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Conférence sur l’avenir du Web

31 mars 2011 – Giorgio Pauletto

Le Web, un outil pour le développement?

L’Université de Genève et la World Wide Web Foundation organisent une grande conférence sur l’avenir du Web, le mercredi 6 avril prochain, avec Tim Berners-Lee, inventeur du Web, et Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique.


L’avenir du Web
Un outil pour le développement?
Uni Dufour, mercredi 6 avril, 18h

Gordon Brown et Tim Berners-Lee se donnent rendez-vous à l’Université de Genève pour discuter de l’avenir du World Wide Web comme outil au service du développement. L’accès à Internet devrait-il être considéré comme un droit humain fondamental? Quelles sont les potentialités du Web en tant qu’instrument dans l’amélioration des conditions de vie de populations défavorisées? Ces questions, que l’usage du Web et des téléphones portables dans les événements récents en Tunisie, en Egypte et en Libye a placées au coeur de l’actualité, sont d’une importance cruciale pour tenter de renouveler les approches relatives aux problèmes qui touchent les pays en développement.

La discussion sera modérée par Alberto Ibargüen, directeur général de la Fondation Knight.
Elle aura lieu en anglais, avec interprétation simultanée en français.

Venez-nombreux!

http://www.unige.ch/presse/archives/2011/web.html

Voir la vidéo en ligne (eng/fre).

Retour sur Lift 2011

11 février 2011 – Patrick Genoud

Sous le slogan « What can the future do for you ? » la conférence Lift a réuni à Genève plus de 1’000 participants du 2 au 4 février 2011. Un record de participation qui récompense la qualité (supérieure à celle de l’année dernière) du programme proposé cette année par Laurent Haug et son équipe.

Fidèle à un format qui a fait ses preuves au cours des éditions précédentes, les organisateurs nous ont proposé durant trois jours « l’expérience Lift ». Car au-delà des habituelles présentations bien formatées que l’on retrouve dans toutes les bonnes conférences, c’est bien à travers l’expérience offerte aux participants que Lift appose sa patte: que ce soit en laissant les membres de la communauté Lift s’exprimer lors des open stages ou des ateliers de co-création ou en proposant des lieux de détente conviviaux et propices à la conversation, des expositions où l’art côtoie le bidouillage technologique, des échanges permanents online et offline, une couverture vidéo qui vous permet de ne pas en perdre une miette, le tout agrémenté de soirées mémorables et appuyé sur une organisation très professionnelle.  Ainsi comme chaque année, ce qui fait la vraie richesse de Lift, c’est la multiplication des rencontres et des échanges rendue possible durant ces trois jours.

Visualisation des plus de 5’000 tweets envoyés durant Lift11 (Adrian Kuhn)

De l’édition 2011 je retiendrai des présentations de qualité telles celle de Brian Solis qui, en rebondissant sur le slogan de Lift11, nous engage à prendre en main notre futur en nous préoccupant notamment de ce véritable trésor qui est entre nos mains: notre capital social. Brian insiste sur le fait qu’au sein des réseaux sociaux, ce qui peut nous servir peut également se retourner contre nous. Sachons rester attentifs et critiques!

J’ai également beaucoup apprécié la présentation de Nick Coates sur le présent et le futur de la co-création. Une excellente synthèse de ce qu’est la co-création aujourd’hui, des règles à suivre pour s’y engager correctement ainsi que des défis auxquels il faudra savoir prendre en compte dès demain, le premier étant celui de savoir conserver l’élan créé ces dernières années autour de ce type de démarche.

Enfin Kevin Slavin nous a parlé des algorithmes qui gouvernent nos vies. Rien de forcément nouveau sous le soleil, si ce n’est une indispensable piqûre de rappel pour que nous ayons toujours à l’esprit le fait que les algorithmes dictent sournoisement passablement de nos choix. Nous n’avons pas beaucoup de prise sur ces agents opaques et inscrutables. Sachons cependant rester vigilants pour ne pas nous laisser entraîner trop loin.

Mais comme dans toutes les conférences la règle veut qu’il yait à boire et à manger, je mentionnerai également le flop de Jean-Claude Biver dont la vacuité des propos l’a littéralement poussé à s’envoler à la fin de sa présentation. Déception également avec le discours assez creux de Robert Scoble qui s’est contenté d’aligner les nouvelles perles de la Silicon Valley sur son fil, mais sans véritable mise en perspective ni esprit critique.

