Patrick Genoud

Détails de l'auteur

Nom : Patrick Genoud
Date d'enregistrement : 05-10-2011

Biographie

Conseiller au numérique et à l’innovation dans le secteur public

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Articles de cet auteur

Au coeur de l’innovation publique danoise et britannique

Nesta Innovation

Nesta (CC BY-NC-SA 4.0)

Les 21 et 22 avril dernier, Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa et moi-même avons eu le privilège de visiter 4 structures d’innovation publique parmi les plus en vue du Danemark et du Royaume-Uni.

Le Mindlab, le Nesta, le Policy Lab et le Innovation Unit tentent, chacun à leur échelle et dans des contextes différents, de répondre à un impératif d’innovation dans le secteur public en s’appuyant sur des méthodes et des outils faisant la part belle à la co-création, à la pluridisciplinarité et à l’expérimentation, tout en mettant les besoins et les attentes des utilisateurs au centre.

En cette période de restriction budgétaire où l’on demande aux offices de faire toujours plus avec moins, cet impératif d’innovation prend de plus en plus de sens pour les collaborateurs de l’administration genevoise. Les méthodes actuelles d’amélioration des prestations ou de recherches de solutions nouvelles montrent leurs limites. Il était alors intéressant de visiter des structures qui explorent d’autres manières d’innover avec pour objectif de faire “différemment, voire mieux, avec moins”.

Madame la Chancelière et moi-même y sommes allés avec ce même objectif mais dans des perspectives différentes. En ce qui la concerne c’était pour comprendre comment ces méthodes innovantes ont été mises en oeuvre avec succès. Cela devrait nourrir les réflexions menées avec le Collège des Secrétaires Généraux avec pour objectif notamment à répondre aux sollicitations du Conseil d’Etat en matière de mesures d’économie.

En ce qui me concerne, ces structures d’innovations constituent une source d’inspiration directe pour le projet de Living Lab en cours d’élaboration à la DGSI ainsi que pour la mise en place d’une politique du numérique qui doit savoir s’appuyer sur de telles dynamiques participatives et expérimentales.

A l’exception du Policy Lab qui a été créé il y a moins de 2 ans, les autres structures que nous avons visitées bénéficient d’une longue expérience en la matière et ont déjà fait leurs preuves dans le cadre de nombreux projets impactant diverses politiques publiques.

Le point commun le plus évident de ces quatre visites est la passion et les convictions qui animent chacune des personnes très compétentes que nous avons rencontrées. Nous avons ressenti une posture totalement en phase avec celle que nous imaginions trouver chez des leaders de l’innovation: attitude positive et inspirante, vision large, humilité, ouverture, empathie, pragmatisme et persévérance pour ne citer que ces qualités-là.

Ces visites ont été riches en enseignements, tant sur la genèse de ces structures, que sur leur mode de financement et de fonctionnement. Mais c’est surtout au niveau des méthodes utilisées et de la perspective dans laquelle s’inscrit leur activité que nous avons le plus appris, ou plutôt que nous avons été confortés. Nous venions en effet avec l’intuition très forte de la valeur ajoutée de démarches nouvelles sachant embarquer l’utilisateur dans une démarche de co-création et de co-conception en privilégiant la multidisciplinarité et l’expérimentation.

Que ce soit au Danemark ou au Royaume-Uni, l’action de ces structures d’innovation a la chance de pouvoir s’appuyer sur une dynamique de transformation portée au plus haut niveau. Cela ne constitue pas une garantie de succès car les résistances de tous ordres sont toujours très présentes, mais cela a facilité les choses, notamment en leur apportant une nécessaire légitimité.

On note que les trois structures qui sont actives depuis plusieurs années déjà étendent progressivement leur activité au-delà de l’accompagnement des projets d’innovation. Elles ont compris que l’innovation doit s’inscrire dans un continuum plutôt que dans une succession de projets. Car c’est la transformation du secteur public qui est le véritable enjeu dans ce contexte. Cela suppose d’accompagner le mouvement sur la durée, en amont et en aval des projets. C’est dans cette perspective qu’elles mettent en oeuvre des programmes de sensibilisation et de formation ou qu’elles favorisent la création de communautés d’innovateurs (au sens de la posture) sur lesquelles s’appuyer. Le travail sur la culture organisationnelle se retrouve ainsi au coeur des réflexions.

