la Fondation Télécom.


Jean-Henry Morin est professeur associé en ingénierie des services informationnels au département de systèmes d’information de l’université de Genève.

Ses recherches dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information portent notamment sur la gestion des droits et des politiques électroniques (Digital Rights Management, DRM), la gestion d’exceptions dans ces environnements, les facteurs d’adoptions de ces technologies ainsi que leurs enjeux sociétaux dans une économies globalisée de services dématérialisés.


Jean-Marie Leclerc directeur du Centre des technologies de l’information de l’Etat de Genève.