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L’Internet des objets – Présentations de la 23ème Journée de rencontre de l’OT

L’Internet des objets

L’évolution de la technologie nous ouvre de nouvelles possibilités. Les projections de Gartner prévoient plus de 25 milliards d’objets connectés mondialement en 2020. Et cela en excluant les téléphones, tablettes et ordinateurs qui représenteront eux encore environ 1.3 milliards d’unités.

Nos relations avec les objets, les autres individus et la société dans son ensemble changent profondément. Pensons au rapport que nous entretenons avec un petit objet qui a déjà eu un large impact: notre téléphone portable. Sa véritable révolution en tant que smartphone n’est apparue qu’il y a finalement peu de temps environ 6-7 ans. Et nous n’en utilisons certainement qu’une petite partie puisqu’il est fourni de beaucoup de différents capteurs. Et aujourd’hui d’autres objets se connectent en permanence à Internet et ont déjà commencé à changer le monde que nous connaissons.

La 23e Journée de Rencontre de l’OT nous a permis d’effectuer un tour d’horizon sur le thème de l’Internet des Objets. Avec nos orateurs, nous avons pu ensemble jouer le rôle d’éclaireurs, pour stimuler les idées à l’avant-garde. A travers les présentations stimulantes que vous retrouverez ci-dessous, nous avons voulu ouvrir le champ des possibles et mieux voir comment appréhender sous différents angles cette transformation que le monde numérique nous apporte.

Nous avons eu la chance d’avoir des spécialistes du sujet couvrant une palette large et variée, offrant une approche multiple sur le sujet avec les lentilles de la prospective, du design, de la santé, de la technologie, bien sûr, mais aussi des aspects sécuritaires, économiques et sociétaux.

Voici leurs présentations ainsi que l’enregistrement audio de leurs interventions, suivi d’une synthèse téléchargeable sur un fyler de deux pages.


 

Nicolas Nova
Nicolas Nova
Co fondateur de l’agence «Near Future Laboratory» et Professeur à la HEAD

Nicolas Nova s’intéresse aux questions d’usage et de prospective en lien avec les technologies numériques dans le domaine de l’urbain, des nouvelles interfaces et des cultures populaires (jeux vidéo, musique, art numérique). Il présente un tour d’horizon des objets connectés qui vont de l’ordinateur à des objets plus simples (le lapin Nabaztag) ou aujourd’hui ceux que l’on porte sur soi, dits “wearables”.

 

 

 


 

Christian Lovis
Christian Lovis
Médecin, Professeur aux HUG et chef du Service des Sciences d’Informations Médicales

Christian Lovis s’est spécialisé en Suisse et aux Etats-Unis en médecine interne et en médecine d’urgence, ainsi que sur les systèmes d’information médicaux. Il est président de la société suisse d’informatique médicale, expert pour la stratégie en matière de cybersanté. Sa présentation s’axe autour de ce qu’il qualifie aujourd’hui de “gadgets” mais qui demain deviendront des objets qui redéfiniront les relations avec le monde de la santé.

 

 


 

Didier Hélal
Didier Hélal
Développeur d’affaires chez OrbiWise, Docteur en électronique appliquée à la radar-météorolgie

Didier Hélal a précédemment occupé diverses fonctions chez ST-Microelectronics arrivant au titre de directeur du développement opérationnel. Il est titulaire d’un doctorat en électronique appliquée à la radar-météorologie, et auteur de plusieurs brevets et communications scientifiques. Il présente la startup où il travaille et les opportunités énormes et multiples offertes par les objets connectés de type “low power wide area network”.

 

 

 

 


 

Bernard Benhamou
Bernard Benhamou
Maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris, Enseignant à l’Université Panthéon Sorbonne sur la gouvernance de l’Internet

Bernard Benhamou est aussi ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet et conseiller de la délégation française au sommet des Nations Unies sur la société de l’Information. Il brosse un tableau sur les enjeux de la gouvernance des objets connectés sur Internet en donnant des perspectives sur les rôles essentiels que ceux-ci vont jouer dans nos sociétés ainsi que les nouveaux cadres que les institutions, les gouvernements et les industries devront inventer dans un futur proche.

 

 

 

 

 


 

 

Retrouvez un résumé de l’événement dans le flyer ci-dessous qui redonne le cadrage, présente les intervenants et synthétise brièvement leur intervention.

Résumé 23ème Journée de Rencontre de l’OT (pdf)

Journée du SITG 2013

bandeauSITG

Investir le territoire numérique

 

Comment utiliser les données et les outils du numérique – web – réseaux haut débit – services mobiles – plates-formes numériques de travail – TIC – pour développer notre territoire, créer de nouveaux services ou améliorer le rapport de la collectivité aux citoyens ?

Autant de questions et de réponses qui animeront la journée du SITG 2013 «Investir le territoire numérique» dédiée aux acteurs privés et publics impliqués dans le développement du territoire genevois.

L’ouverture des données publiques tiendra une place privilégiée dans le programme du jour !

