Archives du Mois : janvier 2012

Des antennes citoyennes contre l’e-exclusion

L’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication ne doit pas nous faire oublier les inégalités qu’elles peuvent engendrer, que ce soit au niveau de l’accès à ces technologies, de leur usage ou de l’utilisation des informations auxquelles elles nous confrontent. Alors qu’il met en ligne un nombre croissant de prestations, le secteur public a une responsabilité particulière dans ce domaine et doit proposer dans le même temps des solutions concrètes pour éviter que ne se creuse un fossé numérique préjudiciable à notre société.

L’administration genevoise l’a compris et lance en ce début d’année le projet Antenne citoyenne, une opération pilote du programme Administration en Ligne. Ce projet d’impulsion veut répondre à la problématique de l’e-exclusion d’une part et à renforcer le lien social et la politique du « vivre ensemble » d’autre part. Il vise à mettre en place des espaces d’accueil accessibles à tous et au sein desquels une sensibilisation aux usages du numérique et un accompagnement dans les démarches administratives seront proposés.

Ces espaces sont destinés aux personnes qui pourraient sinon être exclues du développement économique et social de la société de l’information. L’idée des antennes citoyennes est inspirée des Espace Publics Numériques qui ont déjà fait leur preuves en France et en Wallonie notamment. Elle s’inscrit également comme une suite concrète du rapport de pré-étude Living Lab e-Inclusion que nous avions réalisé en 2009.

L’équipe de projet espère lancer ces prochains mois une série de pilotes dans les communes intéressées. La démarche se veut participative et ouverte, en co-construction avec les parties prenantes (Etat, communes, associations, citoyens) afin de mieux répondre aux besoins spécifiques liés à des contextes différents.

En s’appuyant sur des valeurs affirmées d’intégration, de proximité, d’ouverture et de simplicité, les antennes citoyennes renforceront la proximité entre l’administration et les usagers et dans un même élan contribueront à renforcer le lien social. De son côté le secteur public devrait être capable de s’appuyer sur les antennes citoyennes pour remonter les besoins et les attentes des usagers dans leurs interactions avec lui.

On attend donc avec impatience l’ouverture de la première antenne citoyenne genevoise. Pour en évoquer, voire en imaginer avec vous certains aspects, Clothilde Gosset (cheffe du projet) participera le 9 février prochain à la causerie du jeudi consacrée à l’e-inclusion (entrée libre et gratuite, inscription ici).

Enfin deux excellents documents pour s’immerger dans la thématique:

  • « Espaces publics numériques et politique de la ville, propositions pour mieux travailler ensemble au service des habitants des quartiers » (étude ANSA présentée sur le site de NetPublic)
  • « Penser l’avenir des espaces publics numériques » (résidence de la 27è Région accessible via le site Emergences numériques)

Lancement de ThinkData

24 janvier 2012 — Giorgio Pauletto

A l’occasion de la journée de la protection des données vous êtes cordialement invité-e à la conférence de lancement de:

ThinkData est un service interactif de sensibilisation à la protection des données et à la
transparence dans le cadre organisationnel.

Issu d’une réflexion menée par un groupe de travail interdisciplinaire, dans le cadre d’un laboratoire d’idées sur la science des services et l’innovation (ThinkServices), il repose sur une approche par récits permettant de s’approprier concrètement les questions posées par la protection des données et la transparence selon différents angles : les données, les métiers et les pratiques professionnelles.

Vous êtes cordialement invité-e à assister à ce lancement en présence des membres du groupe de travail. A cette occasion, M. Jean-Philippe Walter, préposé fédéral suppléant à la protection des données et à la transparence et membre du groupe de travail, s’exprimera sur l’origine et les objectifs de la journée de la protection des données avant de proposer une réflexion sur le thème: « Risques et enjeux des technologies pour les droits et libertés fondamentales ».

