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L’innovation numérique révolutionne tous les modèles d’affaires

Les changements induits par les évolutions technologiques, sociales et économiques, ne restent pas cachés derrière la ligne de visibilité des clients, des utilisateurs et des décideurs. Au contraire, ces innovations redéfinissent la relation avec les clients, elles touchent parfois aussi la proposition de valeur que l’organisation offre, et finalement les coûts et revenus qui doivent être articulés différemment. Bref, le modèle économique doit être complètement revu.

Expliquons cela plus en détail.

Le sujet, bien que connu depuis un certain temps, reste fortement d’actualité. Regardons quelques exemples significatifs récents.

Airbnb

Airbnb propose une plate-forme en ligne qui permet à des individus privés de louer tout ou partie de leur logement inoccupé à court terme pour d’autres individus, en général de passage. La croissance a été phénoménale et Airbnb compte maintenant plus de 500’000 annonces dans 26’000 villes et dans 192 pays. Sans le numérique et les réseaux, rien de cela ne serait possible. Le site lui-même est un mash-up, un assemblage, de Google Maps, Streetview, Facebook, utilisant les recommandations et les systèmes de paiement électroniques. Une simple plateforme qui aujourd’hui ébranle à la fois les modèles d’affaires des grandes chaines hôtelières (Accor, Hyatt, Hilton, etc.) et des sites spécialisés dans les réservations (hotels.com, etc.).

Netflix

Netflix est une compagnie de distribution de films à la demande en streaming et d’envoi de location de DVD par courrier à coût fixe. Fondée en 1997, elle a su très vite investir dans un point crucial:  élaborer un système de recommandation personnalisée en fonction des notes et des commentaires de ses clients. Bien entendu l’accès aux distributeurs et producteurs de films est aussi essentielle. Mais le vrai facteur de différenciation est celui-là. Rien de tout cela ne serait imaginable sans les données et les algorithmes du monde numérique. A tel point que la compagnie a lancé un concours offrant au gagnant 1 million de dollars le Netflix Prize pour améliorer son algorithme de recommandation. Là aussi, les compagnies de location et de streaming plus traditionnelles doivent faire face à une rupture qui les a, pour certaines, rendues obsolètes. A tel point que l’expression « to be netflixed » est entrée dans le langage commun.

Uber

Uber offre une plateforme de mise en relation de clients avec divers moyens de transport. Bâtie autour de son application mobile offrant une expérience utilisateur très agréable et efficace, elle permet en deux “tapottements” sur son smartphone d’avoir un véhicule généralement en quelques minutes. La particularité est que Uber n’emploie pas directement de conducteurs. Ce sont donc des véhicules personnels de tourisme avec chauffeur. C’est le principe même de l’économie collaborative (sharing economy). A son origine Uber offre un service “premium” appelé UberBlack, proposant des véhicules haut de gamme avec un chauffeur, elle offre maintenant aussi UberX des voitures moins luxueuses et même UberPOP un service de covoiturage occasionnel entre particuliers. Aujourd’hui sous pression par de nombreux états suite aux réactions des corporations de taxis traditionnelles, Uber croît de façon rapide. Sa capitalisation est immense (plus 17 milliards de dollars) et ses pratiques aussi critiquées. Mais que Uber soit un succès ou non dans les voitures de tourisme avec chauffeur, le modèle est applicable à quasiment tous les pans de l’économie, ce qui aura un impact certain.

Coursera

Coursera est une compagnie offrant des cours en ligne ouverts et massifs en partenariat avec des Universités comme Stanford, Princeton, l’EPFL ou l’Ecole Centrale de Paris. Plus de 200 cours sont offerts, les classes pouvant compter plusieurs dizaines de milliers d’étudiants! D’autres initiatives existent telles que EdX, Udacity, ou dans un autre registre Kahn Academy. Cette approche appelée MOOC (Massive Open Online Courses) offre gratuitement des cours proposés dans les universités les plus prestigieuses. Le tout est disponible en ligne, avec de courtes vidéos d’explication, des supports de cours électroniques complétés par l’offre pléthorique du web. Les étudiants participent aux forums et aux discussions en ligne, parfois aussi en utilisant des systèmes de vidéo conférence comme Skype ou Google Hangout. Tout ceci retourne complètement le système. Surtout la formation continue tout au long de la vie est impactée, comme le pense par exemple Sebastian Thrun, fondateur de Udacity. Et là aussi, le modèle économique n’est pas encore stabilisé. Lire sur ce sujet l’article « Cours en ligne ouverts est massifs: effets de mode ou révolution de l’éducation ».

