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On a causé de transformation de la culture de l’organisation numérique…

Transformer la culture de l'organisation numérique !

Numérique ! Innovation ! Rupture ! Changement de paradigme ! Autant de termes que l’on retrouve en toile de fonds des Causeries que nous organisons depuis plus de cinq ans. Mais si il est aisé d’illustrer les enjeux et les opportunités qui se cachent derrière ces mots, il est beaucoup plus ardu d’y entraîner effectivement les organisations et les individus qui y sont actifs.

IBM est l’un de ceux qui a réussi ce pari et a transformé une société de la taille du canton de Genève en s’appuyant sur des processus de gamification pour faire prendre conscience à ses collaborateurs de la nécessité de se réinventer à l’heure du numérique.

Lors de la Causerie du 27 avril dernier, Pascal Allot nous a expliqué comment IBM s’y est pris. Nous avons eu l’occasion d’évoquer avec lui les pistes pour accompagner la transformation culturelle des organisations.

 


 


 


 

Pascal Allot

Pascal Allot s’appuie sur une expérience de plus de 20 ans dans le domaine des nouvelles technologies et sur son activité au sein d’IBM pour promouvoir la transformation numérique dans les organisations. 
Il est actif dans l’écosystème des startups de notre région tout comme dans celui des organisations qui désirent repenser leur modèle d’affaire. Il partage régulièrement son expérience dans le cadre de présentations à la HES-SO ou à l’Institut Suisse de formation bancaire. 

On a causé de Blockchain…

Blockchain

Il n’est pas un jour où la presse ne parle pas de la Blockchain, cette technologie qui doit sa notoriété au rôle essentiel qu’elle a joué dans l’essor des crypto-monnaies telles que le Bitcoin. La plupart du temps ces articles restent très généraux et ne prennent pas le temps de creuser un sujet pourtant riche et passionnant.

La Causerie du jeudi 30 mars a abordé les principes fondamentaux de la Blockchain en les illustrant par des exemples concrets et variés. Près de 40 personnes (probablement un record pour les Causeries du jeudi) ont pu comprendre pourquoi cette technologie va révolutionner notre société, tout comme Internet l’a fait ces 25 dernières années.

Philippe Thévoz nous a tenus en haleine pendant plus de 2h30 en nous expliquant comment la Blockchain est appliquée dans de nombreux domaines. Il nous a également présenté les défis que doit encore relever cette technologie pour répondre aux attentes qui sont placées en elle.

Copyright Nicholas Palffy ©

Copyright Nicholas Palffy ©


Le podcast de la Causerie


 Depuis plus de 2 ans, Philippe Thévoz accompagne des entreprises ainsi que des organismes privés et publics dans leur transition digitale, avec un accent particulier sur la Blockchain et le eGovernment. Il a donné de nombreuses conférences pour démystifier cette technologie auprès de milieux très variés.

On a causé d’un living lab pour Genève…

 

Participants

Une innovation ouverte, amenée POUR et AVEC les usagers, en prise directe avec leur réalité quotidienne ! C’est en inscrivant cette nécessité au cœur de leurs missions que de nombreux living labs ont vu le jour ces quinze dernières années en Europe.

Ces laboratoires vivants font ainsi leurs preuves dans des domaines aussi variés que l’énergie, la santé, le vieillissement de la population ou la ville connectée pour ne citer que ceux-ci. Le canton de Genève n’st pas en reste puisqu’il vient de lancer son living lab avec le Genève Lab, qui vise à accompagner l’administration dans sa transition numérique.

Le jeudi 23 février dernier, on a causé de ces dispositifs d’innovation. L’équipe du Genève Lab nous a rappelé ce qui fait leur ADN et quels sont les défis auxquels ils sont confrontés au travers d’exemples concrets à Genève, en Suisse et ailleurs.

La présentation des missions et des objectifs du Genève Lab a donné lieu à des échanges riches avec la vingtaine de personnes présentes pour l’occasion. Les membres du Genève Lab ont ainsi pu bénéficier de nombreux conseils avisés recueillis à cette occasion.