L’idée est dans chaque cas de savoir initier une dynamique vertueuse dans laquelle les différents acteurs de l’innovation se sont approprié les méthodes et les outils pour les appliquer de manière naturelle dans leur contexte quotidien. La notion d’écosystème d’innovation qu’il faut savoir favoriser a souvent été évoquée.

Lorsqu’on évoque l’innovation technologique, le Nesta, qui est le plus actif dans ce domaine, insiste sur l’importance de savoir la rendre compréhensible et attrayante. Cela passe par un travail de sensibilisation en amont des projets visant à la fois à illustrer les opportunités et à dédramatiser la situation. Une partie non négligeable de l’activité du Nesta est ainsi dévolue à la veille et à la prospective qui viennent nourrir le débat.

Les échanges que nous avons eus nous confortent dans la justesse de ce que nous tentons de mettre en place actuellement à l’échelle genevoise, que ce soit au niveau des méthodes et des outils envisagés, mais également par rapport à l’approche que nous envisageons et à la perspective que nous souhaitons lui donner. Ils nous aurons enfin permis de nouer de précieux contacts avec des acteurs clés de l’innovation dans le secteur public au Danemark et au Royaume-Uni.


MindLab Innovation Unit
Nesta Gov.UK

On a causé de big data…

Big Data

Big data: de la valeur pour l’entreprise

 


Le big data fait le buzz depuis un certain temps déjà, que ce soit dans le grand public ou dans le monde de l’entreprise. Mais aujourd’hui ce domaine qui est toujours en effervescence a atteint une maturité qui en fait un vrai créateur de valeur pour les professionnels; que ce soit par une meilleure connaissance du client, par une optimisation des ressources, par une prédiction des comportements, ou par la création de nouveau services et produits.  

Avec des exemples et des cas d’usages très concrets Jérémie Wagner a apporté à la quinzaine de personnes présentes à la Causerie du 16 juin dernier à la Muse Bouge un éclairage sur une industrie qui a bien compris que la donnée est la véritable ressource stratégique de l’entreprise numérique d’aujourd’hui.

Jérémie nous a permis de découvrir ces opportunités extraordinaires offertes par le big data dans le monde de l’entreprise mais également de questionner cette technologie qui effraie parfois. Les passionnantes discussions qui ont enrichi la soirée en ont témoigné…



   


Jérémie Wagner

Digital native, Jérémie Wagner est un passionné d’innovation et de start-ups. Diplomé en informatique, en communication et en développement commercial, il conseille les PME et les multinationales de Suisse romande. Il suit notamment de très près les Fintech et le Big Data sur le sol helvète et dans le monde. Fin 2015 avec d’autres data crunchers, il co-fonde l’association LaData dont l’objectif est de promouvoir le Big Data en romandie. 

On a causé de drones…

Drones

Les drones existent depuis plusieurs années dans les domaines de la sécurité, de la surveillance et de l’armement. Mais nous vivons aujourd’hui une véritable révolution en regard du nombre des secteurs qui utilisent ces aéronefs sans pilote: agriculture, sport, média, transport, livraison ou art pour ne citer que ceux-là.  

Il ne se passe pas une semaine sans que les drones ne se retrouvent au cœur de l’actualité, que ce soit en regard d’avancées technologiques et d’innovations spectaculaires ou des questions éthiques et juridiques qu’ils soulèvent. Les drones ne laissent pas indifférents!

Et comme nous l’a montré Benoît Curdy lors de la la Causerie du 19 mai dernier à la Muse Genève, la Suisse est dans le peloton de tête des nations innovantes dans ce domaine avec un écosystème d’une richesse insoupçonnée. De son côté Alberto Susini a questionné les risques liés (notamment liés à la protection de la sphère privée) à cette nouvelle technologie.

Tout ceci dans l’animation de la soirée des Bains et de l’inauguration de la nouvelle association des coworkers qui a repris les rênes de la Muse ce jour-là !

Causerie Drones

Photo Bruno Chanel





 


 

Benoît Curdy est un spécialiste international des drones. Il a travaillé comme ingénieur chez Google à Dublin. Il s’est ensuite spécialisé dans le lancement de nouveaux produits en travaillant dans plusieurs startups informatiques. En 2014, il fonde Drone-Apps avec Simon Johnson et se dédie depuis exclusivement au domaine des drones. Il a en outre créé et organisé de nombreux événements dédiés à l’application ou aux enjeux liés aux nouvelles technologies. 

