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Transparence et blockchain hackathon

Ethereum

Le 26 novembre dernier, à l’initiative du Centre Universitaire d’Informatique (CUI) et de l’Institute of Information Service Science et avec le soutien de l’Observatoire technologique et du think tank Think Services, près de 70 personnes se réunissaient dans les locaux du CUI à Battelle pour un hackathon d’un genre un peu particulier consacré à la transparence. Particulier parce qu’il réunissait bien des hackers et des développeurs passionnés comme d’habitude, mais parce que dans le même temps des innovateurs, des designers, des fonctionnaires et autres citoyens concernés s’étaient joints à la fête.

La transparence constitue une opportunité majeure de repenser la démocratie en général et nos administrations publiques en particulier. Les défis dans ces domaines relèvent de questions importantes touchant notamment à la décentralisation, à la responsabilité, à la confiance ou à la sécurité.

Ce hackathon de 8 heures avait ainsi pour objectif d’explorer co-créativement de nouvelles approches et opportunités pour repenser la démocratie ainsi que les services proposés par les administrations publiques en utilisant la technologie blockchain qui offre des propriétés intéressantes de traçabilité et de confiance dans ce contexte: immutabilité et transparence des transactions dans le blockchain.

Pour l’occasion le professeur Jean-Henry Morin avait invité des membres de la communauté Ethereum (@ethereumproject) à venir partager leur plateforme dans le cadre de ce hackathon. C’est presque toute la délégation d’Ethereum que nous avons eu la chance d’avoir parmi nous avec Vitalik Buterin (@VitalikButerin)Stephan Tual (@stephantual), Ken Kappler (@KapplerKen), Taylor Gerring (@TaylorGerring), Mihai Alisie (@MihaiAlisie) et Roxana Sureanu (@RoxanaSureanu).

Jean-Henry-Morin & Ethereum team

Jean-Henry-Morin & Ethereum team

La plateforme Ethereum

La journée débute avec une présentation générale d’Ethereum, tout à la fois plateforme technologique, communauté et fondation. Ce sont les membres de la communauté Ethereum qui commencent par nous expliquer en quoi consiste leur plateforme.

L’objectif du projet est de «décentraliser le Web» en créant, à partir notamment de la technologie blockchain, une architecture qui doit permettre de créer une symphonie de solutions dans des domaines variés (médecine, votations, etc). Cette plateforme présente l’avantage dans ce contexte de vérifier une transaction numérique via le consensus d’une communauté d’utilisateurs distribuée, sans avoir à gérer la confiance ainsi obtenue via une autorité centrale. Cette notion de confiance distribuée et décentrlisée constitue le cœur d’Ethereum. C’est en bâtissant des solutions qui l’intègrent dans leurs gênes que l’on parviendra à réformer le système. Car si le blockchain a d’abord été implémentée pour vérifier les transactions de monnaies virtuelles telles que Bitcoin, elle peut être utilisée dans le même esprit pour n’importe quel contenu numérique et par conséquent pour concevoir n’importe quel service.

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We need more transparency in our society !

 

En proposant une solution technique qui permet de repenser notre vision de la confiance, de la sécurité, de la réputation ou de la transparence, la communauté Ethereum veut permettre aux gens de se questionner sur la manière dont nous effectuons de nombreuses opérations actuellement. Le modèle décentralisé proposé par leur plateforme casse en effet les hiérarchies dont s’accommode mal le monde de l’Internet et devrait permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires en abaissant considérablement la barrière d’entrée sur ces technologies aux potentialités considérables. Pour l’illustrer, on rappelle par exemple que l’infrastructure Bitcoin est 14’000 fois plus puissante que les 500 plus gros supercalculateurs de la planète.

Ethereum se positionne donc comme l’un des acteurs qui va proposer les outils qui vont participer à la redistribution de la croissance de l’économie du partage dans une logique d’autonomisation. Un participant relève cependant que dans ce domaine il faut bien intégrer deux acceptions de la confiance que les anglo-saxons distinguent clairement: la notion de TRUST (avec le cerveau) et CONFIDENCE (avec les tripes). On touche ainsi à la notion de réputation à laquelle Ethereum ne va probablement pas pouvoir répondre dans un premier temps. Mais les gens d’Ethereum sont convaincus que dans un proche avenir nous allons disposer des outils et des services qui vont nous permettre de mieux gérer la réputation en particulier et les aspects sociaux de manière générale.