Et s’il fallait mettre un bémol aux présentations de cette 6ème édition c’est peut-être dans un contenu un peu trop consensuel à mon goût qu’il faudrait le chercher. La quasi totalité des présentations en lien avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux confortent en effet l’image d’un monde idéal de l’Internet d’aujourd’hui et de demain qui entraîne inexorablement la population de la planète dans son sillage et dans lequel semble se complaire une majorité des participants. Une attitude un peu plus critique et une dose d’impertinence seraient à mon avis salutaires. La présentation (par ailleurs excellente) de Don Tapscott est illustrative de cet état de fait. Don s’enthousiasme sur l’influence (considérable) des réseaux sociaux dans les révolutions tunisienne et égyptienne, prémices d’un nouveau mode de gouvernance décentralisé pour ces pays. On était tombé dans la même euphorie à propos des émeutes en Iran l’année dernière et  l’étude des faits n’avait finalement pas résisté à l’analyse.

Au niveau des ateliers, j’ai vécu de l’intérieur le stimulant « iGraffiti: mobile Public Debate in the Urban Space » proposé par Jean-Henry Morin ainsi que celui organisé par Nicolas Nova et Vlad Triffa « Smart Cities: how to move from here to there?». Beaucoup d’idées générées durant ces deux ateliers, et surtout de nombreuses pistes qui ont permis de défricher des terrains encore vierges.

Enfin l’Observatoire technologique a profité de Lift11 pour organiser avec Lift Lab un atelier visant à co-créer des services innovants à destination des citoyens en se basant sur des données publiques ouvertes. Cet atelier sur lequel nous reviendrons prochainement réunissait sur invitation, autour des thèmes de la mobilité et des données 3D, plus de vingt personnes : experts, spécialistes de l’administration genevoise et membres de la communauté Lift.


Lift11: Qu’est-ce que le futur peut faire pour vous?

28 janvier 2011 – Giorgio Pauletto

Genève accueille du 2 au 4 février la conférence internationale Lift dans sa sixième édition LIFT11. Cette conférence fait partie d’une initiative ancrée à Genève depuis sa fondation, ainsi qu’en Asie et en France. L’essence même de ces rencontres bâties autour d’une communauté forte est de regarder ensemble les prémisses du futur. Cela se construit concrètement en regroupant les personnes pionnières dans l’exploration des implications des technologies sur la société.

L’Observatoire technologique est présent à Lift depuis sa création et participe de plus en plus activement à cette communauté. Dans cette édition nous sommes particulièrement partie prenante puisqu’un atelier spécifique sera monté et animé par LiftLab pour co-concevoir des services urbains de demain sur des données telles que les traces digitales et les couches d’information géographiques en adressant des domaines comme la mobilité et la représentation 3D du canton de Genève.

Les innovations ne pourront émerger qu’en imaginant et co-designant les futurs possibles et la conférence Lift offre une communauté et un espace propices à ces réflexions prospectives. Nous vous invitons à lire le programme et bien sûr à venir participer. L’expérience d’être à Lift ne se raconte pas, elle se vit intensément en devant co-acteur de l’évènement, en transformant ensemble les idées et en s’inspirant de cette communauté très stimulante et bienveillante.

La co-création dans le service public – Le 12:30 sur RSR1

30 novembre 2010 – Giorgio Pauletto

La co-création sera un thème central de la prochaine conférence Lift sur les nouvelles technologies et leurs usages, qui aura lieu en février 2011 à Genève. Trois mois avant cette nouvelle édition, la co-création fait l’objet d’une présentation-débat dans le cadre des First de Rezonance, mardi 30 novembre 2010, au siège de la Fédération des entreprises romandes. L’interview de Giorgio Pauletto, conseiller en technologie et stratégie à l’Observatoire technologique de l’État de Genève. Une interview donnée au journal Le 12:30 de la RSR1 le 29 novembre 2010 (Radio suisse romande, La première).

RSR1

Le 12h30 (avec Giorgio Pauletto)

Lien sur le site de l’émission

Lien sur le fichier

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter avec profit les deux derniers chapitres de Administration Demain.

Un grand succès pour notre Journée de rencontre 2010

Notre  Journée de rencontre 2010 a rencontré un succès réjouissant: la confiance à l’ère du numérique a en effet retenu l’attention de près de 250 personnes. Après l’introduction de notre secrétaire général Robert Monin qui a souligné l’importance du rôle de l’OT dans l’évolution des systèmes d’information de l’administration genevoise, les cinq orateurs de l’après-midi nous ont brossé un tableau varié et parfois provocateur de ce sujet passionnant.

Vous pouvez déjà retrouver les présentations de cette journée ici.

Le résumé et les vidéos de cette conférence dans un prochain billet!

Ils en ont parlé le 19 novembre:

Le 12h-13h (avec Patrick Genoud)

Le 12h30 (avec Olivier Glassey)

Journée de rencontre du 19 novembre 2010 – La confiance à l’ère du numérique

Cette 20è Journée de rencontre aura lieu à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia, 4 rue de la Prairie, 1202 Genève) Aula G. Charpak


L’accès à cette conférence est libre et gratuit, mais dans le but d’en faciliter l’organisation, nous remercions les personnes qui ne se sont pas déjà inscrites via le système de messagerie interne de l’Etat de Genève de bien vouloir s’inscrire via le service en ligne Amiando.

amiando

Vous pouvez bien entendu vous inscrire directement par e-mail ou par téléphone auprès de Marie-Hélène Moutinho (+41 22 388 00 28).


