Patrick Genoud

Conseiller au numérique et à l’innovation dans le secteur public

Author's posts

On a causé de cloud et de libertés…

Censure

Les mastodontes de l’Internet (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et les autres) connaissent actuellement à peu près tout ce qui concerne notre vie privée en ligne. Les gouvernements nous espionnent massivement, tandis que les applications dans le cloud deviennent les solutions par défaut pour les personnes comme pour les entreprises. L’essor de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets ou du Big Data remettent toujours plus en question notre espace de liberté.

Cette évolution qui semble inéluctable nous amène-t-elle vers une dictature numérique ? Ou peut-on imaginer une alternative plus libre et plus responsable ?

En compagnie de Pascal Kotte, la Causerie du jeudi 22 septembre à la Muse Bouge a discuté de ces tendances et envisagé avec lui quelques pistes pour protéger nos libertés à l’ère du numérique.


 



 

Pascal Kotte est conseiller numérique indépendant, formateur, fondateur et président de CloudReady. Il est  également co-fondateur de ICT-a.ch, et de Léman Innovation Numérique.
Pascal Kotté se décrit comme un réducteur de fracture numérique et un éthicien digital. La devise de Pascal est que le numérique doit servir à connecter non seulement des ordinateurs, mais tous les humains, dans l’optique de construire un avenir meilleur.

Beau succès pour le lancement de Genève Lab

Mardi 11 octobre, l’auditoire de la Fédération des entreprises romandes, composé pour un tiers de fonctionnaires de l’administration cantonale et pour deux tiers de la société civile genevoise, a pu assister à toute une série de présentations sur le thème « Innover autrement » dans le cadre de la 25ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique.

Elles ont permis aux 300 personnes présentes de se familiariser avec les livings labs et de découvrir les méthodes utilisées pour inciter les citoyens et les PME à venir contribuer à la construction de différents projets. Des exemples concrets ont notamment été présentés dans le domaine du soutien aux aînés et de l’optimisation énergétique.

Cette après-midi a également été l’occasion de lancer officiellement le dispositif Genève Lab, au service de l’administration cantonale et de l’ensemble de la société civile genevoise.

Ne manquez pas de rejoindre Genève Lab lors du prochain événement du 2 novembre.

Innover autrement – 25ème Journée de rencontre de l’OT

Journée de rencontre 2016

Innover autrement

25ème Journée de rencontre
de l’Observatoire technologique

Mardi 11 octobre 2016 – 14h00-17h30 – FER-Genève


Dans une société où le numérique prend une place toujours plus importante, c’est souvent la technologie qui est source d’innovation. Mais elle trouve aussi sa richesse dans des méthodes agiles et des expérimentations impliquant fortement les utilisateurs.

De nombreux dispositifs d’innovation intègrent cette nouvelle donne et savent en outre s’appuyer sur la richesse des compétences académiques et entrepreneuriales locales.

Ces dernières années de tels dispositifs sont devenus de puissants instruments permettant d’impliquer efficacement l’utilisateur à tous les stades du processus d’innovation, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité et la croissance des régions concernées.

L’Observatoire technologique de la Direction générale des systèmes d’information développe actuellement un tel laboratoire d’innovation orienté citoyens.

Il profitera de sa 25ème Journée de rencontre, organisée cette année en partenariat avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève pour en présenter les grandes lignes. Cette conférence sera également l’occasion d’éclairer un sujet qui concerne tout autant les habitants et les entrepreneurs de notre région que les membres du secteur public.

Téléchargement

Programme « Innover autrement »


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Pierre Maudet

Pierre Maudet

M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie nous fera l’honneur d’introduire cet événement.


Léthicia Rancurel

« De la big data aux services urbains de demain, comment se construit une Smartcity:
l’exemple du TUBA à Lyon »

Créé en 2014, le TUBA est porté par l’association à but non lucratif Lyon Urban Data. Le projet « Lyon Urban Data » réunit depuis 2011 des acteurs publics et privés qui ont la volonté de créer une dynamique autour de la thématique de la « ville intelligente ».

La conception et l’expérimentation des services s’inscrivent dans des démarches d’innovation centrées usager et s’appuient sur les principes de l’intelligence collective, du design et des sciences sociales. Les parties prenantes sont ainsi intégrées dès les premières phases du processus d’innovation et jusqu’à l’expérimentation du service afin que celui-ci réponde au mieux aux besoins des utilisateurs finaux.

Léthicia Rancurel est directrice de l’Association Lyon Urban Data, depuis 2013 et du TUBÀ (Tube à expérimentations urbaines), lieu d’innovation et d’expérimentation regroupant un consortium de partenaires publics et privés.


