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Innover autrement – 25ème Journée de rencontre de l’OT

Journée de rencontre 2016

Innover autrement

25ème Journée de rencontre
de l’Observatoire technologique

Mardi 11 octobre 2016 – 14h00-17h30 – FER-Genève


Dans une société où le numérique prend une place toujours plus importante, c’est souvent la technologie qui est source d’innovation. Mais elle trouve aussi sa richesse dans des méthodes agiles et des expérimentations impliquant fortement les utilisateurs.

De nombreux dispositifs d’innovation intègrent cette nouvelle donne et savent en outre s’appuyer sur la richesse des compétences académiques et entrepreneuriales locales.

Ces dernières années de tels dispositifs sont devenus de puissants instruments permettant d’impliquer efficacement l’utilisateur à tous les stades du processus d’innovation, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité et la croissance des régions concernées.

L’Observatoire technologique de la Direction générale des systèmes d’information développe actuellement un tel laboratoire d’innovation orienté citoyens.

Il profitera de sa 25ème Journée de rencontre, organisée cette année en partenariat avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève pour en présenter les grandes lignes. Cette conférence sera également l’occasion d’éclairer un sujet qui concerne tout autant les habitants et les entrepreneurs de notre région que les membres du secteur public.

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Programme “Innover autrement”


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Pierre Maudet

Pierre Maudet

M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie nous fera l’honneur d’introduire cet événement.


Léthicia Rancurel

« De la big data aux services urbains de demain, comment se construit une Smartcity:
l’exemple du TUBA à Lyon »

Créé en 2014, le TUBA est porté par l’association à but non lucratif Lyon Urban Data. Le projet « Lyon Urban Data » réunit depuis 2011 des acteurs publics et privés qui ont la volonté de créer une dynamique autour de la thématique de la « ville intelligente ».

La conception et l’expérimentation des services s’inscrivent dans des démarches d’innovation centrées usager et s’appuient sur les principes de l’intelligence collective, du design et des sciences sociales. Les parties prenantes sont ainsi intégrées dès les premières phases du processus d’innovation et jusqu’à l’expérimentation du service afin que celui-ci réponde au mieux aux besoins des utilisateurs finaux.

Léthicia Rancurel est directrice de l’Association Lyon Urban Data, depuis 2013 et du TUBÀ (Tube à expérimentations urbaines), lieu d’innovation et d’expérimentation regroupant un consortium de partenaires publics et privés.


Nathalie Nyffeler et Laurent Soldini

« Senior Living Lab, nos aînés au coeur de l’innovation »

Le vieillissement de la population est un enjeu phare pour nos sociétés occidentales. Les défis y associés nécessitent des propositions innovantes et interdisciplinaires. Lancé en mars 2015 et soutenu par la Fondation Gebert Rüf Stiftung, le Senior Living Lab est le premier Living Lab de Suisse romande qui ambitionne de trouver des solutions pour contribuer au bien vieillir en favorisant les projets de co-création avec et pour les seniors.

Nathalie Nyffeler est professeure HES à la HEIG-VD et responsable de la filière Master HES-SO Innokick (Integrated Innovation for Product Development). Laurent Soldini est designer industriel et de produits, ainsi que chef de projet Ra&D à l’ECAL et indépendant.


Joëlle Mastelic

Joëlle Mastelic

« L’Energy Living Lab : un écosystème d’innovation au service de la transition énergétique » 

Un Living Lab est un laboratoire vivant, une plateforme physique et virtuel d’échange, à l’échelle d’une région, et dans lequel les usagers participent au développement de produits et services innovants (co-création). L’Energy Living Lab, projet pilote de la HES-SO, a rassemblé les institutions publiques, les entreprises et les usagers afin d’imaginer et de co-développer de nouvelles solutions énergétiques viables.

Joëlle Mastelic est professeure HES au sein de l’Institut Entrepreneuriat et Management. Elle enseigne notamment le marketing et l’innovation au niveau bachelor et master.


Stéphane Vincent

Stéphane Vincent

« Superpublic, premier tiers-lieu consacré à l’innovation numérique »

Il nous faut réinventer la façon de concevoir et mettre en oeuvre des politiques publiques. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’espaces neutres et pluridisciplinaires, des zones franches dans lesquelles il est possible -et encouragé- de sortir des idées préconçues ; des lieux ressources, ouverts et fonctionnels, capables de faire converger les meilleures compétences en matière d’innovation publique. C’est la vocation de Superpublic, au coeur de Paris dans le 11e arrondissement.

D’une surface de 300 m2, Superpublic est équipé pour la conduite d’ateliers de conception créative, le prototypage de projets innovants, l’organisation de rencontres et de formations spécialisées, la mise en commun de ressources et d’espaces de travail dans un esprit de co-working. Initié à l’origine par l’association la 27e Région et ses partenaires (Etat, collectivités locales, etc), Superpublic est actuellement l’objet de nouveaux développement en France (Ville de Paris) et aux Etats-Unis (Ville de San Francisco).   

Stéphane Vincent est délégué général de la 27ème Région, laboratoire de transformation publique des régions de France     


Vincent PignonChristopher Larraz

Vincent Pignon et Christopher Larraz

« Création du “Genève Lab”, dispositif d’innovation au service des porteurs de projets impactants de l’Etat de Genève »

“Innover autrement”, c’est l’objectif poursuivi par le Genève Lab. 