 


Genève Lab L’équipe du Genève Lab était représentée pour
l’occasion par Alexander Barclay, Patrick Genoud
et Vincent Pignon.

On a causé de responsive city…

 

Responsive city

Vers une responsive city
à l’écoute des citoyens
 

 


Le concept de smart city fait encore beaucoup référence à une ville dans laquelle les technologies prennent une place prépondérante. Celles-ci sont certes porteuses de réelles promesses lorsqu’on évoque la gestion de la ville et sa durabilité. Mais certains sont convaincus que la smart city doit être beaucoup plus qu’un condensé de technologies. Elle doit pour le moins être envisagée POUR et AVEC les citoyens.


Nombreux sont ceux qui évoquent aujourd’hui une responsive city, une ville intelligente à l’écoute de ses citoyens. Parmi eux Matteo Mazzeri et Grégoire Japiot veulent aider Genève à embrasser cette perspective en y organisant des Responsive City Camps sous forme de tables rondes et d’ateliers participatifs. L’idée est de rapidement mettre en place des expérimentations concrètes sur notre territoire en partant des idées ainsi générées.


Lors de la Causerie du jeudi 15 décembre les deux compères nous ont présenté leur vision de la responsive city ainsi que la démarche qu’ils ont initiée à Genève pour la prendre en compte. Le sujet a suscité des échanges passionnés et passionnants de la part de la vingtaine de personnes présentes.  


Podcast de la Causerie





 

Grégoire Japiot Passionné par l’innovation et la culture de l’open source, Grégoire Japiot est depuis 10 ans « évangéliste » des nouveaux formats de conférences ouverts de type Barcamp et du mouvement coworking,. En parallèle de son activité de consultant en innovation et stratégie digitale, Grégoire co-organise sur le format Barcamp les Responsive City Camp et représente la Suisse romande au sein de l’association Coworking Switzerland.

Twitter: @gregoire

Matteo Mazzeri Polyglotte trans-disciplinaire, Matteo Mazzeri est speaker et community facilitator pour Enalean éditeur de la forge libre Tuleap. Il est co-fondateur des Responsive City Camps et co-organisateur de plusieurs conférences internationales. Il est également créateur de ponts et instigateur de solutions innovantes “human first” afin d’aider les entreprises et les collectivités a effectuer une transition numérique vertueuse.

Twitter: @mattemaz


Références

Retrouvez les événements Responsive City Camps sur le site de l’espace de coworking Voisins à Genève

Bar Camp : Wikipedia

The responsive city symposium

On a causé d’échange d’énergie…

Daisee

Repenser l’échange d’énergie 

 


Les technologies blockchain ouvrent des perspectives fascinantes dans de très nombreux domaines dont celui de l’échange de l’énergie pair-à-pair. DAISEE, qui s’auto-définit comme un programme de recherche ouverte qui explore les conditions favorables à ce type d’échange, réunit une quinzaine de contributeurs actifs aux horizons variés qui se sont donnés pour mission de produire des communs opérationnels.  


Pour l’heure en phase de prototypage, DAISEE se prépare à coopérer avec des acteurs du domaine de l’énergie et avec les collectivités publiques afin de croiser les expertises pour créer des Internets de l’énergie.  


Lors de la Causerie du jeudi 24 novembre Nicolas Loubet et Rieul Techer nous ont présenté le projet DAISEE et les promesses qu’il embarque avec lui pour répondre aux enjeux de demain liés à l’échange d’énergie. 
  


Présentation Daisee

Accès à la présentation

 

Podcast de la Causerie


Nicolas Loubet Nicolas Loubet est un entrepreneur contributeur de plusieurs communautés créatives. Il a notamment co-fondé les entreprises Umaps et Bluenod. Il co-développe Cellabz, un organisme de formation antidisciplinaire, pour faciliter l’appropriation des technologies émergentes telles que la blockchain. 
Rieul Techer Rieul Techer est ingénieur de formation, facilitateur de métier et entrepreneur militant. Co-initiateur de la M[Y]NE, un tiers-lieux hyper-actif de la région Rhône-Alpe-Auvergne, il est membre de la core team de DAISEE.