 

 

Alberto Susini est membre de la société allemande de cartographie DGFK et de leur commission risques. Il est co-organisateur de la Conférence Risk management models and information systems qui a lieu tous les 2 ans à Berlin. Il est spécialiste de la gestion du risque en rapport avec les systèmes d’information. 

 

 


la photo de profil de Léman Innovation Numérique

On a causé de maison intelligente…

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La maison intelligente


Depuis 30 ans, la domotique permet d’automatiser la maison. Aujourd’hui cette dernière est connectée avec l’extérieur et interconnectée avec d’autres objets. Demain elle sera intelligente et capable d’apprendre de vos usages pour les prédire.

Lors de la Causerie du 18 février dernier à la Muse Genève, Sébastien Bergin, spécialiste de ce sujet, nous a fait partager sa passion et ses points de vue. A travers les exemples proposés nous avons pu évoquer avec lui les opportunités et les risques qui y sont liés.  

Photo Bruno Chanel

Photo Bruno Chanel



 


Après des études en  électronique et marketing, Sébastien Bergin rejoint le domaine télécom en 2001 comme chef de projets chez Tiscali. A partir de 2005, il est le chef de produits voix-sur-ip de Telecom Italia B2B. Convaincu de la plus-value de l’open-source pour les entreprises, il crée Brainybiz en 2010, un intégrateur spécialisé en téléphonie sur IP et smart-home. 

On a causé Société 3.0…

Nous contribuons

Société 3.0

Lumières numériques et biens communs


Pour garantir une société de l’information inclusive et à dimension humaine, la société civile doit pouvoir mettre en place les démarches et les outils qui y contribueront de manière pérenne. Mais a-t-on identifié aujourd’hui ces pré-requis indispensables ? 

Lionel Lourdin en est convaincu ! Avec une poignée d’amis entrepreneurs il a posé les bases d’une démarche visant à mettre en place la Société 3.0, celle des lumières numériques et des biens communs. En alliant l’universalité de l’Internet à l’ancrage territorial des tiers-lieux et en misant sur les développements contributifs nous y arriverons affirme-t-il.

Pour découvrir quelles réalités se cachent derrière ces concepts, nous en avons causé avec Lionel le 21 janvier dernier à la Muse Genève

Le document fondateur de la Société 3.0 est disponible sur GitHub.   


 

De sa passion pour le développement contributif, les technologies libres et l’entrepreneuriat, Lionel Lourdin s’est spécialisé dans l’étude des nouveaux modèles économiques et de leurs modes de gouvernance. Il a initié et participé à la constitution de plusieurs sociétés et fondations spécialisées dans la génération de biens communs. 

On a causé de jeux vidéos…

Game brain


Jeux videos: que font-ils à mon cerveau?


Propulsés par le développement et la popularisation des nouvelles technologies, les jeux videos sont aujourd’hui accessibles par tous et partout. C’est probablement le media qui a connu l’expansion la plus fulgurante au cours des dernières années.

Aujourd’hui tout le monde ou presque y joue, que ce soient les enfants qui y sont exposés de plus en plus jeunes, ou les personnes âgées en quête d’entraînement cérébral. Les jeux d’action notamment rassemblent des millions de joueurs à travers le monde. Pour le pire selon certains…

Benoît Bediou, collaborateur de Daphné Bavelier dont le laboratoire étudie les effets des jeux vidéo sur la plasticité cérébrale, montre pour sa part comment leurs recherches ont mis en évidence les effets bénéfiques des jeux d’action.

La Causerie du 15 octobre dernier a été l’occasion de faire un état des lieux sur l’impact que peuvent avoir les jeux vidéo d’action sur la perception, l’attention, et d’autres fonctions cognitives. Avec Benoît Benidou nous avons pu échanger sur les perspectives que cela ouvre, au niveau de l’éducation et de l’apprentissage notamment.


 

Benoit Bediou est maître assistant à la faculté de psychologie de l’Université de Genève. Il travaille actuellement dans le laboratoire de neurosciences cognitives du professeur Daphne Bavelier, qui étudie l’impact des jeux vidéo d’action sur la plasticité cérébrale et l’apprentissage.  

On a causé des enjeux politiques et sociaux du big data…

Big data


 

Enjeux politiques et sociaux du Big Data


Le Big Data est présenté comme une innovation majeure tant sur le plan technique que sur le plan sociétal. Il est censé transformer notre rapport à l’information, au savoir et à la connaissance.