“Innover autrement” c’est avant tout apporter une petite révolution au sein de l’administration. Nous devons penser “avec” la société civile plutôt que de réfléchir “pour” les usagers. Genève Lab nous permet de sortir des murs, en allant à la rencontre du monde académique, des PME et des citoyens de notre canton.

“Innover autrement”, c’est également prendre des risques, en expérimentant de nouvelles pistes, quitte à se tromper. Mais mieux vaut se tromper en amont des projets plutôt que d’imposer des solutions qui n’ont pas été éprouvées au préalable.

“Innover autrement”, c’est enfin apporter un soutien aux porteurs de projets innovants de notre administration. Car nombreux sont ceux qui ont saisi les opportunités liées au numérique et qui ont la volonté de confronter leurs idées avec les usagers dans une approche d’ouverture sur le territoire genevois. 

Vincent Pignon et Christopher Larraz sont membres de l’Observatoire technologique de la DGSI 


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Contact et organisation:

patrick.genoud@etat.ge.ch
christopher.larraz@etat.ge.ch
vincent.pignon@etat.ge.ch
FER-Genève

 

Un beau succès pour le GovJam genevois !

 

Think Services

Photo Lotfi Maimouni

Photo Lotfi Maimouni

Réunissez durant 48 heures plusieurs dizaines de personnes ouvertes, curieuses et motivées; proposez-leur un thème original; ajoutez quelques méthodes et outils de design de services et de co-création; secouez le tout dans un cadre exceptionnel et vous avez tous les ingrédients pour réussir un très beau GovJam 2015.

A Genève, avec l’appui de la Chancellerie d’Etat et du Département de la sécurité et de l’économie et sous l’impulsion de l’association Think Services, c’est dans la cour de l’Hôtel de Ville que l’instance genevoise du GovJam 2015 avait pris ses quartiers du 9 au 11 juin dernier.

Geneva GovJam 2015

Le terme GovJam (contraction de government et jam) est emprunté aux jam-sessions, ces séances musicales improvisées auxquelles s’associent différents musiciens de provenance diverses. Dans le GovJam les musiciens sont remplacés par les participants (citoyens, agents du service public, étudiants, etc.) et les notes de musique par les futurs services de l’administration.

Les GovJams sont des événements à l’audience planétaire qui ont pour vocation d’illustrer et d’expérimenter de nouvelles manières de concevoir des solutions aux problèmes d’aujourd’hui et de demain. Co-création, prototypage et concrétisation des idées sont les maîtres mots de ces “sprints de l’innovation dans le secteur public”.

De petites équipes imaginent et réalisent ainsi des prototypes de solutions innovantes répondant aux défis du secteur public et s’inscrivant dans le thème dévoilé au début de l’événement. Tous les résultats sont partagés sur le site du GovJam et constituent une source d’inspiration extraordinaire (allez y découvrir la diversité des nombreux projets imaginés cette année par la trentaine d’équipes inscrites !).

Mais au-delà des solutions concrètes (services, suggestions, manifestes, etc…) imaginées par les participants, ces GovJams constituent une opportunité de cultiver des relations hors de son cadre de travail habituel, de tester des méthodes et des outils d’innovation, d’échanger des idées nouvelles et surtout de FAIRE des choses ensemble. On sort ainsi parfois de sa zone de confort, mais toujours dans le plaisir et la bonne humeur. Ici pas de concours, pas de prix; seulement la satisfaction d’avoir réalisé ensemble l’ébauche (ou plus) d’un projet innovant et d’avoir enrichi les réflexions de la communauté internationale des participants.

Grâce à l’appui enthousiaste de Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa, l’édition genevoise 2015 avait le privilège de réunir les participants dans le cadre symbolique de la cour de l’Hôtel de Ville. Un endroit parcouru par de nombreux membres de l’administration genevoise, par les politiciens et politiciennes qui y siègent et surtout un lieu ouvert sur la cité, sur sa population et sur les touristes qui la visitent.

  • GVA GovJam 2015
    GVA GovJam 2015
    Photos Lotfi Maimouni

Au total ce sont près de 80 personnes qui ont participé activement à ce GovJam, la majorité d’entre elles s’étant inscrite pour la demi-journée initiale d’idéation. Beaucoup de membres de la société civile dans cette première phase et une majorité de collaborateurs de l’administration durant les autres phases consacrées à la réalisation des solutions.

Mardi à 15 heures les participants découvraient la vidéo de présentation du GovJam 2015 que ponctuait la découverte du thème de cette année. Et là surprise ! Le thème proposé par les organisateurs n’est pas un mot ou une phrase, mais une image assez ambiguë qui va servir de point de départ à la réflexion. Certains comme Anja Wyden y ont d’emblée vu une serrure; d’autres comme le Conseiller d’Etat Mauro Poggia, une personne enfermée dans son isolement. Certains enfin y ont retrouvé l’univers oppressant et monochrome d’une bureaucratie qui a grandement besoin de créativité et de couleurs…

Le thème du GovJam 2015

Voilà donc tout le monde embarqué dans une séance de brainstorming à l’issue de laquelle l’ensemble des idées prometteuses, disruptives et visionnaires ont été soumises au vote des participants qui ont décidé de concrétiser deux d’entre elles. La première a débouché sur le projet «Citoyen+» et la seconde sur le projet «Couleurs» présentés ci-dessous.