Nathalie Nyffeler et Laurent Soldini

« Senior Living Lab, nos aînés au coeur de l’innovation »

Le vieillissement de la population est un enjeu phare pour nos sociétés occidentales. Les défis y associés nécessitent des propositions innovantes et interdisciplinaires. Lancé en mars 2015 et soutenu par la Fondation Gebert Rüf Stiftung, le Senior Living Lab est le premier Living Lab de Suisse romande qui ambitionne de trouver des solutions pour contribuer au bien vieillir en favorisant les projets de co-création avec et pour les seniors.

Nathalie Nyffeler est professeure HES à la HEIG-VD et responsable de la filière Master HES-SO Innokick (Integrated Innovation for Product Development). Laurent Soldini est designer industriel et de produits, ainsi que chef de projet Ra&D à l’ECAL et indépendant.


Joëlle Mastelic

Joëlle Mastelic

« L’Energy Living Lab : un écosystème d’innovation au service de la transition énergétique » 

Un Living Lab est un laboratoire vivant, une plateforme physique et virtuel d’échange, à l’échelle d’une région, et dans lequel les usagers participent au développement de produits et services innovants (co-création). L’Energy Living Lab, projet pilote de la HES-SO, a rassemblé les institutions publiques, les entreprises et les usagers afin d’imaginer et de co-développer de nouvelles solutions énergétiques viables.

Joëlle Mastelic est professeure HES au sein de l’Institut Entrepreneuriat et Management. Elle enseigne notamment le marketing et l’innovation au niveau bachelor et master.


Stéphane Vincent

Stéphane Vincent

« Superpublic, premier tiers-lieu consacré à l’innovation numérique »

Il nous faut réinventer la façon de concevoir et mettre en oeuvre des politiques publiques. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’espaces neutres et pluridisciplinaires, des zones franches dans lesquelles il est possible -et encouragé- de sortir des idées préconçues ; des lieux ressources, ouverts et fonctionnels, capables de faire converger les meilleures compétences en matière d’innovation publique. C’est la vocation de Superpublic, au coeur de Paris dans le 11e arrondissement.

D’une surface de 300 m2, Superpublic est équipé pour la conduite d’ateliers de conception créative, le prototypage de projets innovants, l’organisation de rencontres et de formations spécialisées, la mise en commun de ressources et d’espaces de travail dans un esprit de co-working. Initié à l’origine par l’association la 27e Région et ses partenaires (Etat, collectivités locales, etc), Superpublic est actuellement l’objet de nouveaux développement en France (Ville de Paris) et aux Etats-Unis (Ville de San Francisco).   

Stéphane Vincent est délégué général de la 27ème Région, laboratoire de transformation publique des régions de France     


Vincent PignonChristopher Larraz

Vincent Pignon et Christopher Larraz

« Création du « Genève Lab », dispositif d’innovation au service des porteurs de projets impactants de l’Etat de Genève »

« Innover autrement », c’est l’objectif poursuivi par le Genève Lab. 

« Innover autrement » c’est avant tout apporter une petite révolution au sein de l’administration. Nous devons penser « avec » la société civile plutôt que de réfléchir « pour » les usagers. Genève Lab nous permet de sortir des murs, en allant à la rencontre du monde académique, des PME et des citoyens de notre canton.

« Innover autrement », c’est également prendre des risques, en expérimentant de nouvelles pistes, quitte à se tromper. Mais mieux vaut se tromper en amont des projets plutôt que d’imposer des solutions qui n’ont pas été éprouvées au préalable.

« Innover autrement », c’est enfin apporter un soutien aux porteurs de projets innovants de notre administration. Car nombreux sont ceux qui ont saisi les opportunités liées au numérique et qui ont la volonté de confronter leurs idées avec les usagers dans une approche d’ouverture sur le territoire genevois. 

Vincent Pignon et Christopher Larraz sont membres de l’Observatoire technologique de la DGSI 


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Contact et organisation:

patrick.genoud@etat.ge.ch
christopher.larraz@etat.ge.ch
vincent.pignon@etat.ge.ch
FER-Genève

 

Au coeur de l’innovation publique danoise et britannique

Nesta Innovation

Nesta (CC BY-NC-SA 4.0)

Les 21 et 22 avril dernier, Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa et moi-même avons eu le privilège de visiter 4 structures d’innovation publique parmi les plus en vue du Danemark et du Royaume-Uni.