Ce service sera ouvert au public pour son lancement le vendredi 27 janvier 2012 à 10h00:

Programme
Accueil, Prof. Olivier Glassey, IDHEAP, Lausanne
Présentation de ThinkServices et du ThinkGroup Données, Société et Transparence,
Prof. Jean-Henry Morin, Université de Genève
Exposé de M. Jean-Philippe Walter, préposé fédéral suppléant à la protection des
données et à la transparence, Berne
Démonstration du service ThinkData, Mme Isabelle Dubois, préposée cantonale à la
protection des données et à la transparence, Genève

La conférence sera suivie d’une séance de questions pour le public et les médias,
ainsi que d’un apéritif.

Inscription gratuite: http://www.amiando.com/ThinkData

On a causé de science des services…

Après le ballon d’essai lancé en novembre 2011, les causeries du jeudi prenaient jeudi dernier leur rythme de croisière mensuel avec une soirée consacrée à la science des services et plus généralement aux changements profonds induits par le numérique et par le passage d’une économie des biens et des produits vers une économie des services.

C’est l’équipe du think tank Think Services qui illustrait le thème de la soirée avec quatre courtes présentations destinées à susciter la discussion. Michel Léonard (professeur, Université de Genève), Michael Mesfin (consultant indépendant), Jean-Henry Morin (professeur, Université de Genève) et Giorgio Pauletto (Observatoire technologique) ont tour à tour présenté les enjeux de la science des services, les valeurs et les missions que veut défendre Think Services, les groupes de travail (Think Groups) lancés ainsi que les outils testés.

Une vingtaine de personnes ont ainsi pu échanger autour d’un thème qui a semblé de prime abord très théorique mais qui, au fil des présentations et de la discussion, a démontré tous les impacts concrets qu’il peut avoir sur le quotidien de chacun, que l’on soit développeur de logiciels, bibliothécaire ou fiscaliste. Le changement de paradigme lié au numérique et dans lequel s’inscrit la science des services nous amène sur des terrains peu balisés. Mais même si l’on n’en comprend pas toujours toute la dynamique, on en revient souvent à relever la richesse constatée des approches de cocréation, de la pluridisciplinarité, de l’expérimentation et de l’itération pour ne citer que ces éléments là. Et pour faire écho à l’un des leitmotivs de la première causerie de novembre 2011, plusieurs ont relevé la nécessité de savoir sortir de notre cadre de pensée habituel.

Mais la question centrale qui revient alors est celle de la transformation des organisations, privées ou publiques, pour pouvoir faire face à ces nouveaux défis. Comment convaincre les dirigeants ? Comment changer la culture des organisations ? Par quoi commencer? C’est à ces questions qu’il faudra savoir répondre pour entrevoir des changements rapides. Et Think Services espère modestement apporter sa pierre à l’édifice.

Le tour de table final a révélé le fait que les attentes de nombreux participants s’inscrivaient pleinement dans la thématique de la soirée. Les membres de Think Services en ont profité pour rappeler la posture d’ouverture et d’inclusion qu’ils défendent en invitant les porteurs de projets présents à s’inscrire dans la dynamique des Think Groups.

Un grand merci à Lorena, Kim et Antoine pour leur accueil et à tous les participants pour leur contribution active au succès incontesté de cette édition qui lance une année 2012 que nous espérons riche de partages.

Revivez la causerie avec les podcasts proposés sur le site de la Muse.


Création de l’association Opendata.ch

17 janvier 2012 — Giorgio Pauletto

Une information et invitation au sujet de l’Open Data par la création d’une association Opendata.ch qui favorise ce mouvement en Suisse. Par ailleurs, une étude sera aussi lancée sur le thème des données publiques ouvertes qui permettra de mieux appréhender le sujet. Plus de détails ci-dessous.

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Nais­sance de l’association Opendata.ch le 19 jan­vier 2012 à Berne


http://opendata.ch/2012/01/vereinsgrundung-opendata-ch-am-19-januar-2012-in-bern/

Andreas Amsler et Antoine Logean

L’ouverture des don­nées en Suisse fait son che­min. 2012 sera en effet une année décisive dans l’établissement en Suisse du mou­ve­ment Open Govern­ment Data (OGD). Une étape import­ante sera fran­chie en ce début d’année par la créa­tion de l’association opendata.ch.