La confiance à l’ère du numérique


La confiance se situe au cœur de nos relations avec autrui, que ce soit à titre personnel ou professionnel. Dès qu’il existe une incertitude liée à l’échange, la confiance devient le pré-requis indispensable qui rend possible l’engagement réciproque et le maintien de relations sociales durables.

Mais si elle joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre société, la confiance reste toujours un concept difficile à appréhender en raison de la complexité et de la pluralité des situations dans lesquelles elle s’exprime. Et alors même que cette notion nous échappe dès qu’on cherche à la cerner et à la caractériser dans le réel, le monde numérique semble vouloir en redéfinir les règles ou du moins en privilégier certaines au détriment des autres. Or la confiance constitue un véritable « repère public » que nous devrons savoir préserver dans le nouveau paradigme de la société de l’information et de la connaissance.

Quelles sont les pistes pour y parvenir ? En quoi et en qui a-t-on confiance dans le monde numérique ? Doit-on y inventer de nouveaux modèles ? Ou faut-il plus simplement mieux comprendre ce qui se passe dans le monde réel pour le réappliquer dans le virtuel ?

Cette 20ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique confrontera plusieurs regards croisés sur le sujet et tentera d’apporter des réponses à ces questions.


Programme

14h00 – Message de bienvenue de l’Observatoire technologique

14h05 – Introduction de la journée, Robert Monin, secrétaire général du DCTI, Etat de Genève

14h15 – « Communautés de confiance et médiations techniques : la construction pragmatique des réciprocités robustes » , Olivier Glassey

14h50 – « Nouvelles approches de la confiance numérique : vers un désir de confiance ? », Renaud Francou

15h30 – Pause

16h00 – « L’agrément, un outil digne de confiance », Isabelle Dubois et Anne-Catherine Salberg

16h35 – « « To trust or not to trust », telle est la question. Et si nous renversions quelques hypothèses ? », Jean-Henry Morin

17h10 – Conclusions et perspectives, Jean-Marie Leclerc, directeur général du CTI, Etat de Genève

17h30 – Cocktail

PDF - 106.9 ko
Le programme au format pdf (106 Ko)

Posez vos questions !

Posez sur Google moderator les questions qui vous interpellent à propos de la confiance à l’ère du numérique. Nous pourrons ainsi les relayer aux orateurs avant la conférence !

Naturellement il restera toujours la possibilité de questionner les orateurs directement après leur intervention !


Les intervenants de la Journée 2010


La confiance à l’ère du numérique

20ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique


Isabelle Dubois et Anne-Catherine Salberg sont les Préposées à la Protection des données et à la Transparence du canton de Genève. Leur philosophie est de favoriser une attitude proactive et de développer, avec les usagers et les institutions, la coopération et le dialogue.

Ce mode de faire leur a permis de développer de nouveaux outils propres à créer la confiance, non seulement entre les citoyennes et citoyens et les institutions, mais également au sein même de celles-ci. Leur approche promeut la collaboration interdisciplinaire, en particulier entre les juristes et les systèmes d’information.


Olivier Glassey est sociologue, responsable de l’unité de recherche « Etudes sociales des sciences et des techniques » au sein de l’Observatoire Science, Politique et Société de l’Université de Lausanne.

Il étudie depuis une dizaine d’années les conditions d’émergence des processus de collaboratifs de masse en ligne. Olivier Glassey s’intéresse plus particulièrement aux les modes de construction de la confiance et de la défiance dans les réseaux sociaux en ligne, la formation de la mémoire collective au sein des communautés virtuelles ou encore les formes de production des classifications ouvertes (folksonomies).


Renaud Francou est chef de projet à la Fondation internet nouvelle génération (FING), un Think Tank qui explore le potentiel transformateur des technologies quand il est placé entre des millions de mains.

Il a successivement conduit des missions d’animation des acteurs de la société de l’information, participé au programme « Villes 2.0 » et animé le programme « Identités actives » sur les nouvelles approches de l’identité numérique.

Depuis cette année, il anime un travail collectif rassemblant chercheurs, innovateurs, industriels et acteurs publics autour des « Nouvelles approches de la Confiance Numérique » avec la Fondation Télécom.


Jean-Henry Morin est professeur associé en ingénierie des services informationnels au département de systèmes d’information de l’université de Genève.

Ses recherches dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information portent notamment sur la gestion des droits et des politiques électroniques (Digital Rights Management, DRM), la gestion d’exceptions dans ces environnements, les facteurs d’adoptions de ces technologies ainsi que leurs enjeux sociétaux dans une économies globalisée de services dématérialisés.


Jean-Marie Leclerc directeur du Centre des technologies de l’information de l’Etat de Genève.