 

On a causé de crowdfunding…

Crowdfunding

Que ce soit pour financer la campagne de Barack Obama ou encore pour pré-commercialiser le dernier modèle de Tesla, le crowdfunding est l’une des réalisations les plus visibles et accessibles de la fintech aux yeux du public.

L’avènement du crowdfunding ou financement participatif, a permis de stimuler l’innovation à l’échelle planétaire. On entend notamment souvent parler de Kickstarter, ce site qui a servi de plate-forme de lancement aux centaines d’innovation initiées sur Internet. Le crowdfunding est ainsi devenu un véritable phénomène de société.

Aujourd’hui le modèle le plus utilisé est celui du prêt entre particulier ou aux PME, sans recours aux banques. Lors de la Causerie du jeudi 20 octobre Vincent Pignon nous a présenté les enjeux de ce fondement de l’économie collaborative et nous a fait découvrir des exemples à la fois concrets et marquants de l’histoire du crowdfunding en Suisse. 

De nombreux liens utiles sur le site de la Swiss Crowdfunding Association.




 

Vincent Pignon est le Président de la Swiss Crowdfunding Association. Entrepreneur Fintech, il a notamment fondé WeCan.Fund, une plateforme de P2P Lending. Il est également Membre du corps professoral à la Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG) et il intervient sur la veille et la prospective stratégique de l’Etat de Genève à l’ère du numérique au sein de Genève Lab

On a causé de cloud et de libertés…

Censure

Les mastodontes de l’Internet (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et les autres) connaissent actuellement à peu près tout ce qui concerne notre vie privée en ligne. Les gouvernements nous espionnent massivement, tandis que les applications dans le cloud deviennent les solutions par défaut pour les personnes comme pour les entreprises. L’essor de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets ou du Big Data remettent toujours plus en question notre espace de liberté.

Cette évolution qui semble inéluctable nous amène-t-elle vers une dictature numérique ? Ou peut-on imaginer une alternative plus libre et plus responsable ?

En compagnie de Pascal Kotte, la Causerie du jeudi 22 septembre à la Muse Bouge a discuté de ces tendances et envisagé avec lui quelques pistes pour protéger nos libertés à l’ère du numérique.


 



 

Pascal Kotte est conseiller numérique indépendant, formateur, fondateur et président de CloudReady. Il est  également co-fondateur de ICT-a.ch, et de Léman Innovation Numérique.
Pascal Kotté se décrit comme un réducteur de fracture numérique et un éthicien digital. La devise de Pascal est que le numérique doit servir à connecter non seulement des ordinateurs, mais tous les humains, dans l’optique de construire un avenir meilleur.

Beau succès pour le lancement de Genève Lab

Mardi 11 octobre, l’auditoire de la Fédération des entreprises romandes, composé pour un tiers de fonctionnaires de l’administration cantonale et pour deux tiers de la société civile genevoise, a pu assister à toute une série de présentations sur le thème « Innover autrement » dans le cadre de la 25ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique.

Elles ont permis aux 300 personnes présentes de se familiariser avec les livings labs et de découvrir les méthodes utilisées pour inciter les citoyens et les PME à venir contribuer à la construction de différents projets. Des exemples concrets ont notamment été présentés dans le domaine du soutien aux aînés et de l’optimisation énergétique.

Cette après-midi a également été l’occasion de lancer officiellement le dispositif Genève Lab, au service de l’administration cantonale et de l’ensemble de la société civile genevoise.

Ne manquez pas de rejoindre Genève Lab lors du prochain événement du 2 novembre.