Inscription sur le site du SITG.

Présentations de la 22e Journée de rencontre

Transformation des organisations

Le monde évolue. Nous façonnons de nouvelles technologies et ces technologies nous façonnent à leur tour. Elles changent nos usages, nos modes de vie, les relations que nous entretenons entre nous, avec les organisations qui nous entourent et avec la société dans son ensemble. Cette journée de rencontre a permis de faire un tour d’horizon sur le thème de “La Transformation des Organisations”. Le secteur public vit aujourd’hui une réelle transformation dans un monde toujours plus complexe, interconnecté et aussi limité dans ses ressources. Nous avons observé sous plusieurs facettes cette transformation souvent déclenchée par les usages du numérique: comment mieux servir les citoyens et les entreprises de notre canton? comment le design et l’innovation peuvent aider le secteur public? comment transformer nos systèmes de façon durable?

La 22e Journée de Rencontre de l’OT nous a permis d’aborder ce thème. Au cours de l’événement, nous avons eu la chance d’avoir une magnifique palette riche et variée de présentations pour stimuler nos idées. Nous avons voulu à travers nos invités et leur histoires ouvrir le champ des possibles sans pour autant reproduire à l’identique les expériences nécessairement différentes d’un autre contexte. Nous tirons des enseignements des ces expériences de transformation: comprendre les désirs des gens, expérimenter ce qui est techniquement réalisable et en comprendre ce qui est économiquement viable.

 


Pierre Maudet

Pierre Maudet
Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité dont dépend la Direction Générale des Systèmes d’Information.

 

 

 

 

 


 

Thierry Courtine
Thierry Courtine
Directeur de cabinet du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique du gouvernement français.

Le SGMAP est placé sous l’autorité du Premier ministre, ce service est mis à disposition de la ministre chargée de la réforme de l’Etat français . Sa mission est d’appuyer la transformation de l’action publique (projet innovants), de favoriser un usage pertinent du numérique (systèmes d’information), de la rendre plus transparente (ouverture données publiques), d’être au cœur de l’action sur le terrain et d’associer les agents à ces démarches.


 

Frank Grozel
Frank Grozel
Coordinateur du programme de Facilitation du Commerce de la Division sur l’Investissement et les Entreprises à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement CNUCED, ONU, Genève.

La CNUCED a conçu un système de e-gouvernement pour aider les pays en voie de développement. Ce système facilite la création d’entreprises ainsi que leur relations avec le gouvernement en étant plus transparent, plus simple. Le système est déployé dans de nombreux pays en Amérique centrale, en Afrique et en Asie.

 

Frank Grozel – Unctad 10 principes de simplification des procedures administratives

Site eRegulations et vidéos


 

Stéphane Vincent
Stéphane Vincent
Délégué général de La 27e Région, laboratoire de transformation publique des régions de France

La 27e Région est plus qu’un Think-Tank c’est un Do-tank des politiques publiques. Elle cherche à innover avec le secteur public. Elle explore de nouvelles façons d’améliorer la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques à travers des programmes de recherche-action. La 27e Région utilise des méthodes issues des sciences humaines, du design de services, de l’innovation sociale et bien sûr du numérique. Elle a aussi un but pédagogique et aide chaque Région a créer son propre laboratoire de transformation en rendant autonomes les agents de la fonction publique. Elle fait partie d’un mouvement de fond d’initiatives similaires en Europe et dans le monde, comme le Mindlab (DK), le SILK (GB), le Public Policy Lab (USA), le Design Lab (FIN).

 


 

MC Casal et Sabine Dufaux
MC Casal Sabine Dufaux
Fondatrices de Relax In The Air, Sabine Dufaux, stratège et MC Casal, stratège de l’expérience utilisateur et designer.

L’agence est spécialisée dans la conception de stratégies numériques et l’intégration d’écosystèmes numériques (site web, applications, médias sociaux, etc.) dans les entreprises et institutions. Relax In The Air travaille également sur l’expérience utilisateur et l’expérience client afin d’apporter simplicité et clarté aux contraintes que rencontre une marque avec son usager ou consommateur.

Au travers de l’exemple des Musées d’art et d’histoire de Genève, Sabine et MC nous présentent l’intégration d’un écosystème numérique qui a impliqué des changements structurels, organisationnels et culturels, et comment ce processus de gestion du changement a été mis en place.

Transformation des organisations – 22ème Journée de Rencontre de l’OT

Transformation des organisations

22ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique,
Vendredi 1er février 2013, 14:00-18:00,
hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève.

Les administrations publiques vivent actuellement une grande révolution.

Sous l’effet de l’usage massif des nouvelles technologies de l’information et de la communication, toutes les procédures sont revues de fond en comble.