Citoyen+

Citoyen +

Dans une logique d’autonomisation des individus, l’objectif du projet Citoyen+ est de fournir une interface entre citoyens, administrations, entreprises et société civile qui permette une contribution améliorée des uns et des autres à la vie de notre région. Son ambition est de créer une boîte à idées et un forum pour que les Genevois puissent suggérer des améliorations sur les politiques publiques de l’Etat.

Le site Web du projet est un prototype appelé à évoluer et être approprié par les services de l’Etat et/ou les citoyens.

Citoyen+ propose des alternatives simples pour permettre au citoyen de contribuer à la vie de la région en se basant sur des outils existants. Les participants à ce projet ont décliné le mot «contribuer» selon 5 verbes d’action déclinés en lignes directrices et en propositions de solutions simples à mettre en œuvre :

  1. Informer, en communicant une information utile
  2. Agir, en s’investissant pour le bien commun
  3. Proposer, en suggérant des améliorations
  4. Débattre, en donnant son avis
  5. Financer, en investissant dans des projets qui nous tiennent à cœur
  6. Echanger, en partageant ses expériences

Le projet Citoyen+ a particulièrement enthousiasmé le président du Grand Conseil Antoine Barde. «Il manque parfois un lien entre le politique et le citoyen», a-t-il déclaré en guise de conclusion du GovJam. «Cette plateforme permettra peut-être de l’améliorer»


Couleurs

Couleurs

Le projet Couleurs est parti du constat que la relation entre l’usager et l’administration était souvent trop terne. Comment donc amener de la couleur dans cette relation, notamment au guichet ? Comment également partager des bonnes pratiques et recueillir les expériences des usagers aux guichets de l’administration afin d’améliorer les espaces d’accueil ?

Couleurs a pour objectif de fournir aux services de l’administration genevoise une plateforme permettant de partager des méthodes, des outils et des bonnes pratiques. Cette plateforme a vocation à être ouverte sur les autres organisations du secteur public en particulier et sur la société civile en général.

Couleurs permet de collecter les éléments pertinents pour la création d’un guichet physique et son espace d’accueil ainsi que de l’expérience usager qui y est associée. L’idée est de partager et d’enrichir ces éléments avec l’aide de la communauté en s’appuyant sur les réalisations existantes et sur les retours des usagers.

Couleurs se veut non contraignante et invite à une participation volontaire de la communauté.

Couleurs est une initiative qui permet de mieux servir les habitants de notre région.


Cliquer pour accéder au viewer

Cliquer pour accéder au viewer

Superbe image panoramique de la cour de l’Hôtel de Ville réalisée par l’équipe de Foxel

Ces deux projets n’ont pas forcément vocation à être repris par l’administration genevoise. Il faudrait pour cela trouver des services ou des offices à même de les porter et de les pérenniser, ce qui ne va pas de soi. Mais ce n’est pas le plus important. Citoyen+ et Couleurs constituent avant tout des pistes de réflexion qui peuvent arriver à maturité aujourd’hui, demain, ou peut-être jamais. Ces ébauches, et surtout la dynamique des GovJams, sont des graines que l’on sème et qui doivent servir de source d’inspiration aux participants du GovJam et à d’autres.

Car ce qui est intéressant dans ce cas c’est d’expérimenter des nouveaux modes de travail et de voir ce qu’ils apportent dans une logique de «build to think» («faire pour réfléchir»). Les participants ont d’ailleurs dans leur grande majorité été enthousiasmés par ce travail en co-création souvent nouveau pour eux. Ils ont pu tester la valeur ajoutée de démarches, de méthodes et d’outils innovants qui peuvent nous aider à imaginer les services publics de demain, créés pour et avec les citoyens. Certains ont apprécié cette occasion trop rare de décloisonner l’administration et de l’ouvrir sur la cité en proposant un lieu de rencontre vivant où collaborateurs de la fonction publique et citoyens peuvent échanger et créer ensemble.

Je n’imaginais pas qu’on pouvait produire autant de choses intéressantes en si peu de temps !

Un participant

Mais ils ont surtout eu la satisfaction de concrétiser dans un temps très court deux projets plus ou moins aboutis en lien avec le thème proposé. Un mode de travail agile et rapide, en mode prototypage, qui est loin d’être la règle dans le secteur public.

Du côté des organisateurs le bilan est également positif. Nous aurions certes souhaité une participation plus nombreuse et surtout mieux répartie sur les quatre demi journées. Mais l’élan suscité par ce premier essai et les opportunités qui se sont présentées à la suite de ce GovJam nous encouragent à aller de l’avant. De nombreuses pistes d’améliorations ont d’ores et déjà été envisagées pour l’édition 2016.

Une édition qui bénéficiera une nouvelle fois du soutien de Madame la Chancelière d’Etat et qui devrait se tenir dans la cour de l’Hôtel de Ville. Rendez-vous donc au début juin de l’année prochaine pour un GovJam inspirant !