Dans tous les cas, les technologies blockchain font déjà leur chemin hors des cercles d’initiés puisque des institutions établies telles que l’Union de Banques Suisses considèrent avec sérieux les potentialités offertes (voir par exemple cet article). Le vote électronique constitue un autre domaine dans lequel cette technologie est prometteuse.

People01

Manifestement les membres de la communauté Ethereum ont poussé leur réflexion bien au-delà de la technologie elle-même. Ces jeunes sont motivés et enthousiastes et ils ont manifestement envie de changer le monde. Ils ont été particulièrement convaincants dans les réponses très cohérentes qu’ils ont apportées aux questions fondamentales qui ont été posées, que celles-ci touchent à la technologie, à la confiance, ou à la perspective sociétale dans laquelle l’envisager.

Les différentes présentations amènent d’ailleurs tellement de questions que le hackathon prend du retard sur l’horaire prévu. Mais cela n’a pas trop d’importance au vu du nombre et de la richesse des discussions que cela a généré, que ce soit sur des sujets techniques ou sur des notions plus fondamentales impactées par les potentialités amenées par ce type de technologie.

La suite de la matinée enchaîne sur  un brainstorming de 30 minutes afin de proposer des idées de réalisations sur le thème de la transparence en se basant sur la technologie blockchain. Huit sujets sont proposés et les les participants embrayent sur 6 d’entre eux. Les réflexions sont nourries; on discute, on se défie, on dessine, on code…

Cette période de créativité dans les différents groupes me laisse le temps de discuter avec Taylor Gerring et Mihai Alisie, deux des membres de la fondation Ethereum qui participaient à l’événement. Ils m’apprennent que la fondation est actuellement concentrée à améliorer la robustesse et la fiabilité de la plateforme. La communauté est composée majoritairement de geeks qui ont rejoint le projet pour proposer une plateforme riche de promesses qui va permettre des avancées significatives dans de nombreux domaines. Des événements tels que ce hackathon les aident à faire connaître leur technologie, à la confronter au regard pointu des développeurs et à envisager de nouvelles applications.

GeekAttitudeMais au fil de la discussion, je suis frappé par la prise de recul que Tylor et Mihai réussissent à prendre par rapport à ce projet technologique. Tous deux ne perdent pas de vue le sens qu’ils donnent à tout ça. Pas de faux-fuyant dans leur discours; ils n’ont pas toutes les réponses à  mes questions et ils ne prétendent pas être les sauveurs de la planète. Ils travaillent en toute humilité sur une technologie riche de promesses qu’ils vont mettre à disposition de tous, sans orientation politique aucune. Les gens me disent-ils s’en empareront comme bon leur semble. Pour le meilleur, espèrent-ils, même si ils ne peuvent pas exclure des usages non souhaités. Mais il est illusoire selon eux d’imaginer de contrôler cela. Dans tous les cas, ils s’inscrivent dans une dynamique dans laquelle je me retrouve entièrement. Ils m’apprennent enfin que la majorité de la communauté Ethereum provient d’Europe et d’Amérique du Nord; mais elle compte également des contributeurs dans de nombreux autres pays.

Restitution des différents groupes

La dernière heure de ce hackathon est consacrée à la restitution des cogitations/réalisations des 6 groupes.

Ideas & Teams

Ideas & Teams

Groupe n° 1

Use of the block chain to manage rights on digital contents

Le groupe imagine une solution de gestion des droits associés à des contenus digitaux (ex fichiers, images, videos, etc). L’avantage est de pouvoir gérer des droits qui sont transférables de manière irrévocable grâce à la technologie blockchain. Une telle solution serait naturellement extensible à d’autres thématiques. Le groupe a évoqué une solution qui serait très utile dans la gestion des contrats juridiques. Une implémentation native de la licence Creative Commons serait tout à fait envisageable dans ce contexte.