Le Mindlab, le Nesta, le Policy Lab et le Innovation Unit tentent, chacun à leur échelle et dans des contextes différents, de répondre à un impératif d’innovation dans le secteur public en s’appuyant sur des méthodes et des outils faisant la part belle à la co-création, à la pluridisciplinarité et à l’expérimentation, tout en mettant les besoins et les attentes des utilisateurs au centre.

En cette période de restriction budgétaire où l’on demande aux offices de faire toujours plus avec moins, cet impératif d’innovation prend de plus en plus de sens pour les collaborateurs de l’administration genevoise. Les méthodes actuelles d’amélioration des prestations ou de recherches de solutions nouvelles montrent leurs limites. Il était alors intéressant de visiter des structures qui explorent d’autres manières d’innover avec pour objectif de faire “différemment, voire mieux, avec moins”.

Madame la Chancelière et moi-même y sommes allés avec ce même objectif mais dans des perspectives différentes. En ce qui la concerne c’était pour comprendre comment ces méthodes innovantes ont été mises en oeuvre avec succès. Cela devrait nourrir les réflexions menées avec le Collège des Secrétaires Généraux avec pour objectif notamment à répondre aux sollicitations du Conseil d’Etat en matière de mesures d’économie.

En ce qui me concerne, ces structures d’innovations constituent une source d’inspiration directe pour le projet de Living Lab en cours d’élaboration à la DGSI ainsi que pour la mise en place d’une politique du numérique qui doit savoir s’appuyer sur de telles dynamiques participatives et expérimentales.

A l’exception du Policy Lab qui a été créé il y a moins de 2 ans, les autres structures que nous avons visitées bénéficient d’une longue expérience en la matière et ont déjà fait leurs preuves dans le cadre de nombreux projets impactant diverses politiques publiques.

Le point commun le plus évident de ces quatre visites est la passion et les convictions qui animent chacune des personnes très compétentes que nous avons rencontrées. Nous avons ressenti une posture totalement en phase avec celle que nous imaginions trouver chez des leaders de l’innovation: attitude positive et inspirante, vision large, humilité, ouverture, empathie, pragmatisme et persévérance pour ne citer que ces qualités-là.

Ces visites ont été riches en enseignements, tant sur la genèse de ces structures, que sur leur mode de financement et de fonctionnement. Mais c’est surtout au niveau des méthodes utilisées et de la perspective dans laquelle s’inscrit leur activité que nous avons le plus appris, ou plutôt que nous avons été confortés. Nous venions en effet avec l’intuition très forte de la valeur ajoutée de démarches nouvelles sachant embarquer l’utilisateur dans une démarche de co-création et de co-conception en privilégiant la multidisciplinarité et l’expérimentation.

Que ce soit au Danemark ou au Royaume-Uni, l’action de ces structures d’innovation a la chance de pouvoir s’appuyer sur une dynamique de transformation portée au plus haut niveau. Cela ne constitue pas une garantie de succès car les résistances de tous ordres sont toujours très présentes, mais cela a facilité les choses, notamment en leur apportant une nécessaire légitimité.

On note que les trois structures qui sont actives depuis plusieurs années déjà étendent progressivement leur activité au-delà de l’accompagnement des projets d’innovation. Elles ont compris que l’innovation doit s’inscrire dans un continuum plutôt que dans une succession de projets. Car c’est la transformation du secteur public qui est le véritable enjeu dans ce contexte. Cela suppose d’accompagner le mouvement sur la durée, en amont et en aval des projets. C’est dans cette perspective qu’elles mettent en oeuvre des programmes de sensibilisation et de formation ou qu’elles favorisent la création de communautés d’innovateurs (au sens de la posture) sur lesquelles s’appuyer. Le travail sur la culture organisationnelle se retrouve ainsi au coeur des réflexions.

L’idée est dans chaque cas de savoir initier une dynamique vertueuse dans laquelle les différents acteurs de l’innovation se sont approprié les méthodes et les outils pour les appliquer de manière naturelle dans leur contexte quotidien. La notion d’écosystème d’innovation qu’il faut savoir favoriser a souvent été évoquée.

Lorsqu’on évoque l’innovation technologique, le Nesta, qui est le plus actif dans ce domaine, insiste sur l’importance de savoir la rendre compréhensible et attrayante. Cela passe par un travail de sensibilisation en amont des projets visant à la fois à illustrer les opportunités et à dédramatiser la situation. Une partie non négligeable de l’activité du Nesta est ainsi dévolue à la veille et à la prospective qui viennent nourrir le débat.