Innover autrement – 25ème Journée de rencontre de l’OT

Journée de rencontre 2016

Innover autrement

25ème Journée de rencontre
de l’Observatoire technologique

Mardi 11 octobre 2016 – 14h00-17h30 – FER-Genève


Dans une société où le numérique prend une place toujours plus importante, c’est souvent la technologie qui est source d’innovation. Mais elle trouve aussi sa richesse dans des méthodes agiles et des expérimentations impliquant fortement les utilisateurs.

De nombreux dispositifs d’innovation intègrent cette nouvelle donne et savent en outre s’appuyer sur la richesse des compétences académiques et entrepreneuriales locales.

Ces dernières années de tels dispositifs sont devenus de puissants instruments permettant d’impliquer efficacement l’utilisateur à tous les stades du processus d’innovation, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité et la croissance des régions concernées.

L’Observatoire technologique de la Direction générale des systèmes d’information développe actuellement un tel laboratoire d’innovation orienté citoyens.

Il profitera de sa 25ème Journée de rencontre, organisée cette année en partenariat avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève pour en présenter les grandes lignes. Cette conférence sera également l’occasion d’éclairer un sujet qui concerne tout autant les habitants et les entrepreneurs de notre région que les membres du secteur public.

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Programme « Innover autrement »


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Pierre Maudet

Pierre Maudet

M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie nous fera l’honneur d’introduire cet événement.


Léthicia Rancurel

« De la big data aux services urbains de demain, comment se construit une Smartcity:
l’exemple du TUBA à Lyon »

Créé en 2014, le TUBA est porté par l’association à but non lucratif Lyon Urban Data. Le projet « Lyon Urban Data » réunit depuis 2011 des acteurs publics et privés qui ont la volonté de créer une dynamique autour de la thématique de la « ville intelligente ».

La conception et l’expérimentation des services s’inscrivent dans des démarches d’innovation centrées usager et s’appuient sur les principes de l’intelligence collective, du design et des sciences sociales. Les parties prenantes sont ainsi intégrées dès les premières phases du processus d’innovation et jusqu’à l’expérimentation du service afin que celui-ci réponde au mieux aux besoins des utilisateurs finaux.

Léthicia Rancurel est directrice de l’Association Lyon Urban Data, depuis 2013 et du TUBÀ (Tube à expérimentations urbaines), lieu d’innovation et d’expérimentation regroupant un consortium de partenaires publics et privés.


Nathalie Nyffeler et Laurent Soldini

« Senior Living Lab, nos aînés au coeur de l’innovation »

Le vieillissement de la population est un enjeu phare pour nos sociétés occidentales. Les défis y associés nécessitent des propositions innovantes et interdisciplinaires. Lancé en mars 2015 et soutenu par la Fondation Gebert Rüf Stiftung, le Senior Living Lab est le premier Living Lab de Suisse romande qui ambitionne de trouver des solutions pour contribuer au bien vieillir en favorisant les projets de co-création avec et pour les seniors.

Nathalie Nyffeler est professeure HES à la HEIG-VD et responsable de la filière Master HES-SO Innokick (Integrated Innovation for Product Development). Laurent Soldini est designer industriel et de produits, ainsi que chef de projet Ra&D à l’ECAL et indépendant.


Joëlle Mastelic

Joëlle Mastelic

« L’Energy Living Lab : un écosystème d’innovation au service de la transition énergétique » 

Un Living Lab est un laboratoire vivant, une plateforme physique et virtuel d’échange, à l’échelle d’une région, et dans lequel les usagers participent au développement de produits et services innovants (co-création). L’Energy Living Lab, projet pilote de la HES-SO, a rassemblé les institutions publiques, les entreprises et les usagers afin d’imaginer et de co-développer de nouvelles solutions énergétiques viables.

Joëlle Mastelic est professeure HES au sein de l’Institut Entrepreneuriat et Management. Elle enseigne notamment le marketing et l’innovation au niveau bachelor et master.