Les médias en ont parlé !


Les vidéos prises durant le GovJam





Bonus

 

La vidéo de lancement du GVA GovJam  😎


En juin, décoiffons le service public !

Geneva GovJam 2015

#GVAGovJam15 

Du 9 au 11 juin – Cour de l’Hôtel de Ville

Think Services, sous l’impulsion du professeur Jean-Henry Morin de l’Institut de Science de Service Informationnel et des membres de l’Observatoire technologique, participera au Global GovJam 2015. Ces ‘sprints de l’innovation dans le secteur public’ sont lancés simultanément dans de très nombreux pays sur un thème que les participants ne découvrent qu’à la dernière minute. Ils constituent tout à la fois pour eux l’occasion de cultiver des relations hors de leur cadre de travail habituel, de tester des outils de créativité et d’échanger des idées nouvelles, tout en élaborant un projet concret s’inscrivant dans le thème donné. Ici pas de concours, pas de prix; seulement la satisfaction d’avoir réalisé ensemble l’ébauche (ou plus) d’un projet innovant et d’avoir enrichi les réflexions de la communauté internationale des participants.

Cour de l'Hôtel de VilleL’essai à petite échelle de l’année dernière autour du thème de la ‘Confiance’ a été un succès et nous a convaincu de passer cette année à la vitesse supérieure. Avec l’appui de Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa nous pourrons investir la cour de l’Hôtel de Ville du 9 juin à 15h au 11 juin à 15h à l’occasion du Global GovJam 2015. L’événement sera ouvert à tous, que vous soyez collaborateurs de l’administration genevoise, citoyens du canton ou simplement participant motivé, le tout de manière ‘organique’ et aussi peu contraignante que possible.

Avec cette instance genevoise du Global GovJam 2015, nous souhaitons avant tout :

  • illustrer la valeur ajoutée de démarches, de méthodes et d’outils innovants qui peuvent nous aider à imaginer les services publics de demain
  • décloisonner l’administration et l’ouvrir sur la cité en proposant un lieu de rencontre ‘vivant’ où collaborateurs de la fonction publique et citoyens peuvent échanger et créer ensemble…

…tout en montrant que cela peut être fun !

Service Box

Indications pratiques:

Comme nous n’allons pas “camper” 48 h et que nous avons tous des obligations professionnelles et privées, l’organisation générale se structure autour de 3 moments :

  • 9 juin, 15h – 21h : découverte du thème / séance d’idéation et planification
  • 10 juin, 9h – 19h : réalisation du projet retenu
  • 11 juin 9h – 15h : finalisation et soumission du résultat  (à 14h M Antoine Barde, président du Grand Conseil, conclura l’événement)

Cafés, croissants, bières, pizzas sont fournis sur place…

… vous apportez votre bonne humeur et votre créativité !

Accès libre, mais inscription souhaitée.

Inscription

Contact: global.govjam@thinkservices.ch ou patrick.genoud@etat.ge.ch (022 388 13 52)

On a causé d’innovation sociale…

Innovation

Comment créer de la valeur « autrement » grâce à l’innovation sociale ?

Cette question constituait l’élément central de la Causerie du 25 avril dernier animée par Aurore Bui à la Muse. Mais avant d’y répondre, Aurore a pris le temps de passer à travers les différentes façons de comprendre la notion d’innovation sociale. De manière très générale, elle considère que faire de l’innovation sociale, c’est savoir utiliser les forces de l’entreprise pour faire du social, tout en ayant valeur d’exemple. On est ainsi souvent très loin de l’innovation technologique.

A l’image du groupe SOS en France qui est actif dans le domaine de la réinsertion, Aurore nous montre avec quelques exemples qu’il est possible de créer des entreprises avec des objectifs sociaux, mais fonctionnant sur un modèle commercial. L’important est de savoir partir des publics cibles et de leurs besoins en identifiant des bénéfices mesurables (et en menant idéalement la démarche de manière collective).

Et l’innovation dans tout ça ? Selon Aurore, ce n’est pas seulement au niveau des résultats obtenus qu’il faut la chercher, mais également dans les démarches suivies pour y arriver. Le fait par exemple de faire cohabiter pour le bien public des mondes qui d’habitude ne se parlent pas et de créer de nouvelles dynamiques autour de cette diversité constituent le terreau de l’innovation sociale. Plus concrètement encore, le fait de viser à rendre les associations autonomes financièrement est déjà innovant…

A travers d’autres exemples Aurore nous présente les mécanismes d’innovation sociale, applicables au monde associatif ou aux entreprises en général, pour créer autrement. Ces mécanismes sont outillés, à l’image des méthodes et des outils que propose par exemple le site entrepreneur-social.net. Aurore nous illustre certains de ces mécanismes d’innovation sociale applicables au monde associatif ou aux entreprises en général pour créer autrement.

Comme dans de nombreux autres domaines, l’inertie est le principal obstacle à surmonter pour lancer des projets d’innovation sociale. Il faut en effet réapprendre de nombreuses manières de faire qui sont ancrées dans les organisations. Pour en tenir compte Aurore privilégie une approche par petits pas qui est plus productive.

