Archives du mot-clé : e-inclusion

On a causé Société 3.0…

Nous contribuons

Société 3.0

Lumières numériques et biens communs


Pour garantir une société de l’information inclusive et à dimension humaine, la société civile doit pouvoir mettre en place les démarches et les outils qui y contribueront de manière pérenne. Mais a-t-on identifié aujourd’hui ces pré-requis indispensables ? 

Lionel Lourdin en est convaincu ! Avec une poignée d’amis entrepreneurs il a posé les bases d’une démarche visant à mettre en place la Société 3.0, celle des lumières numériques et des biens communs. En alliant l’universalité de l’Internet à l’ancrage territorial des tiers-lieux et en misant sur les développements contributifs nous y arriverons affirme-t-il.

Pour découvrir quelles réalités se cachent derrière ces concepts, nous en avons causé avec Lionel le 21 janvier dernier à la Muse Genève

Le document fondateur de la Société 3.0 est disponible sur GitHub.   


 

De sa passion pour le développement contributif, les technologies libres et l’entrepreneuriat, Lionel Lourdin s’est spécialisé dans l’étude des nouveaux modèles économiques et de leurs modes de gouvernance. Il a initié et participé à la constitution de plusieurs sociétés et fondations spécialisées dans la génération de biens communs. 

Meyrin inaugure son Antenne citoyenne

Maison citoyenne de Meyrin

Une nouvelle Antenne citoyenne a rejoint le réseau genevois qui se met en place peu à peu. La ville de Meyrin a en effet  inauguré le 21 mai dernier la troisième Antenne du canton. C’est Mme Monique Boget, conseillère administrative de la commune de Meyrin et M Cédric Alber, représentant l’Etat de Genève, qui ont inauguré ce nouvel espace qui vient naturellement trouver sa place dans la Maison citoyenne meyrinoise. Les autorités d’Onex, de Versoix et de la ville de Genève étaient également représentées pour l’occasion.

Bon vent donc à ce nouvel espace lancé conjointement par les autorités de la commune et par le canton !

 

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L’Antenne citoyenne d’Onex est sur les rails

L’Antenne citoyenne d’Onex a été inaugurée le 26 septembre dernier par le conseil administratif de la Ville d’Onex lors du traditionnel apéritif de rentrée du service jeunesse et action communautaire (SJAC). Ils sont venus en nombre découvrir ce nouveau service proposé à la population onésienne.

Mme Bänziger, maire de la Ville d’Onex, a souligné le fait que le concept d’Antenne citoyenne est totalement en phase avec la stratégie de la commune en matière d’intégration. Elle a vanté les valeurs d’intégration et d’ouverture sur lesquelles s’appuie cette Antenne onésienne qui amènera plus de proximité entre l’administration et les usagers et dans un même élan contribuera à renforcer le lien social.

Avant cela, Madame Carole-Anne Kast, conseillère administrative en charge du dicastère Jeunesse et action communautaire, a salué la démarche de co-construction proposée par l’équipe de projet qui a constitué selon elle un facteur de succès indéniable de l’intégration de l’Antenne dans les activités de la Maison onésienne en général et de son Café communautaire en particulier.

L’Antenne citoyenne d’Onex est la première du canton à être déployée dans la perspective voulue par les initiateurs du projet. Elle peut compter sur la présence, deux jours par semaine, d’une médiatrice numérique qui s’est intégrée dans la vie du Café communautaire et qui prépare des formations spécifiques sur les usages du numérique. L’Antenne citoyenne a également la chance de pouvoir s’appuyer sur une équipe dynamique qui veille à intégrer au mieux les activités proposées dans celles du SJAC.

Plusieurs services de l’administration cantonale s’intéressent à la démarche et y voient l’opportunité de se rapprocher de la population et de ses besoins, de promouvoir l’usage des prestations en ligne et de soulager ainsi les files d’attentes aux guichets.

Après quelques semaines de fonctionnement, et sans campagne de communication dédiée, l’Antenne citoyenne d’Onex a déjà vu passer plus d’une centaine d’usagers, signe que le besoin est bien là!

 

Vidéo: Canal Onex

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On a causé Ergonomie et accessibilité du Web…

Ni le match de foot Portugal-Tchéquie, ni la fête de la musique en France voisine, ni même l’une des premières belles soirées de l’année n’ont retenu la quinzaine de participants à cette septième causerie du jeudi consacrée à l’ergonomie et à l’accessibilité du Web.

Lætitia Giannettini, consultante dans le domaine de l’ergonomie et de l’accessibilité, ainsi que Julien Conti, spécialiste dans l’accessibilité du Web pour les malvoyants ont animé une causerie axée sur des exemples concrets, en majorité centrés sur les problèmes d’accessibilité liés au handicap.