Apple Pay

Apple pay est un service de paiement mobile qui permet aux mobiles d’Apple d’effectuer des paiements soit au passage à la caisse et soit pour le paiement en ligne. Avec ce service et les partenariats avec les compagnies de cartes, on peut imaginer la complète dématérialisation des cartes de crédit. De plus, les nouveaux appareils sont dotés de capteurs qui permettent, d’une part, de communiquer sans fil avec systèmes de point de vente (NFC Near Field Communication) et d’autre part d’identifier et authentifier l’utilisateur par ses empreintes digitales (TouchID, Samsung Fingerprint). Donc, ayant remplacé le porte-monnaie, on a un pas de plus vers le contrôle de tout le système financier de l’individu. D’autre systèmes existent bien sûr comme Google Wallet ou Paypal. La prochaine étape est bien celle devenir le centre de contrôle financier et peut-être aussi la banque de demain. Les expérience de prêt collaboratif (crowdfunding) comme Kickstarter, ou en suisse Wemakeit permettent tout bonnement de court-circuiter les acteurs classiques.

Smartwatches

La Apple Watch a été longtemps attendue et finalement introduite au public lors de la grande “messe” donnée en septembre à Cupertino près du siège de la société. Elle n’est de loin pas la première montre connectée, voir par exemple la Pebble, les modèles de Samsung, ou encore de Motorola pour ne citer que celles-ci. Mais elle donne le ton, elle occupe un espace stratégique, médiatique et corporel important celui du poignet. De plus, on a là un objet qui entre en contact direct et constant avec notre enveloppe charnelle, notre peau. Et l’enjeu pourrait bien être là, non pas sur la face mais sur le dos, sur les capteurs qui permettent de suivre des paramètres de notre santé. Bien au delà des podomètres améliorés proposés par Nike avec son Fuelband (dont  Apple a récupéré les meilleurs ingénieurs) ou Jawbone, on a aujourd’hui des enjeux tout a fait différents. La montre devient entièrement numérique et algorithmique, les savoirs faire traditionnels des horlogers sont remis en question, même si ces derniers semblent ne pas trop en tenir compte aujourd’hui. L’objet que nous connaissons est en train de se transformer en tout autre chose, une montre augmentée, amplifiée dans ses possibilités et offrant des services nouveaux et inattendus. Les usages qui en suivront et les revenus générés seront certainement aussi ailleurs.

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Quelles sont les conséquences? Et comment s’y préparer?

Parler d’économie “numérique” n’a plus de sens. Toute l’économie devient numérique. Aujourd’hui on retrouve cela de part les premiers objets qui sont connectés, nos téléphones et nos montres, et demain la presque totalité des objets le seront. Et les activités humaines, économique, sociales et personnelles sont touchées par ce phénomène dans tous les secteurs.

Les implications pour les individus, les organisations publiques et privées sont profondes. Des pans entiers sont bouleversés par de nouveaux modèles d’affaires provenant parfois de secteurs différents et donc souvent inattendus. La vie privée et la sécurité sont aussi mises à l’épreuve par les milliards d’informations produites et analysées, pour créer de la valeur pour les individus et parfois aussi les exposer à des risques immenses.

Finalement, les modèles mêmes des organisations sont bousculés. La connectivité, la vitesse et les relations non hiérarchiques, amènent une transformation importante, une décentralisation, une autonomisation, une productivité différente avec lesquelles les dirigeants actuels ne sont pas du tout à l’aise.

Le potentiel est bien présent pour stimuler les idées innovantes en rupture (Design Thinking), les méthodes plus agiles, les expérimentations et les prototypes plus rapides (Lean Startup) pour créer les chemins de nouveaux modèles économiques (Business Model Generation) et de mondes métamorphosés qui s’ouvrent devant nous. Il nous reste encore beaucoup à découvrir et expérimenter.

On a causé de nouveaux métiers…

Réseaux Sociaux

Coordinateur-trice de communication digitale, planneur stratégique, manager en e-réputation ! Quels sont ces nouveaux métiers qui dessineront le marché du travail sous l’influence des média sociaux ? Quelles compétences constitueront les profils recherchés ? C’est à ces questions et à bien d’autres que les participants à la Causerie du 25 septembre dernier ont essayé de répondre en compagnie d’Olivier Tripet. 

L’explosion des médias sociaux s’accompagne de l’émergence rapide de métiers et de rôles aux noms parfois exotiques. Mais plus que les métiers en eux-mêmes, ce sont les nouvelles compétences requises et la vitesse à laquelle elles apparaissent et se combinent qui impressionnent et posent souvent problème aux ressources humaines, aux recruteurs et au système éducatif.