Initié en juin 2012 par /ch/open (Swiss Open Sys­tems User Group ) et la Société Suisse d’Informatique (SI), le groupe de tra­vail opendata.ch s’est donné comme objec­tif de pro­mou­voir l’ouverture des don­nées publi­ques en Suisse. Pour ce faire, il a lancé en juin 2011 aux Archi­ves Fédé­ra­les de Berne la pre­mière con­fé­rence annu­elle sur l’Open Govern­ment Data en Suisse ainsi que 3 mois plus tard le pre­mier cam­pus (hacka­thon) make.opendata.ch. Une autre part import­ante de son tra­vail con­siste à mettre à dis­po­si­tion ses com­pé­ten­ces et offrir une aide directe au Groupe Par­le­men­taire pour une Infor­ma­ti­que Dura­ble dans les diver­ses actions poli­ti­ques (pos­tu­lats et moti­ons) lan­cées au niveau fédé­ral visant à une plus grande ouver­ture des don­nées publi­ques. Par­al­lè­le­ment à ce tra­vail, par le biais du site inter­net opendata.ch et d’une liste de dif­fu­sion, le groupe de tra­vail opendata.ch a pour objec­tif d’informer et de fédé­rer la com­mu­n­auté sur les diver­ses activi­tés liées à l’Opendata en Suisse.

Créa­tion de l’association Opendata.ch

Avec la mon­tée en puis­sance du mou­ve­ment, l’organisation infor­melle du groupe de tra­vail ne suf­fit plus. Par con­sé­quent, dans un souci de con­ti­nuité, afin d’offrir vers l’exterieur une entité claire où les rôles, les respons­a­bi­li­tés, les tâches et leur finan­ce­ment sont défi­nis de manière trans­pa­rente, le groupe de tra­vail a décidé de fon­der l’association “opendata.ch”, dont la nais­sance sera officialisée:


le jeudi, 19 jan­vier 2012 de 17h15 à 19h00
à la Haute école spé­cia­lisée ber­noise, Hal­ler­strasse 10, Berne
(voir plan de situa­tion)

L’ordre du jour sera le suivant:

  • Mes­sage de bienvenue
  • Pré­sen­ta­tion et adop­tion des statuts
  • Mon­t­ants des coti­sa­ti­ons pour 2012 et 2013
  • Élec­tion du comité. Les mem­bres sui­vant du groupe de tra­vail opendata.ch se port­ent can­di­dats: Andreas Ams­ler, Han­nes Gas­sert, André Gol­liez, Chris­tian Laux, Antoine Logean, Gior­gio Pau­letto, Barnaby Skin­ner, Mat­thias Stürmer
  • Bud­get 2012
  • Infor­ma­ti­ons sur les activi­tés et événe­ments pré­vus en 2012
  • Divers

Etude Open Govern­ment Data en Suisse

Préalable­ment à la céré­mo­nie de fon­da­tion, se dérou­lera de 17h15 à 18h15 une séance d’information sur l’Etude Open Govern­ment Data en Suisse, étude réa­lisée par la Haute école spé­cia­lisée ber­noise en col­la­bo­ra­tion avec la société ito­pia ag (Zürich) et divers autres par­ten­ai­res. Cet tra­vail de recher­che financé par la fon­da­tion Gebert Rüf a débuté au mois de Novem­bre 2011 et se ter­mi­nera en juin 2012.

Inscri­vez vous dès main­ten­ant par cour­rier élec­tro­ni­que (info@opendata.ch) à la céré­mo­nie de fon­da­tion et n’hésitez pas a nous deman­der plus d’information sur l’Etude Open Govern­ment Data en Suisse.

Présentations et résumé de la 21è Journée de rencontre

Les nouveaux modèles

Les technologies de l’information et de la communication se retrouvent au cœur d’un nombre croissant des activités qui régissent l’évolution de notre société, tant au niveau des individus que des organisations. La rupture à laquelle elles nous confrontent est avant tout liée aux usages induits par les réseaux sociaux et par des technologies numériques ubiquitaires qui nous renvoient à un monde en perpétuelle évolution où les approches traditionnelles ont dû céder la place à de nouveaux modèles mieux à même de prendre en compte cette réalité.