Groupe n°3

Taxpayer spending and tracability

Le groupe a modélisé son approche. Leur idée est de pouvoir suivre l’utilisation qui est faite de nos impôts. Chaque contribuable pourrait recevoir disposer d’un compte créé via blockchain sur lequel sont versés ses impôts. Il dispose alors d’une traçabilité sur l’utilisation de cet argent. On peut imaginer que les gens ont la possibilité de prioriser la manière dont leur argent est dépensé ou alors de déterminer des seuils au-delà (seuils hauts ou bas) desquels leur argent n’est plus affecté à telle ou telle politique publique. Cela devrait permettre aux individus d’avoir un meilleure compréhension de la manière dont leur argent est dépensé.

Groupe n°4

Trustworthy file transfer

En se basant sur les mécanismes de certifications proposés par la plateforme Ethereum,, le groupe imagine une solution de transfert de fichier certifiée qui permet d’échanger des fichiers de manière sécurisée et certifiée. Un groupe de geeks, puisqu’ils ont déjà commencé à coder la solution qui selon eux fonctionne presque. L’ébauche de solution EtherFileCertification est publiée sur GitHub.

Groupe n°6

Transportation management

Le groupe imagine une solution de mobilité conçue selon deux perspectives: celle de l’utilisateur des transports publics et celle du transporteur. L’idée est de pouvoir identifier et suivre tous les bus circulant sur le réseau de transports publics et de pouvoir remonter les problèmes qui peuvent y être liés. Dans le même temps la solution doit permettre de gérer le payement et toutes les informations qui transitent autour de la mobilité et de remonter des informations utiles pour améliorer le réseau en fonction des besoins d’usagers (certifiés grâce à Ethereum).

Groupe n°7

eParticipation

La participation des citoyens grâce au numérique devrait pouvoir prendre une dimension nouvelle avec les potentialités offertes par la plateforme Ethereum. Le groupe part de cette hypothèse pour imaginer une observatoire participatif de la démocratie. L’idée est de documenter et de valider tout le processus démocratique et de le rendre ainsi plus ouvert et plus transparent en y incluant des mécanismes de validation qui améliorent le niveau de confiance global du système. Les commentaires et informations remontés sur la plateforme sont certifiés par la technologie Ethereum. Jean-Henry Morin évoque à propos de cette idée la nécessité de considérer le droit à l’oubli comme un prérequis du système.

Groupe n°8

Socially responsible code writing

Au vu des similarités entre les deux, le groupe propose une solution qui soit capable de gérer le code légal avec la même richesse de fonctionnalités que le code informatique. Il imagine par exemple un mécanisme de vote pas-à-pas sur les différents articles d’un texte de loi en considérant chaque article comme un objet indépendant. Une fois un quorum atteint, on peut transférer le texte de loi ainsi élaboré dans le processus habituel de votation. Un tel système devrait favoriser le droit d’initiative et abaisser la barrière d’entrée dans le processus démocratique.

Conclusion

Jean-Henry Morin conclut la journée en remerciant les participants et en interpellant les représentants de la communauté Ethereum: ce hackathon a démontré que les potentialités d’Ethereum sont innombrables et nous amènent bien au-delà du paradigme des crypto-monnaies d’où est née la plateforme. Stephan Tual l’admet bien volontiers et nous apprend que c’était le premier événement de ce genre autour d’Ethereum, c’est à dire en dehors des communautés traditionnelles de cryptographie.

Jean-Henry se réjouit en tous cas du grand nombre de gens présents et de la qualité et de la diversité des idées générées lors de cette journée. Les participants au hackathon sont selon lui tous des innovateurs en puissance qui vont changer le monde. Il conclut avec cette image forte reprise d’une discussion avec un membre de l’équipe Ethereum :

Nous participons à une course dans laquelle des gens comme ceux de la communauté Ethereum espèrent « être prêts » avec des solutions qui permettront au monde de s’en sortir lorsqu’il se cassera la figure (ou du moins lorsque le paradigme actuel aura vécu).

 

Rendez-vous est pris pour 2015 à une date restant encore à déterminer mais probablement sur la fin de l’été, début de l’automne.

Le soir-même Jean-Henry Morin a présenté les résultats de ce hackathon lors du 2ème Rendez-vous de la transparence organisé par le préposé cantonal à la protection des données et à la transparence du canton de Genève.