Les échanges que nous avons eus nous confortent dans la justesse de ce que nous tentons de mettre en place actuellement à l’échelle genevoise, que ce soit au niveau des méthodes et des outils envisagés, mais également par rapport à l’approche que nous envisageons et à la perspective que nous souhaitons lui donner. Ils nous aurons enfin permis de nouer de précieux contacts avec des acteurs clés de l’innovation dans le secteur public au Danemark et au Royaume-Uni.


MindLab Innovation Unit
Nesta Gov.UK

On a causé de big data…

Big Data

Big data: de la valeur pour l’entreprise

 


Le big data fait le buzz depuis un certain temps déjà, que ce soit dans le grand public ou dans le monde de l’entreprise. Mais aujourd’hui ce domaine qui est toujours en effervescence a atteint une maturité qui en fait un vrai créateur de valeur pour les professionnels; que ce soit par une meilleure connaissance du client, par une optimisation des ressources, par une prédiction des comportements, ou par la création de nouveau services et produits.  

Avec des exemples et des cas d’usages très concrets Jérémie Wagner a apporté à la quinzaine de personnes présentes à la Causerie du 16 juin dernier à la Muse Bouge un éclairage sur une industrie qui a bien compris que la donnée est la véritable ressource stratégique de l’entreprise numérique d’aujourd’hui.

Jérémie nous a permis de découvrir ces opportunités extraordinaires offertes par le big data dans le monde de l’entreprise mais également de questionner cette technologie qui effraie parfois. Les passionnantes discussions qui ont enrichi la soirée en ont témoigné…



   


Jérémie Wagner

Digital native, Jérémie Wagner est un passionné d’innovation et de start-ups. Diplomé en informatique, en communication et en développement commercial, il conseille les PME et les multinationales de Suisse romande. Il suit notamment de très près les Fintech et le Big Data sur le sol helvète et dans le monde. Fin 2015 avec d’autres data crunchers, il co-fonde l’association LaData dont l’objectif est de promouvoir le Big Data en romandie. 

On a causé de drones…

Drones

Les drones existent depuis plusieurs années dans les domaines de la sécurité, de la surveillance et de l’armement. Mais nous vivons aujourd’hui une véritable révolution en regard du nombre des secteurs qui utilisent ces aéronefs sans pilote: agriculture, sport, média, transport, livraison ou art pour ne citer que ceux-là.  

Il ne se passe pas une semaine sans que les drones ne se retrouvent au cœur de l’actualité, que ce soit en regard d’avancées technologiques et d’innovations spectaculaires ou des questions éthiques et juridiques qu’ils soulèvent. Les drones ne laissent pas indifférents!

Et comme nous l’a montré Benoît Curdy lors de la la Causerie du 19 mai dernier à la Muse Genève, la Suisse est dans le peloton de tête des nations innovantes dans ce domaine avec un écosystème d’une richesse insoupçonnée. De son côté Alberto Susini a questionné les risques liés (notamment liés à la protection de la sphère privée) à cette nouvelle technologie.

Tout ceci dans l’animation de la soirée des Bains et de l’inauguration de la nouvelle association des coworkers qui a repris les rênes de la Muse ce jour-là !

Causerie Drones

Photo Bruno Chanel





 


 

Benoît Curdy est un spécialiste international des drones. Il a travaillé comme ingénieur chez Google à Dublin. Il s’est ensuite spécialisé dans le lancement de nouveaux produits en travaillant dans plusieurs startups informatiques. En 2014, il fonde Drone-Apps avec Simon Johnson et se dédie depuis exclusivement au domaine des drones. Il a en outre créé et organisé de nombreux événements dédiés à l’application ou aux enjeux liés aux nouvelles technologies. 

 

 

Alberto Susini est membre de la société allemande de cartographie DGFK et de leur commission risques. Il est co-organisateur de la Conférence Risk management models and information systems qui a lieu tous les 2 ans à Berlin. Il est spécialiste de la gestion du risque en rapport avec les systèmes d’information. 

 

 


la photo de profil de Léman Innovation Numérique

On a causé de maison intelligente…

smart-home-city-ambient-intelligence_1

La maison intelligente


Depuis 30 ans, la domotique permet d’automatiser la maison. Aujourd’hui cette dernière est connectée avec l’extérieur et interconnectée avec d’autres objets. Demain elle sera intelligente et capable d’apprendre de vos usages pour les prédire.

Lors de la Causerie du 18 février dernier à la Muse Genève, Sébastien Bergin, spécialiste de ce sujet, nous a fait partager sa passion et ses points de vue. A travers les exemples proposés nous avons pu évoquer avec lui les opportunités et les risques qui y sont liés.  