La capacité du Big Data à collecter massivement des données de provenances diverses et à les agréger dans d’immenses bases de données est porteuse de promesses. Mais la validité du type de connaissance qu’il produirait est sujette à caution. De plus l’agrégation des données se heurte souvent aux principes fondamentaux des lois sur la protection des données.

Et au-delà de la seule question de la vie privée, les enjeux sociaux et politiques du Big Data sont importants et doivent faire l’objet d’un débat citoyen. A la modeste échelle des Causeries du jeudi c’est ce que Sami Coll nous a proposé de faire le 24 septembre dernier à la Muse Genève


 

Sami Coll est ingénieur en télécommunications et docteur en sociologie. Après l’obtention de sa thèse à Genève, il fait un post doctorat à la City University of New York et au Surveillance Studies Centre de la Queen’s University (Canada). 

Il est actuellement chercheur associé à l’Université de Genève et chargé de cours à l’Université de Lausanne. Après la publication de Surveiller et récompenser: Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Seismo, 2015), il démarre une recherche sur les conséquences sociales et politiques du Big data.  

L’économie collaborative – 24ème Journée de rencontre de l’OT


L’économie collaborative

Economie collaborative


Jeudi 8 octobre 2015, 14h – 17h30
hepia, rue de la Prairie 4, Genève

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée

Inscription


 

Uber, airbnb, BlaBlaCarKickstarter : les exemples médiatisés de l’économie collaborative sont légions. Grâce au numérique ces sociétés ont su replacer l’individu au cœur de l’action. Elles sont emblématiques d’une tendance forte, en rupture avec les modèles traditionnels. 

Mais cette nouvelle économie ne se réduit pas à ces succès innovants qui ont parfois dévoyé la philosophie des modèles originels. La consommation collaborative sous-jacente englobe des dynamiques et des pratiques qui ne sont pas forcément en lien avec le numérique, telles que la co-utilisation, la co-élaboration ou le troc.

Cette 24ème Journée de rencontre éclairera le sujet de manière large afin de nous aider à en comprendre les enjeux et à évaluer les opportunités pour notre région en général et pour notre administration en particulier. 

Nous espérons vous voir nombreuses et nombreux à cette occasion qui constituera également un moment d’échange et de convivialité.


Téléchargement  Téléchargez le programme de la Journée (pdf, 455 ko)


Pierre Maudet

Pierre Maudet

M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie nous fera l’honneur d’introduire cet événement.


Jennifer Leblond
Jennifer Leblond

Économie collaborative : partage 2.0

L’économie collaborative, ça nous parle. Mais savons-nous vraiment ce qui se cache derrière ces mots à la mode ? Jennifer Leblond va tenter d’en définir les contours. Elle nous expliquera comment l’économie collaborative s’infiltre dans tous les pans de l’économie, et jusque dans nos institutions. Elle nous conduira de l’organisation horizontale et décentralisée du think tank OuiShare au positionnement de l’Etat français sur cette économie de l’internet en passant par la démocratie participative.

Jennifer Leblond est consultante en économie collaborative. Elle est social media manager pour OuiShare Global, Connector OuiShare Paris/France, community Manager pour Without Model et Connecteur Ulule. Elle est en outre conseillère en crowdfunding et en tiers-lieux (coworking et makerspace) auprès des collectivités territoriales et animatrice des « jeudigital » du Cabinet de la Secrétaire d’Etat au Numérique.  


Vincent Pignon

Vincent Pignon

Accès au financement des entreprises. Et si l’économie collaborative était la solution ?

A l’heure où les taux d’intérêts deviennent négatifs, les PME éprouvent de réelles difficultés de financement et les particuliers ne savent plus comment rentabiliser leur épargne. Le financement participatif s’impose donc comme un réel choix alternatif. Un peu partout, des particuliers, des entreprises et des fonds d’investissement placent leur argent sur des plateformes de crowdlending, choisissant par avance rendement et risque.

La finance participative impose au final un changement de paradigme où confiance et transparence garantissent le succès d’une recherche de financement. 

Le Dr Vincent Pignon est membre du corps professoral de la Haute Ecole de Gestion de Genève et chercheur invité de l’Université d’Oxford. Il mène des travaux de recherche sur le Crowdfunding, les Fintech et l’économie collaborative. Il travaille pour une plateforme de crowdlending qui permet de prêter directement aux PME Suisse: Wecan.fund. Il est président de la Swiss Crowdfunding Association.