Références

Ethereum white paper : https://www.ethereum.org/pdfs/EthereumWhitePaper.pdf

Quelques références sur l’Etherpad de Ethereum

 


Un tout grand merci aux sponsors qui ont permis de réaliser cette journée dans des conditions parfaites :

University of Geneva, Centre Universitaire d’Informatique (CUI) et Institute of Information Service Science -ThinkServices.chObservatoire technologique, DGSI, Etat de GenèveFree IT Foundation et Fondation Raymond JacotSBEXEverdreamSoftOpendata.chEthereum

Lift11: Qu’est-ce que le futur peut faire pour vous?

28 janvier 2011 – Giorgio Pauletto

Genève accueille du 2 au 4 février la conférence internationale Lift dans sa sixième édition LIFT11. Cette conférence fait partie d’une initiative ancrée à Genève depuis sa fondation, ainsi qu’en Asie et en France. L’essence même de ces rencontres bâties autour d’une communauté forte est de regarder ensemble les prémisses du futur. Cela se construit concrètement en regroupant les personnes pionnières dans l’exploration des implications des technologies sur la société.

L’Observatoire technologique est présent à Lift depuis sa création et participe de plus en plus activement à cette communauté. Dans cette édition nous sommes particulièrement partie prenante puisqu’un atelier spécifique sera monté et animé par LiftLab pour co-concevoir des services urbains de demain sur des données telles que les traces digitales et les couches d’information géographiques en adressant des domaines comme la mobilité et la représentation 3D du canton de Genève.

Les innovations ne pourront émerger qu’en imaginant et co-designant les futurs possibles et la conférence Lift offre une communauté et un espace propices à ces réflexions prospectives. Nous vous invitons à lire le programme et bien sûr à venir participer. L’expérience d’être à Lift ne se raconte pas, elle se vit intensément en devant co-acteur de l’évènement, en transformant ensemble les idées et en s’inspirant de cette communauté très stimulante et bienveillante.

Atelier d’appropriation du plan stratégique des systèmes d’information

Patrick Genoud et Giorgio Pauletto

Mise en œuvre d’une méthode créative (Service Box) pour aider les membres du Collège spécialisé des systèmes d’information à s’approprier leur plan stratégique.


Dans le cadre de leur journée au vert du 9 juin 2010 les membres du Collège spécialisé des systèmes d’information (CS-SI) de l’État de Genève ont testé avec succès une méthode créative proposée par les membres de l’Observatoire technologique pour les aider à s’approprier leur plan stratégique.

Le contexte

Durant l’année 2009 les membres de l’Observatoire technologique apportent leur concours à un groupe de travail du CS-SI pour élaborer leur plan stratégique des SI de l’État de Genève pour les années 2009 à 2013. Ce document décrit les lignes de force qui visent à donner de la cohérence aux démarches d’évolution de nos systèmes d’information. Il présente les facteurs clés de succès ainsi que la stratégie retenue pour y parvenir.

L’élaboration de ce plan stratégique par un groupe de travail émanant du CS-SI permet de finaliser rapidement le document attendu. Un partage régulier de l’avancée des réflexions avec l’ensemble du CS-SI doit garantir une adhésion de tous au contenu de ce document. Mais le court délai de rédaction n’est pas forcément favorable à une réelle appropriation par tous les membres du CS-SI, tout au moins au niveau des valeurs que ce plan stratégique est sensé véhiculer. Or cette phase d’appropriation est essentielle si l’on souhaite effectivement tous tirer à la même corde et communiquer efficacement et d’une même voix sur ce document.

Pour faciliter l’appropriation du plan stratégique et pour vérifier dans quelle mesure chacun tient un discours cohérent sur le sujet, les membres de l’Observatoire technologique ont proposé au CS-SI un atelier tout à la fois créatif, ludique et sérieux…

La méthode

La méthode est inspirée de la Product-Box, l’un des jeux innovants (Innovation Games) proposés par Luke Hohmann. Ces jeux sérieux sont utilisés aussi bien par les start-ups de la Silicon Valley que par les net-ups du monde des innovateurs sociaux.