Photo Bruno Chanel

Photo Bruno Chanel



 


Après des études en  électronique et marketing, Sébastien Bergin rejoint le domaine télécom en 2001 comme chef de projets chez Tiscali. A partir de 2005, il est le chef de produits voix-sur-ip de Telecom Italia B2B. Convaincu de la plus-value de l’open-source pour les entreprises, il crée Brainybiz en 2010, un intégrateur spécialisé en téléphonie sur IP et smart-home. 

On a causé Société 3.0…

Nous contribuons

Société 3.0

Lumières numériques et biens communs


Pour garantir une société de l’information inclusive et à dimension humaine, la société civile doit pouvoir mettre en place les démarches et les outils qui y contribueront de manière pérenne. Mais a-t-on identifié aujourd’hui ces pré-requis indispensables ? 

Lionel Lourdin en est convaincu ! Avec une poignée d’amis entrepreneurs il a posé les bases d’une démarche visant à mettre en place la Société 3.0, celle des lumières numériques et des biens communs. En alliant l’universalité de l’Internet à l’ancrage territorial des tiers-lieux et en misant sur les développements contributifs nous y arriverons affirme-t-il.

Pour découvrir quelles réalités se cachent derrière ces concepts, nous en avons causé avec Lionel le 21 janvier dernier à la Muse Genève

Le document fondateur de la Société 3.0 est disponible sur GitHub.   


 

De sa passion pour le développement contributif, les technologies libres et l’entrepreneuriat, Lionel Lourdin s’est spécialisé dans l’étude des nouveaux modèles économiques et de leurs modes de gouvernance. Il a initié et participé à la constitution de plusieurs sociétés et fondations spécialisées dans la génération de biens communs. 

On a causé de jeux vidéos…

Game brain


Jeux videos: que font-ils à mon cerveau?


Propulsés par le développement et la popularisation des nouvelles technologies, les jeux videos sont aujourd’hui accessibles par tous et partout. C’est probablement le media qui a connu l’expansion la plus fulgurante au cours des dernières années.

Aujourd’hui tout le monde ou presque y joue, que ce soient les enfants qui y sont exposés de plus en plus jeunes, ou les personnes âgées en quête d’entraînement cérébral. Les jeux d’action notamment rassemblent des millions de joueurs à travers le monde. Pour le pire selon certains…

Benoît Bediou, collaborateur de Daphné Bavelier dont le laboratoire étudie les effets des jeux vidéo sur la plasticité cérébrale, montre pour sa part comment leurs recherches ont mis en évidence les effets bénéfiques des jeux d’action.

La Causerie du 15 octobre dernier a été l’occasion de faire un état des lieux sur l’impact que peuvent avoir les jeux vidéo d’action sur la perception, l’attention, et d’autres fonctions cognitives. Avec Benoît Benidou nous avons pu échanger sur les perspectives que cela ouvre, au niveau de l’éducation et de l’apprentissage notamment.


 

Benoit Bediou est maître assistant à la faculté de psychologie de l’Université de Genève. Il travaille actuellement dans le laboratoire de neurosciences cognitives du professeur Daphne Bavelier, qui étudie l’impact des jeux vidéo d’action sur la plasticité cérébrale et l’apprentissage.  

On a causé des enjeux politiques et sociaux du big data…

Big data


 

Enjeux politiques et sociaux du Big Data


Le Big Data est présenté comme une innovation majeure tant sur le plan technique que sur le plan sociétal. Il est censé transformer notre rapport à l’information, au savoir et à la connaissance.

La capacité du Big Data à collecter massivement des données de provenances diverses et à les agréger dans d’immenses bases de données est porteuse de promesses. Mais la validité du type de connaissance qu’il produirait est sujette à caution. De plus l’agrégation des données se heurte souvent aux principes fondamentaux des lois sur la protection des données.

Et au-delà de la seule question de la vie privée, les enjeux sociaux et politiques du Big Data sont importants et doivent faire l’objet d’un débat citoyen. A la modeste échelle des Causeries du jeudi c’est ce que Sami Coll nous a proposé de faire le 24 septembre dernier à la Muse Genève


 

Sami Coll est ingénieur en télécommunications et docteur en sociologie. Après l’obtention de sa thèse à Genève, il fait un post doctorat à la City University of New York et au Surveillance Studies Centre de la Queen’s University (Canada). 

Il est actuellement chercheur associé à l’Université de Genève et chargé de cours à l’Université de Lausanne. Après la publication de Surveiller et récompenser: Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Seismo, 2015), il démarre une recherche sur les conséquences sociales et politiques du Big data.