La discussion qui suit la présentation d’Aurore témoigne de la difficulté, pour l’assemblée, à définir précisément l’innovation sociale. Certains y voient des démarches innovantes, d’autres le domaine dans lesquels elles s’appliquent, d’autres enfin l’activité d’entrepreneur social. Pas de réponse définitive à cette question. Mais ce n’est manifestement pas le plus important pour les participants qui ont découvert à l’occasion de cette Causerie des alternatives intéressantes et pleines de sens aux manières de faire existantes.

Aurore Bui est créatrice et directrice de Softweb, une entreprise dont le but est de favoriser la réalisation de projets sociaux. Elle est formatrice et intervient dans des conférences sur le thème de l’innovation sociale, la responsabilité sociale des entreprises et l’autonomisation économique des femmes. Vous pouvez retrouver Aurore sur son blog.

Aurore Bui

 

Le podcast de la Causerie enregistré par Bruno Chanel


La présentation d’Aurore Bui

On a causé de participation citoyenne…

MobiLab

Ces dernières années les technologies numériques ont bouleversé notre rapport au temps et à l’espace, notamment par leurs aspects ubiquitaires : omniprésentes, intégrées dans les objets qui nous entourent et dans nos pratiques quotidiennes, elles contribuent à faire vivre un territoire et sont au cœur des services que celui-ci propose aux usagers. Notre rapport à l’espace est en pleine mutation, avec un monde réel qui s’hybride avec le monde virtuel pour enrichir notre quotidien tout en le rendant plus complexe. Dans le même temps, ces technologies ont considérablement enrichi les formes de dialogues et d’interactions et amènent de nouvelles formes de sociabilité ainsi que des opportunités de produire de manière collaborative les services dont nous avons besoin.

Ce sont ces nouveaux modes de participations citoyenne “augmentée” que nous avons abordés lors de la Causerie de 21 mars dernier. Et une fois n’est pas coutume, j’ai joué le rôle d’animateur de la soirée en résumant brièvement le rapport que j’avais rédigé au début 2011 sur le sujet (voir ci-dessous le document Vers une participation citoyenne augmentée). Une vingtaine de minutes pour expliquer ce que l’on entend par participation citoyenne augmentée, pour en rappeler les enjeux et les opportunités, et pour l’illustrer par quelques exemples emblématiques. Dorothée Zajevski et Patrick Genoud

Cette première partie de la Causerie a permis de soulever des questions essentielles en lien avec le sujet. Parmi elles deux ont retenu mon attention.

La première, tournée vers le secteur public interroge sur les ressorts qui poussent les citoyens à participer avec et grâce à ces nouveaux médias. Et la réponse est évidente pour la plupart des participants: c’est parce que l’on s’intéresse à la chose publique, parce que l’on a envie de faire avancer les choses dans sa région que l’on participe. Le fait que l’on utilise des technologies nouvelles ne change pas fondamentalement la donne, même si cela abaisse des barrières pour certains (faire entendre sa voix plus facilement, sous une autre forme) ou que cela en ajoute pour d’autres (peu d’accessibilité à ces nouveaux usages).

Dans le prolongement de cette première question, la deuxième concerne la réactivité des pouvoirs publics aux informations remontées à travers ces nouveaux modes d’interaction: les participants ont en effet relevé la nécessité absolue de savoir ‘boucler la boucle’ en prolongeant les interactions virtuelles dans un suivi d’actions concrètes qui reflètent les préoccupations des gens. On ne mobilisera pas les citoyens de manière pérenne si l’on n’apporte pas des réponses à leurs attentes…

MobiLab

Dans la foulée de mon rapport sur la participation citoyenne augmentée, le Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement de Mme Künzler a décidé de prendre la température de la population genevoise en s’appuyant sur les technologies du Web. Cette volonté s’est traduite par le lancement de la plateforme MobiLab qu’est venue nous présenter Dorothée Zarjevski, responsable de ce projet dans lequel je suis également impliqué.

Dorothée a insisté sur la volonté de dialogue et d’échange que sa magistrate a voulu expérimenter dans les directions rendues possibles par les technologies du Web. L’idée de base est d’interpeller les citoyens du Grand Genève sur leur mobilité au quotidien, en les faisant réagir sur les situations concrètes qu’ils rencontrent jour après jour sur le terrain.

MobiLab c’est ainsi:

  • un forum en ligne protégé, ouvert à ses seuls membres
  • pour témoigner en textes, photos ou vidéos sur vos déplacements quotidiens
  • au travers de thématiques hebdomadaires, du 8 avril au 8 juin 2013

Et c’est aussi:

  • 8 semaines de dialogue avec des experts, pour réinventer ensemble notre mobilité
  • une somme d’idées pour améliorer concrètement vos déplacements
  • un laboratoire innovant sur la mobilité
  • des défis, des rencontres inédites et des récompenses à la pelle !

La plateforme rassemblera ainsi durant deux mois des citoyens ‘lambda’ qui ont en commun l’envie de faire avancer les choses ainsi que 4 membres de la Direction générale de la mobilité (DGM) du canton qui participeront activement à l’expérience. Les thèmes qui seront traités chaque semaine sur la plateforme s’inscrivent directement sur les axes du plan de Mobilités 2030 du canton de Genève. Les membres de la DGM espèrent ainsi bénéficier sur ces thématiques des retours de la communauté MobiLab.