Les barrières historiques entre les différents services administratifs tombent, les données et les informations deviennent compatibles entre elles, les usagers (citoyens, entreprises, organisations de la société civile) participent à la création de nouvelles valeurs,  l’automatisation des transactions abaissent drastiquement les coûts, les partenariats public-privé offrent une nouvelle approche de répartition de rôles, la personnalisation des services rend l’administration ouverte à de nouvelles formes de collaboration, les réseaux sociaux deviennent un moteur de la participation augmentée entre institutions et citoyens, les données jusqu’alors réservées à l’usage exclusif des administrations sont mises à disposition des usagers pour de nouvelles applications en co-création.

Enfin, les usagers eux-mêmes sont devenus des agents du changement en dessinant de façon plus participative avec le secteur public des services innovants basés sur les politiques publiques et données des administrations, mais permettant d’avoir un impact plus fort et durable sur notre société.

Une évolution émerge au niveau des pays où le secteur public se transforme: on passe d’un paradigme d’administration électronique basée sur les transactions à une forme d’action transformationnelle qui nous emmène vers l’administration de demain.

  • Quels sont les défis et les opportunités qui s’ouvrent devant nous?
  • Quels sont les exemples existants et innovants pouvant inspirer nos actions?
  • Comment  appréhender ce contexte nouveau, complexe et mouvant dans un modèle encore souvent classique et hiérarchique?
  • Quels éléments concrets pouvons-nous mettre en commun ou différencier pour aller de l’avant?

Tels sont les enjeux qui seront  abordés à travers plusieurs intervenants dans cet évènement pour mieux cerner le cadre, faire connaître les expériences, développer les idées et inspirer les évolutions futures des organisations publiques.

Les intervenants suivants participeront à l’évènement:

  • Pierre Maudet, Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité nous fera l’honneur d’intervenir au cours cette journée.
  • Thierry Courtine, Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, Gouvernement français.
    Modernisation de l’action publique
    Le SGMAP est une structure interministérielle du gouvernement français dont la mission est la modernisation de l’action publique. Elle pilote, coordonne et suit l’avancée au quotidien des projets de modernisation des administrations. Elle coordonne les travaux d’amélioration de l’action des administrations au profit des usagers, favorise le développement de l’administration numérique et anime les travaux de modernisation et d’évaluation des politiques publiques.
  • Frank Grozel, Programme de Facilitation du Commerce, CNUCED, ONU, Genève.
    Le gouvernement électronique est-il une solution pour des administrations faiblement institutionnalisées et des populations peu alphabétisées: l’expérience de la CNUCED dans les pays en développement
    Le programme de facilitation des affaires de la CNUCED a travaillé au cours des 10 dernières années avec une vingtaine de gouvernements de pays en développement en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, pour moderniser des procédures administratives tellement méconnues, complexes et fluctuantes que l’immense majorité de la population vit et travaille dans l’informalité. Paradoxalement, l’informatisation pourrait être la voie la plus efficace pour faire évoluer les administrations, traditionnellement fractionnées et auto-centrées, vers un service public unifié et centré sur l’usager.
  • Stéphane Vincent, La 27ème Région
    Organiser le “piratage bienveillant” des politiques publiques
    Depuis 2008, la 27e Région conçoit et met en œuvre des programmes de recherche-action visant à explorer des façons différentes d’innover dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques. Ces méthodes s’inspirent du design (design de services, design social), de la sociologie de terrain (ethnologie, observation participante), de l’open source (documentation, “piratage bienveillant”) et de l’innovation sociale. Stéphane Vincent, co-fondateur et délégué général de la 27e Région, reviendra sur les principales étapes de cette démarche expérimentale, et évoquera les derniers enseignements tirés, à partir de plusieurs dizaines d’expériences conduites depuis 4 ans.
  • MC Casal et Sabine Dufaux, Agence Relax In The Air
    Secteur public et numérique : le défi de la gestion du changement
    L’intégration des technologies numériques et de l’engagement social donnent l’opportunité aux institutions publiques de mieux servir et interagir avec leurs usagers. La mise en place de cet écosystème digital implique cependant des changements structurels, organisationnels et culturels. Au travers de l’exemple des Musées d’art et d’histoire de Genève, Relax In The Air montrera comment ce processus de gestion du changement centré sur l’utilisateur (publics et équipes des musées) a été mis en place.

L’entrée à cette Journée de rencontre est libre et gratuite mais pour en faciliter l’organisation, nous vous remercions de vous y inscrire en nous faisant parvenir un email à l’adresse ot@etat.ge.ch.

Hackaton make.opendata.ch sur le thème de la mobilité

Make.opendata.ch Camp 2012

Une mobilité plus intelligente grâce à l’ouverture des données publiques?

Le 30 & 31 mars 2012, le deuxième campus Open Data de Suisse fera se rencontrer développeurs et créatifs autour du thème de la «mobilité». Make.opendata.ch est un atelier expérimental où durant 2 jours informaticiens, journalistes, designers et citoyens porteurs d’idées exploreront les potentialités offertes par le développement rapide de solutions nouvelles et innovantes à partir des données publiques sur le thème de la «mobilité».

Les résultats du hackathon sont maintenant disponibles sur le site make.opendata.ch.