Stéphane Vincent

Stéphane Vincent

« Superpublic, premier tiers-lieu consacré à l’innovation numérique »

Il nous faut réinventer la façon de concevoir et mettre en oeuvre des politiques publiques. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’espaces neutres et pluridisciplinaires, des zones franches dans lesquelles il est possible -et encouragé- de sortir des idées préconçues ; des lieux ressources, ouverts et fonctionnels, capables de faire converger les meilleures compétences en matière d’innovation publique. C’est la vocation de Superpublic, au coeur de Paris dans le 11e arrondissement.

D’une surface de 300 m2, Superpublic est équipé pour la conduite d’ateliers de conception créative, le prototypage de projets innovants, l’organisation de rencontres et de formations spécialisées, la mise en commun de ressources et d’espaces de travail dans un esprit de co-working. Initié à l’origine par l’association la 27e Région et ses partenaires (Etat, collectivités locales, etc), Superpublic est actuellement l’objet de nouveaux développement en France (Ville de Paris) et aux Etats-Unis (Ville de San Francisco).   

Stéphane Vincent est délégué général de la 27ème Région, laboratoire de transformation publique des régions de France     


Vincent PignonChristopher Larraz

Vincent Pignon et Christopher Larraz

« Création du « Genève Lab », dispositif d’innovation au service des porteurs de projets impactants de l’Etat de Genève »

« Innover autrement », c’est l’objectif poursuivi par le Genève Lab. 

« Innover autrement » c’est avant tout apporter une petite révolution au sein de l’administration. Nous devons penser « avec » la société civile plutôt que de réfléchir « pour » les usagers. Genève Lab nous permet de sortir des murs, en allant à la rencontre du monde académique, des PME et des citoyens de notre canton.

« Innover autrement », c’est également prendre des risques, en expérimentant de nouvelles pistes, quitte à se tromper. Mais mieux vaut se tromper en amont des projets plutôt que d’imposer des solutions qui n’ont pas été éprouvées au préalable.

« Innover autrement », c’est enfin apporter un soutien aux porteurs de projets innovants de notre administration. Car nombreux sont ceux qui ont saisi les opportunités liées au numérique et qui ont la volonté de confronter leurs idées avec les usagers dans une approche d’ouverture sur le territoire genevois. 

Vincent Pignon et Christopher Larraz sont membres de l’Observatoire technologique de la DGSI 


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Contact et organisation:

patrick.genoud@etat.ge.ch
christopher.larraz@etat.ge.ch
vincent.pignon@etat.ge.ch
FER-Genève

 

Au coeur de l’innovation publique danoise et britannique

Nesta Innovation

Nesta (CC BY-NC-SA 4.0)

Les 21 et 22 avril dernier, Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa et moi-même avons eu le privilège de visiter 4 structures d’innovation publique parmi les plus en vue du Danemark et du Royaume-Uni.

Le Mindlab, le Nesta, le Policy Lab et le Innovation Unit tentent, chacun à leur échelle et dans des contextes différents, de répondre à un impératif d’innovation dans le secteur public en s’appuyant sur des méthodes et des outils faisant la part belle à la co-création, à la pluridisciplinarité et à l’expérimentation, tout en mettant les besoins et les attentes des utilisateurs au centre.

En cette période de restriction budgétaire où l’on demande aux offices de faire toujours plus avec moins, cet impératif d’innovation prend de plus en plus de sens pour les collaborateurs de l’administration genevoise. Les méthodes actuelles d’amélioration des prestations ou de recherches de solutions nouvelles montrent leurs limites. Il était alors intéressant de visiter des structures qui explorent d’autres manières d’innover avec pour objectif de faire “différemment, voire mieux, avec moins”.

Madame la Chancelière et moi-même y sommes allés avec ce même objectif mais dans des perspectives différentes. En ce qui la concerne c’était pour comprendre comment ces méthodes innovantes ont été mises en oeuvre avec succès. Cela devrait nourrir les réflexions menées avec le Collège des Secrétaires Généraux avec pour objectif notamment à répondre aux sollicitations du Conseil d’Etat en matière de mesures d’économie.