Yves Zieba

Yves Zieba

À la découverte de la nouvelle économie locale

L’expérience locale de l’association Pangloss illustre d’autres formes de l’économie collaborative, notamment les modes de vie collaboratifs, la mutualisation des espaces, le partage des savoirs et la culture libre. 

Pangloss utilise également la production collaborative (pour le prototypage et la fabrication additive) en incitant à l’usage des modèles économiques ouverts issus de l’open source et en optimisant les usages rendus possibles par les dernières technologies du numérique.

Après de nombreuses années d’activité au sein d’entreprises internationales, Yves Zieba conseille aujourd’hui les entreprises sur leurs investissements stratégiques dans le domaine des technologies de l’information. Il les forme sur les techniques avancées de négociation et d’influence. Il est co-fondateur et dirigeant de l’association Pangloss.


Philippe Gargov

 

Philippe Gargov

Une sismologie de la consommation collaborative : lignes de failles et propagation des ondes

Lentement mais sûrement, la consommation collaborative s’immisce dans nos villes, reconfigurant de manière plus ou moins voyante les modèles socio-économiques qui structurent les territoires. En observant les épicentres de ces transformations, en décryptant la manière dont elles se propagent à travers l’existant, une sismologie de la consommation collaborative se dessine. Avec en creux cette question : à quoi ressemblera la ville collaborative de demain ? 

Philippe Gargov est géographe, fondateur du cabinet de prospective [pop-up] urbain qui explore les futurs possibles de nos territoires à travers leurs représentations dans les cultures populaires. Cette résonance entre le réel et l’imaginaire permet de prendre du recul sur les phénomènes et tendances émergents, et d’inspirer les scénarios prospectifs qui en découlent. 


Contact et organisation:
patrick.genoud@etat.ge.ch
christopher.larraz@etat.ge.ch

Un beau succès pour le GovJam genevois !

 

Think Services

Photo Lotfi Maimouni

Photo Lotfi Maimouni

Réunissez durant 48 heures plusieurs dizaines de personnes ouvertes, curieuses et motivées; proposez-leur un thème original; ajoutez quelques méthodes et outils de design de services et de co-création; secouez le tout dans un cadre exceptionnel et vous avez tous les ingrédients pour réussir un très beau GovJam 2015.

A Genève, avec l’appui de la Chancellerie d’Etat et du Département de la sécurité et de l’économie et sous l’impulsion de l’association Think Services, c’est dans la cour de l’Hôtel de Ville que l’instance genevoise du GovJam 2015 avait pris ses quartiers du 9 au 11 juin dernier.

Geneva GovJam 2015

Le terme GovJam (contraction de government et jam) est emprunté aux jam-sessions, ces séances musicales improvisées auxquelles s’associent différents musiciens de provenance diverses. Dans le GovJam les musiciens sont remplacés par les participants (citoyens, agents du service public, étudiants, etc.) et les notes de musique par les futurs services de l’administration.

Les GovJams sont des événements à l’audience planétaire qui ont pour vocation d’illustrer et d’expérimenter de nouvelles manières de concevoir des solutions aux problèmes d’aujourd’hui et de demain. Co-création, prototypage et concrétisation des idées sont les maîtres mots de ces « sprints de l’innovation dans le secteur public ».

De petites équipes imaginent et réalisent ainsi des prototypes de solutions innovantes répondant aux défis du secteur public et s’inscrivant dans le thème dévoilé au début de l’événement. Tous les résultats sont partagés sur le site du GovJam et constituent une source d’inspiration extraordinaire (allez y découvrir la diversité des nombreux projets imaginés cette année par la trentaine d’équipes inscrites !).

Mais au-delà des solutions concrètes (services, suggestions, manifestes, etc…) imaginées par les participants, ces GovJams constituent une opportunité de cultiver des relations hors de son cadre de travail habituel, de tester des méthodes et des outils d’innovation, d’échanger des idées nouvelles et surtout de FAIRE des choses ensemble. On sort ainsi parfois de sa zone de confort, mais toujours dans le plaisir et la bonne humeur. Ici pas de concours, pas de prix; seulement la satisfaction d’avoir réalisé ensemble l’ébauche (ou plus) d’un projet innovant et d’avoir enrichi les réflexions de la communauté internationale des participants.