Olivier Tripet a apporté à la quinzaine de participants présents à cette Causerie quelques clés pour décrypter ces métiers et compétences de demain. Pour nous faire comprendre la rapidité d’évolution de ce domaine, il s’est retourné dans un premier temps sur les nombreux métiers et compétences qui ont vu le jour depuis la montée en puissance du Web au milieu des années 90. Des compétences très techniques apparaissent dans un premier temps avec les webmasters et les développeurs. Avec l’apparition des premiers moteurs de recherche, de nouveaux métiers émergent tels que traffic manager. L’avènement de l’e-commerce amène ensuite son lot de Web marketers et de chefs de produits Web. A partir des années 2000, on entre dans l’ère du Web dynamique et de la co-création avec l’émergence des corporate blogger, des gestionnaires de contenus et des gestionnaires de la connaissance. Enfin, lorsque arrive le Web social, on voit se profiler les social media managers et les community managers. Ceci sans parler des nombreux métiers existants qui ont été bouleversés par l’arrivée des médias sociaux, notamment au niveau des métiers de la communication. 

Jean-Henry Morin, Olivier Tripet et Bruno Chanel

Jean-Henry Morin, Olivier Tripet et Bruno Chanel

Comme l’illustrent les exemples proposés par Olivier, la grande majorité des métiers qui ont ainsi vu le jour avec l’évolution du Web ne sont pas vraiment considérés comme tels, mais plutôt comme des rôles qui sont de plus en plus difficiles à catégoriser sous l’étiquette ‘métier’.

A ce stade de la discussion certains participants ont l’impression que le discours d’Olivier ne concerne que les entreprises multinationales dont l’impact est global et qui ont les moyens d’embaucher ces nouvelles compétences. Olivier nous assure que ce n’est pas le cas: dans les plus petites structures, soit on fait appel à ces compétences à la demande, soit ce sont des employés qui se forment et qui endossent ces nouveaux rôles une partie de leur temps. 

Et selon lui, même dans les grandes organisations les choses ne sont pas si évidentes. Car l’arrivée de ces nouveaux métiers est pour beaucoup conditionnée par la compréhension et l’appropriation du changement de paradigme amené par le Web. Le règne des silos étanches et bien délimités est en voie de disparition, avec tous les bouleversements que cela induit au niveau des manières de travailler et des postures à adopter. Le leadership a évolué vers des formes de management beaucoup plus transversales. La génération Z est en train de casser les codes. Le Web constitue un écosystème dans lequel il faut savoir évoluer et s’adapter rapidement en jouant des multiples compétences nécessaires. Ces changements-là, pour ne citer qu’eux, influent fortement sur l’apparition de métiers et de compétences nouvelles car pour que ces nouveaux métiers trouvent leur place dans l’entreprise, il faut préalablement changer les gens et les structures dans lesquelles ils évoluent.

Et demain ? La question est sur toutes les lèvres puisque c’est le thème de la Causerie. Et bien Olivier n’as pas de réponse toute faite à la question, comme d’ailleurs personne dans la salle. Mais tout le monde s’accorde à relever que les tendances fortes (big data, Internet des objets ou économie collaborative) qui commencent à impacter le Web amèneront leur lot de nouveaux métiers et de nouvelles compétences. Et plutôt que d’essayer de deviner précisément  de quoi sera fait demain, il vaut mieux s’y préparer.

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A minima il faut comprendre ce nouveau modèle et savoir le prendre en compte. Les entreprises et les organisations doivent notamment admettre qu’elles ne sont plus dans une dynamique de métiers à définir et à cadrer, mais plutôt dans l’apprentissage continu de nouvelles compétences et dans la faculté à les assembler pour répondre aux besoins émergents. Vu l’évolution rapide des technologies du Web et leur caractère souvent disruptif, il faudra savoir constamment ajuster le tir. Dans le même temps il faudra valoriser et travailler sur les compétences intrinsèques des gens : la communication, la collaboration, l’ouverture, ou la réflexivité pour ne citer qu’elles.

                    Sachons être producteurs avant d’être consommateurs

 

Et cela renvoie à deux sujets qui ont animé une bonne partie de la Causerie: celui de la recherche d’emploi et celui de la formation. Le système suisse de recherche d’emploi qui gère les filières ne connaît même pas les métiers actuels en lien avec la communication sur le Web. Et ce problème ne va aller qu’en s’aggravant, ce d’autant plus que l’on s’éloigne de la notion de métier pour aller vers celle de compétences. Les participants posent les questions qui dérangent: « La Confédération a-t-elle pris la mesure de ce changement de paradigme ? », « Que font les organismes faîtiers ? » Ces acteurs devraient proposer aux entrepreneurs un mode d’emploi et les outils pour intégrer cette nouvelle donne. D’autre part on constate que le marché ne reconnaît pas encore vraiment ces nouvelles formations car en Suisse on subit encore trop la « dictature » des diplômes.