Comment maîtriser au mieux les fluctuations du trafic tout en respectant l’environnement (densité des flux, consommation des ressources, nuisances sonores, émissions polluantes …) et la sécurité (accidents de la circulation) ? Comment concilier les besoins croissants de mobilité (mobilité douce, piétons, vélos, transports publics, transports individuels motorisés, stationnements,…) avec le maintien d’un habitat attractif et d’un environnement sain, afin de préserver, voire d’améliorer, nos conditions de vie ? Voilà le genre de problèmes auxquels les participants pourront s’atteler.

Le campus make.opendata.ch se déroulera de manière conjointe sur Genève (à la Haute école d’art et de design – Genève (HEAD) ) et Zurich (Falcone) du vendredi 9h au samedi 17h. Chacun de ces sites offrira un espace d’échange et de discussion ainsi que l’infrastructure nécessaire à l’expérimentation et à la visualisation de données.

Venez-nombreux essayer une nouvelle forme de participation dans ce hackaton!

La manifestation est organisé par Opendata.ch, l’initiative suisse Open Data rattachée à /ch/open (Swiss Open Systems User Group) et SI (L’association professionnelle et spécialisée de l’informatique en Suisse).

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site make.opendata.ch. La participation est  gratuite et la restauration durant l’événement est offerte.


Contacts de l’association Opendata.ch
Antoine Logean, Communauté & Communication Suisse Romande
antoine.logean@opendata.ch, +41 079 351 84 82

Andreas Amsler, Community & Kommunikation Deutschschweiz
andreas.amsler@opendata.ch, +41 79 518 32 37

Dimension Cadastre

February 21, 2012 — Dr. Xavier COMTESSE, Avenir Suisse, and Dr. Giorgio PAULETTO, Observatoire technologique, State of Geneva, Switzerland

Selected as paper of the month in February 2012 by FIG (Fédération Internationale des Géomètres, International Federation of Surveyors).


(*) This paper was presented at Commission 7 Meeting in Austria, September 2011. The authors state that in the professions of cadaster both external and internal changes apply considerable pressure. This paper identifies the major trends that will most likely have an impact, apprehend the consequences expected and provide a structure for this development.

Une version de l’étude complète en français “Dimension Cadastre” est disponible sur le site de la Mensuration Officielle de la Confédération ou par le lien suivant Dimension Cadastre 2011.

ABSTRACT

The environment in which the professions of cadastre evolve has undergone profound changes. Technological innovation in the digital field has been considerable. Furthermore, social change has also been radically altered with, for instance, the emergence of social networks as a means of transforming our relations. Aside from the present crises, there have also been great changes in our economic evolution by the introduction of, on one hand, more flexibility and mobility and, on the other hand, the advent of globalization of production, work and consumption.

In addition to these exterior changes, internal changes have also taken place. These changes are specific to public administrations. Several trends can be mentioned: the evolution of the public discourse on transparency and accountability, the opening of public data, the emergence of the idea of a common good for our human societies. Other influences also have an impact, for instance, legislative change such as laws on administrative registers to foster interoperability or innovative professional software linked to the use of 3D.

These simultaneous changes apply considerable pressure on the profession. In this paper, we are going to identify the major trends that will most likely have an impact, apprehend the consequences expected and provide a structure for this development. We will try to give a general, coherent and prospective view of the evolution of cadastre.

Our paper will be divided into three sections:

  1. Push and pull evolutions
  2. Six strong foreseeable trends
  3. Synthesis and conclusion

SECTION 1: PUSH & PULL

Push

With the advent of the World Wide Web, the cadastre has entered globally in the digital era. This can be seen not only by how we input data, we look up for it, we store and exchange it, but also by the web applications nowadays offered to the public and their evolution. The general public has seen striking examples with Google Maps, Google Earth, Bing Maps, Street View, Sketch Up, etc. These applications can no longer be ignored by the professionals because they offer a new way of reading the territory and they inevitably structure what the public understands and wants. Similarly, several innovations regarding the use of these technologies are fundamentally modifying the profession. For example, let’s mention the “mash up” technique which allows (almost) anyone to use maps to create new applications, the phenomenon of geolocalisation through smartphones, the flow of data generated by individuals, global services accessible through cloud computing offering platforms and applications or the huge potential offered by the billions and billions of new IP addresses accessible with the new Ipv6 protocol.

This technological evolution is the first wave we’ve identified under the « Push » section for upcoming change. A second one is linked to global economic change, it redefines the links between producer and consumer, which overlaps between what is called “hard” and “soft” laws and also we will see between private and public goods. As they evolve, these waves of change define new behaviors we will necessarily be confronted to : copyleft and creative commons which complement classic copyright laws, the common goods which present different attributes in the digital world than it does in the physical sense, so called “prosumers” who actively participate in the design of the product / service he or she will use, crowdsourcing which uses the ingenuity of the internet users to create what no other organization could come up with.

The economy is directly impacted by these profound changes. One only needs to observe sectors like the music industry, entertainment, the media, or telecom sector to see this. Doubtless, other economic sectors will also undergo such significant shifts.