Grâce à l’appui enthousiaste de Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa, l’édition genevoise 2015 avait le privilège de réunir les participants dans le cadre symbolique de la cour de l’Hôtel de Ville. Un endroit parcouru par de nombreux membres de l’administration genevoise, par les politiciens et politiciennes qui y siègent et surtout un lieu ouvert sur la cité, sur sa population et sur les touristes qui la visitent.

  • GVA GovJam 2015
    GVA GovJam 2015
    Photos Lotfi Maimouni

Au total ce sont près de 80 personnes qui ont participé activement à ce GovJam, la majorité d’entre elles s’étant inscrite pour la demi-journée initiale d’idéation. Beaucoup de membres de la société civile dans cette première phase et une majorité de collaborateurs de l’administration durant les autres phases consacrées à la réalisation des solutions.

Mardi à 15 heures les participants découvraient la vidéo de présentation du GovJam 2015 que ponctuait la découverte du thème de cette année. Et là surprise ! Le thème proposé par les organisateurs n’est pas un mot ou une phrase, mais une image assez ambiguë qui va servir de point de départ à la réflexion. Certains comme Anja Wyden y ont d’emblée vu une serrure; d’autres comme le Conseiller d’Etat Mauro Poggia, une personne enfermée dans son isolement. Certains enfin y ont retrouvé l’univers oppressant et monochrome d’une bureaucratie qui a grandement besoin de créativité et de couleurs…

Le thème du GovJam 2015

Voilà donc tout le monde embarqué dans une séance de brainstorming à l’issue de laquelle l’ensemble des idées prometteuses, disruptives et visionnaires ont été soumises au vote des participants qui ont décidé de concrétiser deux d’entre elles. La première a débouché sur le projet «Citoyen+» et la seconde sur le projet «Couleurs» présentés ci-dessous.


Citoyen+

Citoyen +

Dans une logique d’autonomisation des individus, l’objectif du projet Citoyen+ est de fournir une interface entre citoyens, administrations, entreprises et société civile qui permette une contribution améliorée des uns et des autres à la vie de notre région. Son ambition est de créer une boîte à idées et un forum pour que les Genevois puissent suggérer des améliorations sur les politiques publiques de l’Etat.

Le site Web du projet est un prototype appelé à évoluer et être approprié par les services de l’Etat et/ou les citoyens.

Citoyen+ propose des alternatives simples pour permettre au citoyen de contribuer à la vie de la région en se basant sur des outils existants. Les participants à ce projet ont décliné le mot «contribuer» selon 5 verbes d’action déclinés en lignes directrices et en propositions de solutions simples à mettre en œuvre :

  1. Informer, en communicant une information utile
  2. Agir, en s’investissant pour le bien commun
  3. Proposer, en suggérant des améliorations
  4. Débattre, en donnant son avis
  5. Financer, en investissant dans des projets qui nous tiennent à cœur
  6. Echanger, en partageant ses expériences

Le projet Citoyen+ a particulièrement enthousiasmé le président du Grand Conseil Antoine Barde. «Il manque parfois un lien entre le politique et le citoyen», a-t-il déclaré en guise de conclusion du GovJam. «Cette plateforme permettra peut-être de l’améliorer»


Couleurs

Couleurs

Le projet Couleurs est parti du constat que la relation entre l’usager et l’administration était souvent trop terne. Comment donc amener de la couleur dans cette relation, notamment au guichet ? Comment également partager des bonnes pratiques et recueillir les expériences des usagers aux guichets de l’administration afin d’améliorer les espaces d’accueil ?

Couleurs a pour objectif de fournir aux services de l’administration genevoise une plateforme permettant de partager des méthodes, des outils et des bonnes pratiques. Cette plateforme a vocation à être ouverte sur les autres organisations du secteur public en particulier et sur la société civile en général.

Couleurs permet de collecter les éléments pertinents pour la création d’un guichet physique et son espace d’accueil ainsi que de l’expérience usager qui y est associée. L’idée est de partager et d’enrichir ces éléments avec l’aide de la communauté en s’appuyant sur les réalisations existantes et sur les retours des usagers.

Couleurs se veut non contraignante et invite à une participation volontaire de la communauté.

Couleurs est une initiative qui permet de mieux servir les habitants de notre région.