Lætitia a tout d’abord rappelé les définitions de l’ergonomie et de l’accessibilité pour clarifier deux concepts qui, même si ils sont très proches, ne recouvrent pas la même réalité (voir sa présentation ci-dessous). Pour elle, les notions de pertinence et de valeur ajoutée des contenus constituent les mots-clés à prendre en compte, au-delà de celle d’utilisabilité que l’on met systématiquement en avant.

Elle nous rappelle que pour Tim Berners-Lee, le fondateur du Web, l’idée initiale était de le mettre à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales.

Lætitia évoque une accessibilité qui touche potentiellement tout le monde: chacun est, à un moment ou à un autre, un handicapé de la navigation sur le Web et de l’accès à la connaissance qu’il recèle. Qui ne s’est jamais retrouvé sur un site en se sentant complètement démuni, que ce soit en raison d’une interface impénétrable, d’une navigation peu intuitive ou de contenus incompréhensibles? Lorsque l’on se place dans cette perspective il est évident que l’accessibilité bénéficie in fine à tous. Et si il ne fallait retenir qu’une chose de cette causerie, Lætitia souhaiterait que ce soit celle-là! Au-delà, il faut aujourd’hui une prise de conscience accrue et une meilleure compréhension des problèmes d’utilisation et d’accès à l’information du web. Car il reste encore beaucoup à faire pour implémenter et rendre durable l’accessibilité des contenus Web à grande échelle.


Et ce n’est pas Julien Conti qui la contredira. Aveugle de naissance, Julien est en effet confronté quotidiennement au manque d’accessibilité de nombreux sites Web. Et il l’a illustré à travers quelques exemples choisis, nous faisant découvrir au passage sa dextérité à utiliser sa ligne braille et son logiciel de synthèse vocale pour naviguer à travers des pages et des contenus dont il ne peut à aucun instant avoir une vision d’ensemble.

Julien Conti teste quotidiennement les pages Web de notre administration cantonale ainsi que les formulaires mis en ligne. Il nous confirme le fait qu’une grande majorité des sites de la planète sont encore peu accessibles (60 à 70%), alors que la mise en œuvre de quelques règles simples pourraient changer la vie de très nombreuses personnes.

Il ne nous est malheureusement pas resté suffisamment de temps pour vraiment élargir la discussion et l’amener vers des territoires inexplorés. Nous avons toutefois terminé en abordant l’usage croissant des tablettes et des smartphones qui, si ils amènent leur lot de problèmes potentiels en terme d’accessibilité, sont dans le même temps porteurs de bien des opportunités pour les personnes en situation de handicap.

Quelques liens:

 

 

Ouverture de la première Antenne citoyenne

Lundi 14 mai sera à marquer d’une pierre blanche pour l’équipe du projet Antenne citoyenne! Ce jour-là, la première antenne du canton a en effet ouvert ses portes dans la commune de Thônex. Le projet a été concrétisé en un temps record grâce à l’enthousiasme du maire Philippe Decrey ainsi que de la responsable du service social Sandrine Fague.

L’Antenne citoyenne de Thônex est ouverte actuellement les lundi et vendredi après-midi. Seuls deux ordinateurs sont mis à disposition du public. Pas question donc pour l’instant d’y faire de la formation et de la sensibilisation pour des groupes.  Sandrine Fague se concentrera avant tout sur un accueil et un accompagnement individualisés et sur la remontée des besoins et des attentes des habitants de la commune.

Ces prochains mois constitueront une phase expérimentale pour cette première antenne. Il s’agira de vérifier l’adéquation des besoins de la population thônésienne avec ce que l’équipe de projet a imaginé et d’adapter les prestations de l’antenne dans une démarche agile de co-création.  Un bilan sera tiré ensuite pour envisager la pérennisation de l’Antenne citoyenne à Thônex.

 Les Antennes citoyennes sont appelées naturellement à se multiplier sur le territoire genevois : Onex va lancer la sienne en septembre; Versoix et Meyrin sont dans les starting blocs et d’autres communes ont témoigné leur intérêt. De leur côté, de nombreux acteurs du service public ont perçu la valeur ajoutée de cette initiative et entendent s’associer à la démarche. Pour mettre en relations ces différents acteurs et lancer d’emblée une dynamique d’échange et de co-création, la commune de  Thônex accueillera prochainement la première rencontre des personnes et institutions intéressées à créer cette dynamique en réseau autour des futures Antennes citoyennes du canton. Affaire à suivre…

Article de M Philippe Decrey dans le mensuel Le Chenois (mai 2012)

On a causé d’e-inclusion…

Les causeries du jeudi font désormais partie du paysage de la Muse comme l’attestent les nombreuses personnes qui se sont déplacées le 9 février dernier pour une soirée consacrée à l’e-inclusion. Pour illustrer ce thème, Clothilde Gosset est venue présenter le projet Antenne citoyenne qui entend répondre à la problématique de l’e-exclusion d’une part et à renforcer le lien social et la politique du « vivre ensemble » d’autre part.