Un participant nous a fait remarquer que le projet doit être au clair avec les objectifs visés et avec les attentes des contributeurs si l’on désire intéresser les gens à participer à l’expérience. L’équipe de projet l’a intégré: l’objectif avoué est de pouvoir s’appuyer sur la communauté MobiLab pour générer des idées concrètes et actionnables qui permettront d’améliorer demain la mobilité des genevois. Il s’agira de bien communiquer sur cet objectif.

Un autre nous a questionné sur la représentativité des personnes sollicitées pour participer au projet (les membres de la liste de distribution de la Muse). MobiLab a été lancée dans un mode expérimental et ces remarques sont les bienvenues. Sur ce point, il nous a semblé illusoire de viser à tout prix  la représentativité dans une phase expérimentale. Nous avons surtout cherché les qualités de partage et d’ouverture que l’on retrouve particulièrement chez les habitués de la Muse.

La question relative à la motivation des gens à participer en ligne (ou pas) est ressortie durant la discussion. Sur l’envie de s’impliquer dans une démarche novatrice ou de participer à une expérimentation qui vise à améliorer le quotidien, nous avons peu de prise à ce niveau. C’est plutôt sur l’animation de la communauté que l’équipe de projet a beaucoup travaillé. Avec l’aide d’une ethnographe qui animera la communauté MobiLab et décryptera les contenus générés sur la plateforme, l’équipe de projet a élaboré un fil rouge qui devrait donner du sens à la démarche et pousser les gens à contribuer et à répondre aux diverses sollicitations qui leur seront adressées tout au long des 8 semaines d’échanges.

Les participants ont dans tous les cas ressenti l’enthousiasme et l’envie qui animaient les membres de l’équipe du projet MobiLab qui étaient présents à la Causerie. Cet enthousiasme devait être communicatif car il a permis d’intéresser quelques uns d’entre eux à participer à l’aventure.

On se réjouit dans tous les cas de pouvoir partager le bilan du projet MobiLab lors d’une prochaine Causerie.

P.S. Un grand merci à Antoine Burret pour ses notes qui m’ont aidé dans la rédaction de ce billet.


Le podcast de la Causerie enregistré par Bruno Chanel.

 

 

 

 

On a causé de netups…

Près d’une trentaine de personnes sont venues ce jeudi 27 septembre pour la première causerie de la saison. L’idée était de construire ensemble la définition d’un concept entrepreneurial développé localement : celui de la netup.

Voici le résumé de cette causerie rédigé par Antoine Burret.

Des acteurs de l’entrepreneuriat se reconnaissant derrière ce terme énigmatique sont aussi venus témoigner. Parmi eux : Lionel Lourdain (Free IT Fondation), Hélène de Meire (My-startup fiduciaire), Xavier Pierre (ISEOR, Lyon 3) et Yann Ranchère (Anthemis).

Xavier Comtesse (Avenir Suisse), qui a le premier utilisé ce terme, introduit la causerie. En Avril 2010, une première réflexion à mis en évidence la distance existant entre le mot startup et ce que beaucoup d’entrepreneurs vivaient au quotidien.

Les startups ont été définies dans les années 70 à la Silicon Valley. Elles étaient liées au transfert technologique. Des jeunes dans les universités, partaient avec une technologie, cherchaient des financements et montaient des entreprises. Le modèle des startups s’est ainsi organisé autour de structures de coaching, de parcs technologiques et de capital risque.

Mais avec le développement du Web et des technologies de l’information et de la communication, on voit apparaitre un nouveau type d’entreprise. Né dans et par les réseaux, elle se structure autour de ceux-ci aussi bien au niveau organisationnel, que celui de l’acquisition des compétences ou de la relation avec les clients. Les réseaux vont ainsi faire émerger un autre modèle d’entreprise : celui des netups.

L’hypothèse avancée est que si un entrepreneur crée un produit ou un service et que celui-ci peut être construit en temps réel avec des usagers, des clients ou des partenaires, alors on peut à priori se passer de capital. Ce modèle, visiblement éloigné de celui des startups permet potentiellement de se passer d’investisseurs externes et de capital risque: le capital social remplace le capital financier.

Yann Ranchère, lui-même investisseur en capital risque, explique que le modèle startup est souvent interprété de manière idéale. Mais il ne faut selon lui pas le généraliser. Les startups sont des entreprises qui font de la recherche fondamentale, ce qui implique une grosse prise de risque nécessitant du capital financier. Yann souligne qu’il existe aujourd’hui de nouvelles formes de financement, notamment le crowdfounding ou les préventes par PayPal. Ces formes de financement sont directement liées aux nouveaux modèles de création de type netups. La création des produits ou des services s’effectue au fur et à mesure et la vente se fait sur des produits non finis.

Xavier Pierre pose quant à lui un œil académique sur la question. L’entrepreneuriat est un objet complexe et l’entrepreneur seul n’existe plus. Aujourd’hui le créateur d’entreprise ouvre ses idées et partage son projet au tout début de son aventure : “Il entreprend en réseau”. Un premier cercle (l’entourage) se constitue autour du projet, puis un second (cercle de pairs), puis d’autres, plus larges.