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Avec les membres de Think Services, un groupe de réflexion sur la science des services auquel nous participons, nous avons élargi le concept de la Product Box de Hohmann à une Service Box dont l’objectif vise à rendre plus concret et tangible les caractéristiques et les bénéfices attendus d’un service.

On déroule la Service Box au cours d’un atelier d’une durée de deux heures environ. Les participants se répartissent en groupes de 4 à 6 personnes. Dans une démarche de co-création ils disposent de 45 minutes environ pour matérialiser sur les 6 faces de la boîte les bénéfices attendus du service traité.

La boîte permet de passer beaucoup plus facilement des concepts au concret ; un concret sur lequel les participants peuvent beaucoup plus aisément rebondir en le complétant et en l’enrichissant d’idées nouvelles rendues tangibles par des images, des dessins, des découpages, des mobiles ou par tout autre support à leur imagination. Les six faces de la boîte constituent également une contrainte qui force les participants à aller à l’essentiel et à prioriser de facto leurs messages.

Une fois la boîte terminée, celle-ci sert de support à la narration, au storytelling. Le groupe raconte son histoire, « vend » son service, en s’aidant de la boîte et de la symbolique qu’elle véhicule.

Cette démarche de co-construction améliore la compréhension, l’appropriation et la valorisation du service qui sinon reste purement intangible. Elle permet également de mettre l’accent sur les éléments de valeur plutôt que sur les simples fonctionnalités attendues.

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Voir la fiche décrivant la méthode sur le site de Think Services.

L’atelier

L’atelier réunit trois groupes de 4 à 5 personnes (tous membres du CS-SI) dont l’objectif est de rendre lisible et tangible les bénéfices attendus de leur plan stratégique. Avec des responsables de systèmes d’information habitués à parler « coûts » et « qualité », nous insistons sur l’importance à accorder à d’autres aspects que peut prendre la valeur ajoutée de leur plan stratégique, à savoir sa « valeur d’usage » et sa « perception ».

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Valeur ajoutée d’un service
(selon Diem Ho, IBM)

Durant la phase créative chaque groupe tangibilise les aspects essentiels du plan stratégique sur la boîte de carton en l’enrichissant de ses apports créatifs. On échange ses points de vue, on confronte ses visions, on dessine, on découpe, on colle, pour recommencer encore si une création a appelé une autre idée…

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Phase de créativité

A l’issue du processus d’échange et de créativité, la boîte sert de support à l’exercice de narration qui vise à « vendre » le plan stratégique aux différentes parties prenantes (secrétaires généraux, collaborateurs, etc.). Le discours est toujours très imagé, souvent teinté d’humour. De belles histoires dont s’inspirer pour « raconter » ce plan stratégique à d’autres…

Retours des participants

L’exercice visait initialement à l’appropriation du plan stratégique du CS-SI par ses membres. Mais il a finalement démontré que cette appropriation était déjà effective : même si les narrations proposées par les trois groupes étaient différentes, tous s’accordent sur la cohérence des messages entendus. L’exercice aura donc eu le mérite de démontrer que le plan stratégique a été compris et intégré par les membres du CS-SI. Ce constat constitue en soi un résultat remarquable de l’atelier.

Tous les participants reconnaissent la richesse de cette démarche de tangibilisation de concepts très abstraits. Elle a produit dans ce cas des messages variés, reposant sur des valeurs communes. En s’inspirant des trois narrations, on a maintenant la possibilité de véhiculer des message différents selon le public visé.

Les participants apprécient également le fait que cette méthode permet de décliner leur plan stratégique sous forme de métaphores qui en faciliteront certainement la communication. Même si elles ne reflètent pas toujours parfaitement toute l’exactitude voulue, ces métaphores laissent au public un espace de liberté appréciable pour mieux s’approprier le discours. La Service Box constitue ainsi un excellent exercice de maitrise de la complexité et permet de véhiculer un message plus simple et plus accessible.

Enfin tout le monde s’accorde sur le fait que le travail de co-création dans un esprit ludique permet de souder encore plus un comité dont le travail d’équipe est clairement ressorti durant cet atelier !

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Les boîtes produites durant l’atelier !