Ce sont de ces nouveaux modèles dont on a parlé le 25 novembre 2011 lors de la 21è Journée de rencontre organisée par l’Observatoire technologique : nouveaux modèles économiques ou d’innovation, nouveaux modes de gestion et d’organisation, nouvelles manières de gouverner et de réguler.

Entre concepts généraux, démarches personnelles et exemples concrets, cette Journée de rencontre a illustré quelques unes des nombreuses formes que peuvent prendre ces nouveaux modèles.

Certaines des conditions qui ont favorisé leur émergence ont également été abordées : passage à une économie de l’abondance, influence des réseaux sociaux dans les processus de collaboration et de co-création ou plus directement prise de conscience des limites rencontrées par les modèles traditionnels.

Au final, les orateurs ont adressé un message unanime  aux 300 personnes présentes: si elles désirent répondre aux défis qui les attendent, les organisations, qu’elles soient publiques ou privées, devront s’inspirer de ces modèles qui sont souvent en rupture avec le courant dominant. Elles risquent sinon de connaître des difficultés grandissantes, à l’image des industries du cinéma ou de la musique qui n’ont pas su se réinventer dans ce nouveau paradigme.

Il s’agira alors pour elles d’en prendre la mesure et de repenser certains des modèles existants, voire d’en imaginer de nouveaux. Mais au-delà, il y aura également de nouvelles postures à adopter.

Cette 21è Journée de rencontre a permis de découvrir des facettes parfois inattendues du changement de paradigme induit par Internet. Mais au-delà des nouveaux modèles évoqués par les orateurs, ce sont surtout leurs messages convergents que nous retiendrons. Tous ont  témoigné de la nécessité de  sortir de notre cadre de pensée habituel pour mieux profiter de la richesse des réseaux et de l’intelligence collective. C’est cette richesse encore largement sous-estimée qui nous permettra de répondre aux défis complexes qui attendent notre société.


Robert Monin

Robert Monin est Secrétaire général du Département des construction et des technologies de l’information de la République et canton de Genève. Il nous faisait l’honneur pour la quatrième année consécutive d’introduire notre Journée de rencontre.

Lorsqu’il évoque les nouveaux modèles, Robert Monin insiste tout d’abord sur le besoin et l’obligation de transparence des institutions publiques qui sont devenus, selon lui, une nécessité. Mais dans le même temps la confidentialité des données doit être prise en compte correctement.

Ces deux aspects s’inscrivent dans les demandes exprimées par les citoyens pour un accès en tout temps et en tout lieu aux données gérées par notre administration. C’est une réalité à laquelle nous devrons savoir mieux répondre à l’avenir : «Nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter à cette nouvelle donne liée au numérique».

Enfin, Robert Monin note que les modèles d’organisation hiérarchiques montrent leurs limites. Nous devons aujourd’hui savoir mieux fonctionner en réseau ou par projets. Mais il faudra pour cela changer notre culture d’entreprise, ce qui constituera un défi quotidien.


Jean-Marie Leclerc

Jean-Marie Leclerc est directeur général des systèmes d’information du canton de Genève. Depuis son arrivée à Genève en 2001, il a constamment défendu la nécessité d’appréhender les technologies dans une perspective sociétale ainsi que celle de considérer l’information comme une ressource stratégique pour les administrations publiques.

En se penchant sur un parcours professionnel de plus de 40 ans, Jean-Marie Leclerc affirme que la seule véritable rupture qu’il constate n’est pour l’heure que technologique. Selon lui, les changements importants qui auraient dû naturellement y être associés, à savoir les ruptures organisationnelles et méthodologiques, n’ont pour pas réellement suivi.

Mais les réseaux sociaux sont les facteurs déterminants qui sont en train de changer la donne. Ils s’appuient sur des valeurs beaucoup plus proches de nos émotions, amènent de nouveaux modèles d’organisation de type ADN et nous incitent à envisager des méthodes qui sachent prendre en compte l’imprévisible.

Jean-Marie Leclerc termine en encourageant chacun à sortir du cadre afin de mieux saisir les potentiels en jachère offerts par ce changement de paradigme que nous sommes en train de vivre.