These shifts require the rethinking not only of customer relationships, but also of the entire business model. It is of paramount importance to understand that, by entering in the value chain, the customer transforms all economic relations: we are no longer in a formal contractual relationship but in a participative transformational partnership.

The recent events of Fukushima and the Arab Spring clearly show that the conversations, the media coverage and the spreading of ideas are now global, almost instantaneous and socially unavoidable. A wind of change is blowing on the social organization of our society. Networks are proving to be the tools of this change.

By redefining a social layer based on volunteer work, the lack of binding constraints and the non-punishable, society is entering in the era of soft laws. It becomes legitimate, in a certain way, to act even though there might not be a legal framework to support the action. This fact will have significant consequences on our societies not only in public, social and political action but also in professional applications and services.

Legitimate action has found a legalizing base by bypassing classical processes. Fields where increased participation has created concrete examples are a perfect illustration of this change of paradigm: open source software, open data or linking internet users. Henceforth, acting with a willingly participating population will allow us to perform tasks which have so far been intractable for public or private organizations. We are living this in practical terms with Wikipedia, YouTube or e-bird, the content of which is created and shared by users.

Thus the participative empowerment fueled by social networks redefines not only the social relation to public administration but also to ownership. Being able to add content to a parcel of official cadastre becomes a normal expectation for an increasing part of the general public. How should the owner position himself? And what about the cadastral systems, which must guarantee the information of real estate property?

These three « push » components, namely technology, economy and society, are the catalyze factors of an explosion that will profoundly change the actual definition of cadastre.

Pull

For the last decade or two, information systems have become more open and have integrated an increasing participation from people. There are 5 main stages to this evolution:

  1. informational (search / look up)
  2. transactional
  3. personalization
  4. augmented participation
  5. transformational

As mentioned previously, these stages correspond to external changes, linked to technology, economy and society, but there is more. They also show a political, legislative and administrative evolution. Indeed, we argue that both public and private institutions have also evolved from within, through an inside strength, a « pull », an attempt to adapt to the evolution of society in order to offer increasingly better services.

The following table illustrates this evolution:

Three key “pull” stages determine the change and progress of the cadastre professions:

  1. Social issues discussed at the political level,
  2. Elaboration of laws and regulations to address the political objectives (International soft laws, European laws, National parliaments),
  3. Regulations at a more local level that define the framework in which the public and private sector can act.

These three stages are interwoven in the political process and, together, form what we have called the pull process.

This pull process is, in a certain way, an institutional response to the push process and legalizes the existing (technological, cultural, economic and so on) behaviors created by society.
General model
Delivering online public services creates two essential transformations:

  • An increasing transfer of the administrative activity to the final user.
  • Simultaneously, a competence transfer to the final user.

The figure presented hereafter introduces a “transfer matrix”, which not only allows the monitoring of the progress made in the availability of public services ― and therefore benchmarking it ― but also becomes a strategic management tool. By improving the understanding of the present and future role of users (citizens, businesses, others administrations, and civil society organizations) this transfer matrix illustrates the paradigm shift for the public services.
We are now dealing with a citizen empowerment process that has to be engaged beyond the simple translation of administrative services into their online counterpart.

The figure presented above radically transforms the classic approach by clearly defining the type of activities now transferred to the users and the competence transfer that accompanies it. Here, we introduce new sophistication levels: namely the “Augmented participation” and the “Transformation” levels.

Therefore, the horizontal axis now represents the activity transfer with the following levels:

  • Passive Receiver: The user only has access to structured information that he or she can discover through search engines or tree structures.
  • Self-Service (One-Way): The user can choose specific documents and download them.
  • Self-Service (Two-Way): He or she can exchange documents or emails with the administration.
  • Do-It-Yourself: The user can perform complete transactions, including payments.
  • Co-Design: Both the user and the administration can personalize services (e.g. tax forms, etc.)
  • Co-Creation: The user can participate in the political and democratic life of his/her region or country (e.g. the Swiss model initiative and referendum, forum, etc.)

The vertical axis represents the competence transferred to the user of the online service. The levels of sophistication vary from raw “data” to the “model” level, as follows:

  • Data: At this level, we deal with raw data or measurements, such as those produced by statistical services.
  • Information: A context is added to the data so that a meaning is created.
  • Analysis: We now can infer a theory from information. This allows analysis and better understanding of phenomena.
  • Dynamic: Time is introduced. The time series add a new dimension to the previous theory.
  • Model: Forecasts can be made from the dynamic theories inferred by using the information available. Scenarios can be tested and simulated to forecast the effects of changes and to discuss future changes.

The 5 levels used in this model are defined as follows:

Informational / Search / Look up:
The user looks up information on the Internet. This phase is traditionally the first one to be implemented as an online service. This remains a strong demand from users. With the development of search engines, the way we look up information has drastically changed. The menu presentation is superseded by a fast access to information through these search engines, Google being the leading one.

Transactional One-Way:
The user can download documents. Even though this phase now seems very basic, it is still essential to the users who manage their documents electronically. A content and document management system is central to such activity.