Cliquer pour accéder au viewer

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Superbe image panoramique de la cour de l’Hôtel de Ville réalisée par l’équipe de Foxel

Ces deux projets n’ont pas forcément vocation à être repris par l’administration genevoise. Il faudrait pour cela trouver des services ou des offices à même de les porter et de les pérenniser, ce qui ne va pas de soi. Mais ce n’est pas le plus important. Citoyen+ et Couleurs constituent avant tout des pistes de réflexion qui peuvent arriver à maturité aujourd’hui, demain, ou peut-être jamais. Ces ébauches, et surtout la dynamique des GovJams, sont des graines que l’on sème et qui doivent servir de source d’inspiration aux participants du GovJam et à d’autres.

Car ce qui est intéressant dans ce cas c’est d’expérimenter des nouveaux modes de travail et de voir ce qu’ils apportent dans une logique de «build to think» («faire pour réfléchir»). Les participants ont d’ailleurs dans leur grande majorité été enthousiasmés par ce travail en co-création souvent nouveau pour eux. Ils ont pu tester la valeur ajoutée de démarches, de méthodes et d’outils innovants qui peuvent nous aider à imaginer les services publics de demain, créés pour et avec les citoyens. Certains ont apprécié cette occasion trop rare de décloisonner l’administration et de l’ouvrir sur la cité en proposant un lieu de rencontre vivant où collaborateurs de la fonction publique et citoyens peuvent échanger et créer ensemble.

Je n’imaginais pas qu’on pouvait produire autant de choses intéressantes en si peu de temps !

Un participant

Mais ils ont surtout eu la satisfaction de concrétiser dans un temps très court deux projets plus ou moins aboutis en lien avec le thème proposé. Un mode de travail agile et rapide, en mode prototypage, qui est loin d’être la règle dans le secteur public.

Du côté des organisateurs le bilan est également positif. Nous aurions certes souhaité une participation plus nombreuse et surtout mieux répartie sur les quatre demi journées. Mais l’élan suscité par ce premier essai et les opportunités qui se sont présentées à la suite de ce GovJam nous encouragent à aller de l’avant. De nombreuses pistes d’améliorations ont d’ores et déjà été envisagées pour l’édition 2016.

Une édition qui bénéficiera une nouvelle fois du soutien de Madame la Chancelière d’Etat et qui devrait se tenir dans la cour de l’Hôtel de Ville. Rendez-vous donc au début juin de l’année prochaine pour un GovJam inspirant !


Les médias en ont parlé !


Les vidéos prises durant le GovJam





Bonus

 

La vidéo de lancement du GVA GovJam  😎


On a causé d’agenda numérique…

 Agenda numérique

Un agenda numérique pour la Suisse


Alors que de très nombreux pays sont aujourd’hui dotés d’instances politiques chargées de prendre à bras le corps les questions numériques et d’assurer le pilotage stratégique d’un Agenda Numérique pour le développement de la société, la Suisse se trouve dans une position délicate n’ayant ni une telle responsabilité au plus haut niveau, ni un tel agenda.

Lors de la conférence Lift qui s’est tenue à Genève en février dernier, plusieurs personnalités romandes se sont mobilisées pour débattre de la question et initier une dynamique autour de ce sujet. Ce panel a marqué le lancement officiel d’un débat national lancé dans le cadre d’un partenariat entre Lift Conférence, Le Réseau et ThinkServices. La centaine de participants présents pour l’occasion ont tous reconnu la nécessité d’amener le débat sur la place publique et d’en remonter les thèmes important dans une logique bottom-up de co-création.

La Causerie du 18 juin était animée par les membres de l’association Think Services, l’un des initiateurs de ce débat national. Ensemble nous avons débattu des différents sujets qui y sont liés. Ce a également été l’occasion de tester le Kit DIY qui nous a permis d’identifier les enjeux essentiels à remonter à nos autorités fédérales pour l’automne 2015.


Think Services est une association à but non lucratif créée en 2010 dans le cadre du Centre Universitaire d’Informatique de l’Université de Genève et de l’Observatoire technologique de l’Etat de Genève. Ce laboratoire d’idées rassemble à titre individuel des personnes provenant d’horizons variés: chercheurs, entrepreneurs ou collaborateurs du secteur public pour ne citer que ceux-là.

Parmi eux Jean-Henry Morin, Giorgio Pauletto et Patrick Genoud ont animé cette Causerie.

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