Serge Soudoplatoff

Serge Soudoplatoff est entrepreneur, enseignant, chercheur et conférencier sur les ruptures induites par Internet. Il a fondé récemment les start-ups commonbox, sooyoos, et familiagames. Il enseigne également à l’Hetic, une école jeune et prometteuse qui forme les élèves au monde de demain.

Serge Soudoplatoff nous fait redécouvrir le changement de paradigme amené par Internet avec des exemples imagés, toujours percutants et souvent teintés d’humour.

Faisant une analogie avec les modèles véhiculés par l’alphabet, il nous interpelle : « Vis-à-vis d’Internet, va-t-on savoir se comporter comme les grecs qui se sont fait violence pour baser leur alphabet sur des symboles abstraits et faire ainsi progresser l’humanité ? »

Pour Serge Soudoplatoff, Internet est l’outil de l’interaction et de la réflexivité qui permet comme nul autre de transformer une somme d’intelligences individuelles en intelligence collective. Mais le fait qu’Internet soit l’outil de la communauté se révèle souvent bien disruptif pour les organisations en mode hiérarchique. Et seules celles qui passeront par de profondes mutations internes s’inscriront dans le monde de demain.


Catherine Monfort

Catherine Monfort est experte dans la gestion des portefeuilles de brevets d’invention depuis plus de 20 ans. Elle est fondatrice et directrice d’une société spécialisée dans la gestion de la propriété intellectuelle.

Riche de  son expérience dans la gestion de la propriété intellectuelle, Catherine Monfort rappelle que les pratiques dans ce domaine et le modèle d’affaires qui en découle sont les mêmes depuis des décennies. Si ce modèle a bien intégré quelques nouvelles technologies, le paradigme qui sous-tend l’activité a pour sa part peu évolué.

Cette inertie dans l’état d’esprit et la prise de conscience de l’émergence d’un nouvel ordre sociétal fait obstacle à l’introduction de nouvelles solutions créatives mieux adaptées aux besoins.

Pour Catherine Monfort, un modèle performant doit savoir intégrer un accès aux informations en tout temps et en toute transparence, proposer des services pour simplifier la gestion des dossiers et faciliter le partage dans une démarche de co-création qui sait laisser libre cours à une dynamique innovante.


Jean-Michel Cornu

Jean-Michel Cornu est consultant international depuis 25 ans. Il est également directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et Chief Visionary Officer du projet Imagination for People. Il est spécialiste des sujets traitant de l’impact des technologies émergentes sur la société et sur l’intelligence collective.

Pour Jean-Michel Cornu, deux changements majeurs conditionnent l’émergence de nouveaux modèles en lien avec le monde d’Internet: le passage de la rareté à l’abondance et celui du prévisible à l’imprévisible.

Ces deux tendances fortes permettent d’aller au-delà de la ‘simple’ innovation technologique pour se diriger vers une innovation des services et in fine des usages.

Jean-Michel Cornu l’a illustré avec la plateforme Imagination for People, ce Wikipedia des idées au service de l’innovation sociale, qu’il a contribué à lancer cet été. Qu’il s’agisse de monnaies, d’architecture ou de musique, les exemples percutants proposés nous démontrent les potentialités de l’intelligence collective au service de l’innovation ouverte et nous rappellent qu’il faut savoir constamment sortir de notre cadre de pensée habituel et faire parfois confiance au hasard.


Cette 21è Journée de rencontre était la dixième, et dans le même temps la dernière, organisée par l’Observatoire technologique sous la direction de Jean-Marie Leclerc.

Dix conférences marquées de son empreinte et qui ont abordé des sujets variés, en prise directe avec les tendances émergentes du moment, ceci toujours avec le credo d’une approche sociétale des technologies de l’information et de la communication.
Jean-Marie Leclerc a su très tôt comprendre et nous faire partager l’importance des enjeux liés au changement de paradigme amené par le numérique, pour la société en général et pour les administrations publiques en particulier. L’approche holistique privilégiée nous permet d’envisager les opportunités offertes avec la certitude de ne pas passer à côté de l’essentiel.

Une page se tourne pour l’Observatoire technologique, mais il en reste encore de passionnantes à écrire en s’inspirant de celles que nous venons de rédiger avec Jean-Marie Leclerc.