En ce qui me concerne, ces structures d’innovations constituent une source d’inspiration directe pour le projet de Living Lab en cours d’élaboration à la DGSI ainsi que pour la mise en place d’une politique du numérique qui doit savoir s’appuyer sur de telles dynamiques participatives et expérimentales.

A l’exception du Policy Lab qui a été créé il y a moins de 2 ans, les autres structures que nous avons visitées bénéficient d’une longue expérience en la matière et ont déjà fait leurs preuves dans le cadre de nombreux projets impactant diverses politiques publiques.

Le point commun le plus évident de ces quatre visites est la passion et les convictions qui animent chacune des personnes très compétentes que nous avons rencontrées. Nous avons ressenti une posture totalement en phase avec celle que nous imaginions trouver chez des leaders de l’innovation: attitude positive et inspirante, vision large, humilité, ouverture, empathie, pragmatisme et persévérance pour ne citer que ces qualités-là.

Ces visites ont été riches en enseignements, tant sur la genèse de ces structures, que sur leur mode de financement et de fonctionnement. Mais c’est surtout au niveau des méthodes utilisées et de la perspective dans laquelle s’inscrit leur activité que nous avons le plus appris, ou plutôt que nous avons été confortés. Nous venions en effet avec l’intuition très forte de la valeur ajoutée de démarches nouvelles sachant embarquer l’utilisateur dans une démarche de co-création et de co-conception en privilégiant la multidisciplinarité et l’expérimentation.

Que ce soit au Danemark ou au Royaume-Uni, l’action de ces structures d’innovation a la chance de pouvoir s’appuyer sur une dynamique de transformation portée au plus haut niveau. Cela ne constitue pas une garantie de succès car les résistances de tous ordres sont toujours très présentes, mais cela a facilité les choses, notamment en leur apportant une nécessaire légitimité.

On note que les trois structures qui sont actives depuis plusieurs années déjà étendent progressivement leur activité au-delà de l’accompagnement des projets d’innovation. Elles ont compris que l’innovation doit s’inscrire dans un continuum plutôt que dans une succession de projets. Car c’est la transformation du secteur public qui est le véritable enjeu dans ce contexte. Cela suppose d’accompagner le mouvement sur la durée, en amont et en aval des projets. C’est dans cette perspective qu’elles mettent en oeuvre des programmes de sensibilisation et de formation ou qu’elles favorisent la création de communautés d’innovateurs (au sens de la posture) sur lesquelles s’appuyer. Le travail sur la culture organisationnelle se retrouve ainsi au coeur des réflexions.

L’idée est dans chaque cas de savoir initier une dynamique vertueuse dans laquelle les différents acteurs de l’innovation se sont approprié les méthodes et les outils pour les appliquer de manière naturelle dans leur contexte quotidien. La notion d’écosystème d’innovation qu’il faut savoir favoriser a souvent été évoquée.

Lorsqu’on évoque l’innovation technologique, le Nesta, qui est le plus actif dans ce domaine, insiste sur l’importance de savoir la rendre compréhensible et attrayante. Cela passe par un travail de sensibilisation en amont des projets visant à la fois à illustrer les opportunités et à dédramatiser la situation. Une partie non négligeable de l’activité du Nesta est ainsi dévolue à la veille et à la prospective qui viennent nourrir le débat.

Les échanges que nous avons eus nous confortent dans la justesse de ce que nous tentons de mettre en place actuellement à l’échelle genevoise, que ce soit au niveau des méthodes et des outils envisagés, mais également par rapport à l’approche que nous envisageons et à la perspective que nous souhaitons lui donner. Ils nous aurons enfin permis de nouer de précieux contacts avec des acteurs clés de l’innovation dans le secteur public au Danemark et au Royaume-Uni.


MindLab Innovation Unit
Nesta Gov.UK
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