Transactional Two-Ways:
The user can upload documents and send e-mails. It still is nowadays a major contribution but hasn’t reached all levels of the administration, especially for non structured demands. The user can perform complete transactions, including payments. This stage is a milestone for productivity gains and profitability of eGovernment initiatives. It is underway in most administrations around the world. This stage will be crucial for a sustainable system since it saves time and money both for the users and the administration.

Personalization:
The user can use personalized information and transactions. The documents are pre-filled for his/her personal use. The transaction is completely secure and customized. This phase will use a key element that closely resembles a folder called “My Files”. It will allow grouping all of the activities and administrative documents in a single virtual place that will be accessible at all times. The traceability of the transactions and activities will become essential to guarantee a sound accountability.

Augmented participation:
This level corresponds to what may be called a wiki-democracy where citizens and businesses can initiate change. This is exemplified by projects such as Open Government initiatives where users are asked to participate in the development of better administrative services. Another example is the Swiss initiative where citizens can propose new laws. In this context too, the U.S. primary campaign lead by Barack Obama is essentially based on participation. The field is of course very broad and much is left to explore in order to create new services in a connected world. Forums, blogs, social networks are only a few recent examples that have emerged, but most of the field still remains to be invented.

Transformational:
Co-creation is the key word here, leveraging mash-ups and crowdsourcing. This level profoundly modifies the concept of “common good” by redistributing the roles between the administration and the citizens. The latter are involved in the creation of a new digital administration. By opening up government data, citizens can transform the way the new public services are created and delivered. This transformation implies a redefinition of the “common good” and “public good”.

The transformation matrix defined by the transformation along two axes gives a more complete approach to the evolution and strategy of eGovernment online services than the classical model. By going beyond a benchmarking goal, it helps to drive a strategy. The progress of services can still be analyzed, but the tool now also helps to better define priorities and explain the evolution of the services. The users become active stakeholders of the project and not merely final users. By being turned into a participative partner and not having to adapt to a forced evolution, the relationship between the administration and its users changes to better serve the citizen-actor, as well as the entrepreneur-actor or the consumer-actor.

SECTION 2: SIX THESES

Trends

We have identified six major trends that will most likely have an influence on the vision of cadastre.
These trends are linked to technological, economic and social evolution, and come from the push process described above. They are also part of the emergent pull process that has begun to appear in several countries. The six theses presented hereafter influence the entire evolution of the field in which the cadastre operates. They tell us a story by adding dimensions not only in geometry but also in meaning.

Thesis 1: The cadastre will include the third dimension of the landscape and of the objects beyond the current legal framework.
Comment: The technology allows a thorough three dimensional vision of the land. This is now integrated in several products largely distributed by companies such Google and ESRI but also Nokia, Microsoft and several others. This paradigm change raises the issue of height, ownership and that of co-ownership (e.g. several owners of the different levels in buildings) and the rights attached to the third dimension such as for example the right to a view.
Consequence: A new 3D model of the land and of the buildings is necessary and land surveyors have to take 3D into account.

Thesis 2: The cadastre will blend the strategic map and the dynamic map of the land to show its historical evolution. Both views will evolve independently.
Comment: The push of technology makes it possible to store the information with different time stamps instead of erasing or superseding it. An animation of the evolution of an object or a region becomes possible by adding the dimension of time.
Consequence: The current separation between the static object and the dynamic object will be deeply transformed. A static object becomes a snapshot at a given moment of its dynamic version.

Thesis 3: The cadastre will be multifunctional and multijurisdictional.
Comment: The political as well as the technological influence foster the emergence of functions of a territory. Different regions can be viewed not only as jurisdictions, but also through the lens of different functions such as the environmental function, the transportation function, etc. It therefore will be possible to assess the impact of policies on different functions and to create many functional approaches to the territory. Moreover, the interoperability between various local cadastres will render a change of function possible upon request.
Consequence: The local cadastres will be blended into larger ones and include not only jurisdictional views but also functional views.

Thesis 4: Social networks will transform the cadastre.
Comment: The phenomenon of georeference by the public becomes a more and more normal and accepted tool to extend the cadastre. Almost all new moving devices include GPS chips (smartphones, cameras, cars, even cattle!) that can report flows of data. This allows to georeference the objects and their surroundings in a completely new way.
Consequence: The cadastre will deal more with flows of data and less with stocks of data.

Thesis 5: New commons will emerge as a referenced object of the cadastre.
Comment: Data will be more and more made available to the general public by the administration and, through mash-up techniques, will be transformed into a new virtual object the « Common Good ». This new object is a composition of several layers of data and services. It will create value and be used as a global public good.
Consequence: Both the private and the public sectors will gain added value by leveraging these new commons. As it is mainly composed of information, the resource is essentially non-rival (consumption by one person doesn’t prevent simultaneous consumption by another) and non-excludable (it is difficult if not impossible to prevent someone to have access).