Ce projet se veut ouvert: à la fois aux gens, à leurs attentes, à leurs idées. Alors plutôt que de s’attarder sur sa vision des choses, Clothilde a proposé aux participants une manière très « active » d’entamer la discussion en leur demandant d’imaginer leur propre antenne citoyenne. Quatre groupes se sont ainsi activés durant près d’une heure pour co-créer l’espace idéal, tel qu’ils pourraient l’envisager dans leur quartier.

En s’appuyant sur la Service Box développée par Think Services et présentée lors de la causerie de janvier, chaque groupe a pu élaborer et concrétiser sa vision de l’Antenne citoyenne. Les boîtes de carton amenées par Clothilde se sont vite retrouvées couvertes de dessins, d’images et de découpages qui ont permis de « raconter » chaque antenne et la partager avec tous (voir les vidéos ci-dessous). La discussion qui a suivi y a gagné en richesse et en intensité et le projet Antenne Citoyenne s’est certainement enrichi de quelques idées nouvelles. Un grand merci donc aux participants pour leur enthousiasme et pour leur contribution au projet !

Pour poursuivre les conversations initiées lors des causeries du jeudi,  le groupe « causerie de Genève » vous attend sur la plateforme imagination for people. Pour plus de détails, voir le billet suivant sur le site de la Muse.

Les Muse keepers ont également rédigé quelques lignes sur cette causerie.

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Des antennes citoyennes contre l’e-exclusion

L’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication ne doit pas nous faire oublier les inégalités qu’elles peuvent engendrer, que ce soit au niveau de l’accès à ces technologies, de leur usage ou de l’utilisation des informations auxquelles elles nous confrontent. Alors qu’il met en ligne un nombre croissant de prestations, le secteur public a une responsabilité particulière dans ce domaine et doit proposer dans le même temps des solutions concrètes pour éviter que ne se creuse un fossé numérique préjudiciable à notre société.

L’administration genevoise l’a compris et lance en ce début d’année le projet Antenne citoyenne, une opération pilote du programme Administration en Ligne. Ce projet d’impulsion veut répondre à la problématique de l’e-exclusion d’une part et à renforcer le lien social et la politique du « vivre ensemble » d’autre part. Il vise à mettre en place des espaces d’accueil accessibles à tous et au sein desquels une sensibilisation aux usages du numérique et un accompagnement dans les démarches administratives seront proposés.

Ces espaces sont destinés aux personnes qui pourraient sinon être exclues du développement économique et social de la société de l’information. L’idée des antennes citoyennes est inspirée des Espace Publics Numériques qui ont déjà fait leur preuves en France et en Wallonie notamment. Elle s’inscrit également comme une suite concrète du rapport de pré-étude Living Lab e-Inclusion que nous avions réalisé en 2009.

L’équipe de projet espère lancer ces prochains mois une série de pilotes dans les communes intéressées. La démarche se veut participative et ouverte, en co-construction avec les parties prenantes (Etat, communes, associations, citoyens) afin de mieux répondre aux besoins spécifiques liés à des contextes différents.

En s’appuyant sur des valeurs affirmées d’intégration, de proximité, d’ouverture et de simplicité, les antennes citoyennes renforceront la proximité entre l’administration et les usagers et dans un même élan contribueront à renforcer le lien social. De son côté le secteur public devrait être capable de s’appuyer sur les antennes citoyennes pour remonter les besoins et les attentes des usagers dans leurs interactions avec lui.

On attend donc avec impatience l’ouverture de la première antenne citoyenne genevoise. Pour en évoquer, voire en imaginer avec vous certains aspects, Clothilde Gosset (cheffe du projet) participera le 9 février prochain à la causerie du jeudi consacrée à l’e-inclusion (entrée libre et gratuite, inscription ici).

Enfin deux excellents documents pour s’immerger dans la thématique:

  • « Espaces publics numériques et politique de la ville, propositions pour mieux travailler ensemble au service des habitants des quartiers » (étude ANSA présentée sur le site de NetPublic)
  • « Penser l’avenir des espaces publics numériques » (résidence de la 27è Région accessible via le site Emergences numériques)