Pour Lionel Lourdain, la netup implique un réseau de compétences et une standardisation permettant de valoriser l’entreprise. Des problèmes se posent notamment au sujet de la reconnaissance du fondateur. Ce problème soulevé par Lionel en appelle d’autres: Comment gérer une entreprise en réseau ? A qui appartiennent les produits et les services ainsi créés ? Qu’en est-il du droit d’auteur ? Comment partager ce type d’entreprise ? Hovagemyan Schibler, un juriste présent dans la salle, ne donne pas de réponse à ces questions mais envisage une des problématiques juridiques auxquelles les netups vont être confrontées : la co-construction et la co-distribution de produit et de services implique-t-elle juridiquement la propriété collaborative et la mutualisation du patrimoine ?

Pour Hélène de Meire les netups peuvent faire émerger un troisième marché. Selon elle, c’est ce que Facebook n’a pas compris en entrant en bourse; Mark Zuckerberg aurait plutôt dû proposer aux utilisateurs du réseau social de rentrer dans le capital de la société. En effet les entreprises de type netup ont selon Hélène une responsabilité sociétale d’un nouveau genre. L’entrepreneur devient responsable de ses clients tout comme les clients deviennent responsables de l’entreprise.

La soirée s’est terminé sur un atelier visant à proposer une définition du terme netup pour l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Pour publier un nouveau terme, il est nécessaire que celui-ci soit déjà validé par une communauté, qu’il soit bien référencé sur les moteurs de recherche. Ce n’est malheureusement pas encore le cas des netups. A vos claviers donc !

Plus que la définition en elle-même, c’est bien la structure de l’article qui a été discutée. Le contenu reste à construire mais d’importantes bases sont déjà ressorties. Des mots clés, des mises en garde, une étymologie ainsi que les différents points qu’il est nécessaire de voir apparaitre.

Des questionnements également : comment différencier la netup de la Startup sans pour autant la définir par opposition ? Comment définir la netup sans tomber dans la définition d’une « bonne » netup ? Comment définir les différents réseaux et les parties prenantes aux netups ? Bien que proche de la méthodologie Lean Startup, comment installer la netup comme un nouveau modèle entrepreneurial ? Existe-t-il une éthique propre aux netups ? Comment protéger une idée collaborative ? Faut-il vraiment le faire ?

Au final, au-delà du terme lui-même, l’enjeu est de comprendre le nouveau modèle d’entreprise qui se cache derrière les netups. Grâce à la contribution des acteurs de cette causerie, nous avons pu en percevoir quelques pistes.

Un wiki sera bientôt disponible sur le site de l’Observatoire technologique afin que chacun puisse apporter sa contribution. En attendant, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées et de vos conseils: chaque contribution est la bienvenue !

Antoine Burret

On a causé d’intelligence collective…

 Jeudi dernier, l’équipe de la Muse avait transformé leur grande salle en un petit ‘bistrot’ accueillant dans lequel nous avons pu lancer la première causerie du jeudi co-organisée par la Muse et l’Observatoire technologique. Une quinzaine de personnes se sont retrouvées autour de l’animateur de la soirée: Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING et Chief Visionary Officer (j’adore ce rôle) du projet Imagination for People qui servait de catalyseur aux discussions de la soirée.

Plus de deux heures d’échanges autour du thème de l’intelligence collective ont suivi; deux heures passées à découvrir dans un premier temps les grandes lignes du projet ImaginationforPeople.org, puis à partager les points de vue des uns et des autres en laissant la discussion se développer à partir du thème initial. Lorena et Kim ont repris dans un billet quelques phrases clés glanées au fil de la discussion.

Je n’irai pas plus loin ici: une causerie cela se vit, cela ne se raconte pas vraiment. Sauf à relever la richesse des débats, surtout lorsqu’à la fin cela a tourné à la véritable séance de brainstorming. Mais si il fallait malgré tout retenir une idée force de cette soirée c’est le fait que certaines idées proposées sur Imagination for People vous démontrent qu’il faut savoir constamment sortir de notre cadre de pensée habituel !

Jean-Michel a convaincu certains d’entre nous à contribuer à ce nouveau Wikipedia des idées que constitue Imagination for People. Les prochaines causeries du jeudi devraient ainsi s’inscrire dans la dynamique du projet. Le succès manifeste de cette première causerie du jeudi nous persuade dans tous les cas de continuer l’expérience dès la rentrée 2012 avec les multiples sujets qui nous trottent déjà dans la tête.

Un grand merci à Lorena, Kim et Antoine pour leur accueil et à tous les participants pour leur contribution active au succès incontesté de cette première édition.

Revivez la causerie avec le podcast proposé sur le site de la Muse.

En marge de cette causerie et de sa participation le lendemain à la 21è Journée de rencontre de l’Observatoire technologique, Jean-Michel Cornu est intervenu sur le sujet lors de l’émission Forum de la Radio Suisse Romande. A écouter (en fin de page) sur le site de l’émission.

Et si on causait ?


La Muse et l’Observatoire technologique s’associent pour vous proposer un nouveau format d’événement: les causeries du jeudi.

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Plateforme d’innovation ouverte et ascendante

Une communauté de citoyens à l’échelle internationale qui croient au pouvoir de la créativité pour trouver des solutions concrètes contribuant au mieux-vivre ensemble : l’imagination, en somme, au service du bien commun.