Thesis 6: The cadastre will become an essential element of knowledge society.
Comment: The cadastre follows the same path as society as it evolves from an information society to a knowledge society. This is seen through the addition of georeference to many human activities, the emergence of co-creation by entire crowds, and the body of knowledge that the cadastre carries enters more and more into models and decisions. The objects of the cadastre will be part of a feedback loop that makes its way into knowledge society.
Consequence: Land surveyors will be dealing more with soft fields of knowledge rather than hard science in the future.

Guichet 3D

SECTION 3: SYNTHESIS AND CONCLUSION

This document presents the different thesis that will most probably change the cadastre professions. We tried to describe how activities and competencies are shifting from the provider to the end user. Six main theses are then described by integrating the main trends that can be seen today as transformational for the cadastre. These trends come form a push from exogenous shifts (technological, economic, societal) or from pull shifts (as the public services adapt and operate change).

This is still a work in progress and should be seen above all as a tool for thought rather than a firm conclusion. It can be used, for instance, as the basis of a conversation process specifically for professional software applications. We can anticipate a (r)evolution towards new dimensions for the cadastre. While leaving behind the map (2 dimensions), the cadastre is going towards far unexplored dimensions. It is this evolution towards new dimensions that we should work on to design together with the stakeholders a future cadastre to better serve society.

CONTACTS

Dr. Xavier COMTESSE
Director
Avenir Suisse
8, quai du Rhône
1205 Genève
xavier.comtesse@avenir-suisse.ch
+41 22 749-1100

Dr. Giorgio PAULETTO
Strategy and Technology Advisor,
Observatoire Technologique, State of Geneva
64-66 rue du Grand-Pré, CP 2285
giorgio.pauletto@etat.ge.ch
+41 22 388-1353

PDF version of the paper

PDF version of the presentation given at the FIG 7 Meeting Innsbruck September 2011

On a causé d’intelligence collective…

 Jeudi dernier, l’équipe de la Muse avait transformé leur grande salle en un petit ‘bistrot’ accueillant dans lequel nous avons pu lancer la première causerie du jeudi co-organisée par la Muse et l’Observatoire technologique. Une quinzaine de personnes se sont retrouvées autour de l’animateur de la soirée: Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING et Chief Visionary Officer (j’adore ce rôle) du projet Imagination for People qui servait de catalyseur aux discussions de la soirée.

Plus de deux heures d’échanges autour du thème de l’intelligence collective ont suivi; deux heures passées à découvrir dans un premier temps les grandes lignes du projet ImaginationforPeople.org, puis à partager les points de vue des uns et des autres en laissant la discussion se développer à partir du thème initial. Lorena et Kim ont repris dans un billet quelques phrases clés glanées au fil de la discussion.

Je n’irai pas plus loin ici: une causerie cela se vit, cela ne se raconte pas vraiment. Sauf à relever la richesse des débats, surtout lorsqu’à la fin cela a tourné à la véritable séance de brainstorming. Mais si il fallait malgré tout retenir une idée force de cette soirée c’est le fait que certaines idées proposées sur Imagination for People vous démontrent qu’il faut savoir constamment sortir de notre cadre de pensée habituel !

Jean-Michel a convaincu certains d’entre nous à contribuer à ce nouveau Wikipedia des idées que constitue Imagination for People. Les prochaines causeries du jeudi devraient ainsi s’inscrire dans la dynamique du projet. Le succès manifeste de cette première causerie du jeudi nous persuade dans tous les cas de continuer l’expérience dès la rentrée 2012 avec les multiples sujets qui nous trottent déjà dans la tête.

Un grand merci à Lorena, Kim et Antoine pour leur accueil et à tous les participants pour leur contribution active au succès incontesté de cette première édition.

Revivez la causerie avec le podcast proposé sur le site de la Muse.

En marge de cette causerie et de sa participation le lendemain à la 21è Journée de rencontre de l’Observatoire technologique, Jean-Michel Cornu est intervenu sur le sujet lors de l’émission Forum de la Radio Suisse Romande. A écouter (en fin de page) sur le site de l’émission.

Et si on causait ?


La Muse et l’Observatoire technologique s’associent pour vous proposer un nouveau format d’événement: les causeries du jeudi.

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Plateforme d’innovation ouverte et ascendante

Une communauté de citoyens à l’échelle internationale qui croient au pouvoir de la créativité pour trouver des solutions concrètes contribuant au mieux-vivre ensemble : l’imagination, en somme, au service du bien commun.

Inspiré par une alchimie mêlant Wikipedia, TED et l’envie d’un après-Facebook, Imagination for People a été créé comme un futur hub numérique dont les premiers pas sont un appel à une inventivité collective trans-frontières.

Comment favoriser le désir de créer pour et par les citoyens ? Comment proposer à de multiples communautés internationales un outil ergonomique et ludique qui « donnent envie » ? Envie de contribuer au mieux-être collectif ?Envie de concevoir et de tester des rapprochements inédits entre les citoyens, la sphère publique et le secteur privé ? Envie de prendre plaisir à créer du sens et de l’utile ?