Et lorsqu’on évoque la formation, les critiques sont encore plus acerbes. On évoque des défaillances au niveau de notre système éducatif. « Quand notre Département de l’instruction publique va-t-il se réveiller? » demande-t-on. Car pour l’instant les seules formations dignes de ce nom qui apparaissent dans la région lémanique sont l’œuvre du secteur privé. Il faut sérieusement se poser la question du rôle que l’on veut faire jouer à l’instruction dans le monde de demain.

Et certains de renchérir sur le fait que ce manque de perspectives touche tous les secteurs. Nos décideurs devraient être mieux capables d’anticiper ces changements majeurs qui vont impacter de nombreux secteurs de notre société. Une injonction qui espérons-le sera entendue !


 

Olivier Tripet – Causerie Nouveaux Métiers -Septembre 2014 (170 Mb)


OlivierTripet

Observateur et praticien chevronné des médias sociaux depuis leur avènement, Olivier s’est vu confier de nombreux mandats stratégiques dans ce domaine par des grands groupes, des PME ou encore l’Administration publique. Il intervient régulièrement comme formateur et expert dans différentes hautes écoles. Il est également le fondateur et président de la Swiss Community Managers Association.


L’Internet des objets – 23ème Journée de Rencontre de l’OT

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Vendredi 10 octobre 2014, 14:00-17:30
hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève

Entrée libre et gratuite mais inscription obligatoire svp: je m’inscris
ou en envoyant un message avec le titre “23e Journée de Rencontre” à l’adresse email ot@etat.ge.ch


Allocution d’ouverture
M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat, Département de la sécurité et de l’économie DSE, Etat de Genève

Des objets sur internet
Prof. Nicolas Nova, HEAD Haute Ecole d’Art et de Design Genève et Near Future Laboratory, Genève, Los Angeles, San Francisco, Barcelone

Objets connectés en santé – la culture du réseau affronte l’establishment
Prof. Christian Lovis, HUG, Hôpitaux Universitaires de Genève

Internet des Objets – Une ubiquité au service de nos sociétés
Dr. Didier Hélal, Société Orbiwise, Genève

Les perspectives économiques, sociales et politiques de l’Internet des objets
Dr. Bernard Benhamou, Institut d’Etudes Politiques de Paris, Université Panthéon Sorbonne, Ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet et conseiller de la délégation française au sommet des Nations Unies sur la société de l’Information

Conclusion de la journée
Dr. Eric Favre, directeur général, Direction générale des systèmes d’information DGSI, DSE, Etat de Genève


Retrouvez maintenant un résumé et les présentations
 sur http://www.ot-lab.ch/?p=5554

Les objets privilégiés d’hier ont été nos ordinateurs, puis nos téléphones. Ce sont principalement eux qui étaient connectés à Internet. Mais on sait aujourd’hui connecter presque tous les objets: télévisions bien sûr, mais aussi voitures, montres, caméras, lunettes, ampoules, maisons, brosses à dents, et une multitude d’autres choses encore. Dans quelques années il faudra plutôt se demander ce qui n’est pas connecté. Demain, le monde sera encore bouleversé. Plusieurs signaux pointent vers une même direction: celle de l’Internet des objets. De larges pans de la société seront impactés. Ceci peut mener à l’amélioration de la sécurité, de la santé, de l’économie, de la mobilité, et bien d’autres domaines encore.

Mais les questions sur une vision trop utopique arrivent rapidement. Les pouvoirs publics, les entreprises privées et les individus se questionnent sur la mise en place de services facilitant d’une part l’émergence de nouveaux modèles économiques, et enclenchant d’autre part des ruptures. Cette nouvelle vague doit nous amener à une réflexion et à une prise de recul.

Si la technologie change à ce point nos repères, quels seront les impacts sociétaux et les changements radicaux à venir? Quels nouveaux écosystèmes cela va-t-il générer? Quels enjeux de sécurité devra-t-on intégrer pour éviter les écueils? Quels modèles économiques seront réinventés? Qu’est-ce que cela signifie pour le secteur public et quel doit être le rôle de ce dernier? Voici donc la thématique qui retiendra notre attention et que nos orateurs éclaireront sous différents angles au cours de notre Journée de Rencontre 2014 à laquelle nous nous réjouissons de vous rencontrer.

Date: 10 octobre 2014, 14:00-17:30 suivi d’un cocktail
Thème: Internet des objets
Lieu: hepia, rue de la Prairie 4, 1202 Genève

Contact et organisation:
giorgio.pauletto@etat.ge.ch
patrick.genoud@etat.ge.ch
Observatoire technologique, DGSI, DSE, Etat de Genève