Inspiré par une alchimie mêlant Wikipedia, TED et l’envie d’un après-Facebook, Imagination for People a été créé comme un futur hub numérique dont les premiers pas sont un appel à une inventivité collective trans-frontières.

Comment favoriser le désir de créer pour et par les citoyens ? Comment proposer à de multiples communautés internationales un outil ergonomique et ludique qui « donnent envie » ? Envie de contribuer au mieux-être collectif ?Envie de concevoir et de tester des rapprochements inédits entre les citoyens, la sphère publique et le secteur privé ? Envie de prendre plaisir à créer du sens et de l’utile ?

Pour en discuter, Jean-Michel Cornu Chief Visionary Officer du projet présentera la plateforme Imagination for People.

Cette présentation servira de départ à la causerie qui suivra et contribuera peut-être, au développement de cette expérimentation sur le territoire genevois.

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Jean-Michel Cornu est consultant international depuis 25 ans. Il est également directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et Chief Visionary Officer du projet Imagination for People. Il intervient en particulier sur les sujets traitant de l’impact des technologies émergentes sur la société et sur l’intelligence collective.

Jean-Michel Cornu interviendra le lendemain lors de la 21ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique.

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21è Journée de rencontre de l’OT

L’Observatoire technologique organisera sa traditionnelle conférence de fin d’année le vendredi 25 novembre sur le thème des ‘nouveaux modèles‘. Les intervenants illustreront à travers des exemples concrets l’impact que les technologies de l’information et de la communication ont eu ces dernières années sur les modèles qui régissent la vie de nos organisation: modèles économiques, modèles d’organisation ou de management pour ne citer qu’eux!

Les orateurs suivants participeront à cette conférence :

  • Catherine Monfort, expert dans le domaine de la gestion de la propriété intellectuelle ;
  • Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération ;
  • Jean-Marie Leclerc, directeur général des systèmes d’information du canton de Genève ;
  • Serge Soudoplatoff, entrepreneur, enseignant, chercheur et conférencier.

La conférence sera introduite par M. Robert Monin, Secrétaire Général du Département des Constructions et des Technologies de l’Information de la République et Canton de Genève.

Le programme ainsi que les détails de cette 21ème Journée de rencontre sont disponibles sur le site de l’événement.

Si vous désirez y participer, nous vous remercions de vous inscrire sur le site Amiando.

Vous pouvez également vous inscrire directement par e-mail ou par téléphone auprès de Marie-Hélène Moutinho (+41 22 388 00 28).

Retour sur l’« Open Data Camp » de Lausanne

Les locaux de l’EPFL et de l’ETHZ accueillaient le vendredi 30 septembre et le samedi 1 octobre derniers le premier « Open Data Camp » de Suisse sous l’appellation make.opendata.ch. Autour des données publiques ouvertes, les organisateurs visaient à faire se rencontrer les personnes porteuses d’idées et celles à même de les réaliser. Quelques dizaines de participants, pour une majorité des designers et des développeurs passionnés ont répondu à leur appel et se sont retrouvés pour explorer les potentialités offertes par l’utilisation innovante des données publiques.

Cet « Open Data Camp » était organisé par opendata.ch, l’initiative Open Data rattachée à /ch/open (Swiss Open Systems User Group) et SI (l’association professionnelle et spécialisée de l’informatique en Suisse). En collaboration avec le groupe parlementaire pour une informatique durable le débat politique sur le sujet avait été lancé en juin 2011 lors d’une conférence aux Archives fédérales à Berne. Cette première rencontre au niveau fédéral a connu un large succès et a débouché sur la rédaction d’un manifeste ainsi que de diverses actions parlementaires.

Avec avec Philippe Coudre-Mauroux (laboratoire XI de l’Uni de Fribourg), j’ai été sollicité par les organisateurs pour participer à une table ronde animée par Antoine Logean. Il s’agissait d’une part de placer l’open data dans une perspective large, telle que j’ai essayé de le faire dans le document Ouverture des données publiques: une opportunité pour Genève. Et d’autre part de traiter avec Philippe Coudre-Mauroux d’aspects plus techniques liés au Web sémantique et aux standards favorisant l’accessibilité aux données publiques ouvertes. La table ronde a manifestement intéressé l’auditoire et a illustré le nombre et la diversité des questions soulevées par l’open data en Suisse.

Les participants à l’« Open Data Camp » se sont penchés sur des thématiques aussi diverses que la visualisation de données de radioactivité sur le territoire Suisse, d’informations concernant nos parlementaires ou de consommation d’énergie. Les compte-rendus des projets initiés durant ces deux jours sont disponibles sur le wiki et le forum de make.open.data.ch. Pierre Crevoisier a également réalisé un sujet radiophonique sur l’évènement.

Cette première édition visait avant tout à mettre en relation les personnes qui se sentent concernées par l’open data dans notre région. De ce point de vue le succès a été au rendez-vous et appelle d’autres manifestations de ce genre, ce que nous promettent les organisateurs. Merci d’avance à eux! Gageons que le secteur public genevois ne sera pas en reste et saura présenter dans un avenir proche des éléments concrets dans ce domaine.

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