Pour en discuter, Jean-Michel Cornu Chief Visionary Officer du projet présentera la plateforme Imagination for People.

Cette présentation servira de départ à la causerie qui suivra et contribuera peut-être, au développement de cette expérimentation sur le territoire genevois.

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Jean-Michel Cornu est consultant international depuis 25 ans. Il est également directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et Chief Visionary Officer du projet Imagination for People. Il intervient en particulier sur les sujets traitant de l’impact des technologies émergentes sur la société et sur l’intelligence collective.

Jean-Michel Cornu interviendra le lendemain lors de la 21ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique.

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21è Journée de rencontre de l’OT

L’Observatoire technologique organisera sa traditionnelle conférence de fin d’année le vendredi 25 novembre sur le thème des ‘nouveaux modèles‘. Les intervenants illustreront à travers des exemples concrets l’impact que les technologies de l’information et de la communication ont eu ces dernières années sur les modèles qui régissent la vie de nos organisation: modèles économiques, modèles d’organisation ou de management pour ne citer qu’eux!

Les orateurs suivants participeront à cette conférence :

  • Catherine Monfort, expert dans le domaine de la gestion de la propriété intellectuelle ;
  • Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération ;
  • Jean-Marie Leclerc, directeur général des systèmes d’information du canton de Genève ;
  • Serge Soudoplatoff, entrepreneur, enseignant, chercheur et conférencier.

La conférence sera introduite par M. Robert Monin, Secrétaire Général du Département des Constructions et des Technologies de l’Information de la République et Canton de Genève.

Le programme ainsi que les détails de cette 21ème Journée de rencontre sont disponibles sur le site de l’événement.

Si vous désirez y participer, nous vous remercions de vous inscrire sur le site Amiando.

Vous pouvez également vous inscrire directement par e-mail ou par téléphone auprès de Marie-Hélène Moutinho (+41 22 388 00 28).

Vision coréenne de la « smart society » de demain

Mardi 25 octobre dernier, HEC Genève et l’Institut de Science des Services de l’Université de Genève ont invité le Dr Seang-Tae Kim à partager  sa vision de la société de la connaissance de demain.

Seang-Tae Kim est président de l’Agence coréenne de la société de l’information. Depuis une vingtaine d’années il défend la vision d’une société de la connaissance et du savoir vers laquelle le secteur public coréen doit résolument s’orienter. La présentation qu’il a donnée devant une cinquantaine de personnes (en majorité des étudiants) s’est articulée autour de 4 concepts clés qui sont pour lui au cœur de la rupture que nous sommes en train de vivre: la nécessité d’une approche orientée sur l’humain, les défis liés à une population vieillissante, les incertitudes et les risques que nous devrons savoir gérer ainsi que le développement technologique.

Autour de ces 4 concepts, Seang-Tae Kim a élaboré une vision de la « smart society » de demain que j’ai trouvée très inspirante. D’une part parce que j’y ai retrouvé de nombreuses idées qu’avec notre directeur Jean-Marie Leclerc nous défendons depuis longtemps : approche sociétale, individus au centre, ouverture, autonomisation, vision globale, société du savoir, etc. Et d’autre part parce que Seang-Tae Kim insiste sur la nécessité d’ancrer sa vision dans des valeurs clés telles que la joie, l’équité, la créativité et la durabilité.

Concrètement, Seang-Tae Kim propose de créer, dans et pour la société, diverses plateformes sur lesquelles les individus ainsi que les secteurs privé et public pourront s’appuyer pour créer de la valeur dans une démarche d’innovation ouverte. Les technologies de l’information et de la communication doivent permettre de redonner le pouvoir aux individus en les aidant à exprimer leur créativité pour résoudre les défis à venir. Seang-Tae Kim insiste sur la nécessité de mettre en place des cycles vertueux de la connaissance et de l’innovation dans des écosystèmes qui restent encore à construire. Le secteur public et le monde politique ont un rôle important à jouer dans ce domaine et c’est pour faire prendre conscience de ces enjeux que Seang-Tae Kim œuvre inlassablement depuis une vingtaine d’années. Lorsque je lui ai demandé comment mettre en action cette vision de  « smart society », il a répondu qu’il n’avait pas de réponse définitive à ma question et que c’est en expérimentant que nous trouverons notre chemin. Mais il a noté dans le même temps que c’est souvent en traversant des crises majeures que nous sommes le plus aptes à assimiler concrètement certains concepts.

Enfin, lorsqu’on lui a demandé quelles étaient les qualités que devaient cultiver les étudiants d’aujourd’hui pour être à l’aise dans la « smart society » de demain, Seang-Tae Kim a  repris celles qu’il avait développées dans sa présentation: innovation ancrée dans la pratique, ouverture et confiance, créativité et collaboration auxquelles il a ajouté l’humilité sans laquelle nous avons toutes les chances de nous fourvoyer…

Ecoutez également l’interview que Seang-Tae Kim a donnée pour le journal de 6h de RSR la 1ère (commencer à 10’35).

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