Patrick Genoud

Détails de l'auteur

Nom : Patrick Genoud
Date d'enregistrement : 05-10-2011

Biographie

Conseiller au numérique et à l’innovation dans le secteur public

Derniers articles

  1. On a causé de E-sport — 09-02-2017
  2. On a causé de responsive city… — 21-12-2016
  3. On a causé d’échange d’énergie… — 25-11-2016
  4. On a causé de crowdfunding… — 25-11-2016
  5. L’Observatoire technologique passe la main à Genève Lab — 11-11-2016

Articles de cet auteur

On a causé de E-sport

E-sport

La ville de Los Angeles promet d’intégrer l’E-Sport aux disciplines des Jeux Olympiques de 2024 et le PSG ainsi que les plus grands clubs achètent des équipes. Mais les médias et le grand public sont encore relativement hermétiques au “sport électronique”. L’ampleur du phénomène les forcera pourtant à ouvrir les yeux : le monde du divertissement vidéo-ludique est en train de vivre une profonde mutation.


Stades remplis, coaches, analystes, nutritionnistes, joueurs professionnels grassement payés, matchs commentés et traduits dans des dizaines de langues… l’audience des compétitions suit une croissance incomparable et toute une industrie se construit avec elle. Pourtant, l’E-Sport peine à s’institutionnaliser. N’est-ce donc qu’un effet de mode ou une véritable tendance de fond?


Lors de la Causerie du jeudi 26 janvier, Nicolas Pidancet nous a aidé à décrypter ce phénomène nouveau et  a animé des échanges passionnants sur le sujet. Il nous a également ouvert des perspectives très intéressantes sur ce sport encore méconnu sous nos latitudes.


Le podcast de la Causerie


Nicolas Pidancet

Nicolas Pidancet est un entrepreneur Genevois dans l’événementiel. En octobre 2014, il a fondé Geneva E-Sport, sur la voie d’être reconnue comme la première fédération cantonale de Sport Electronique en Suisse. Plus d’une quinzaine d’associations ont ensuite mis leurs efforts en commun pour créer un Salon du Jeu Vidéo à Palexpo, la Geneva Gaming Convention, dont la première édition en octobre 2016 fût un franc succès. 
Intervenant pour le CAS en politique et management du Sport à l’UniL et chargé de cours pour le master en Marketing et Innovation du Sport à Crea-Genève, Nicolas milite pour la reconnaissance d’une discipline qui ne fait pas encore l’unanimité.

On a causé de responsive city…

 

Responsive city

Vers une responsive city
à l’écoute des citoyens
 

 


Le concept de smart city fait encore beaucoup référence à une ville dans laquelle les technologies prennent une place prépondérante. Celles-ci sont certes porteuses de réelles promesses lorsqu’on évoque la gestion de la ville et sa durabilité. Mais certains sont convaincus que la smart city doit être beaucoup plus qu’un condensé de technologies. Elle doit pour le moins être envisagée POUR et AVEC les citoyens.


Nombreux sont ceux qui évoquent aujourd’hui une responsive city, une ville intelligente à l’écoute de ses citoyens. Parmi eux Matteo Mazzeri et Grégoire Japiot veulent aider Genève à embrasser cette perspective en y organisant des Responsive City Camps sous forme de tables rondes et d’ateliers participatifs. L’idée est de rapidement mettre en place des expérimentations concrètes sur notre territoire en partant des idées ainsi générées.


Lors de la Causerie du jeudi 15 décembre les deux compères nous ont présenté leur vision de la responsive city ainsi que la démarche qu’ils ont initiée à Genève pour la prendre en compte. Le sujet a suscité des échanges passionnés et passionnants de la part de la vingtaine de personnes présentes.  


Podcast de la Causerie





 

Grégoire Japiot Passionné par l’innovation et la culture de l’open source, Grégoire Japiot est depuis 10 ans “évangéliste” des nouveaux formats de conférences ouverts de type Barcamp et du mouvement coworking,. En parallèle de son activité de consultant en innovation et stratégie digitale, Grégoire co-organise sur le format Barcamp les Responsive City Camp et représente la Suisse romande au sein de l’association Coworking Switzerland.

Twitter: @gregoire

Matteo Mazzeri Polyglotte trans-disciplinaire, Matteo Mazzeri est speaker et community facilitator pour Enalean éditeur de la forge libre Tuleap. Il est co-fondateur des Responsive City Camps et co-organisateur de plusieurs conférences internationales. Il est également créateur de ponts et instigateur de solutions innovantes “human first” afin d’aider les entreprises et les collectivités a effectuer une transition numérique vertueuse.

Twitter: @mattemaz


Références

Retrouvez les événements Responsive City Camps sur le site de l’espace de coworking Voisins à Genève

Bar Camp : Wikipedia

The responsive city symposium

On a causé d’échange d’énergie…

Daisee

Repenser l’échange d’énergie 

 


Les technologies blockchain ouvrent des perspectives fascinantes dans de très nombreux domaines dont celui de l’échange de l’énergie pair-à-pair. DAISEE, qui s’auto-définit comme un programme de recherche ouverte qui explore les conditions favorables à ce type d’échange, réunit une quinzaine de contributeurs actifs aux horizons variés qui se sont donnés pour mission de produire des communs opérationnels.  


Pour l’heure en phase de prototypage, DAISEE se prépare à coopérer avec des acteurs du domaine de l’énergie et avec les collectivités publiques afin de croiser les expertises pour créer des Internets de l’énergie.  


Lors de la Causerie du jeudi 24 novembre Nicolas Loubet et Rieul Techer nous ont présenté le projet DAISEE et les promesses qu’il embarque avec lui pour répondre aux enjeux de demain liés à l’échange d’énergie. 
  


Présentation Daisee

Accès à la présentation

 

Podcast de la Causerie


Nicolas Loubet Nicolas Loubet est un entrepreneur contributeur de plusieurs communautés créatives. Il a notamment co-fondé les entreprises Umaps et Bluenod. Il co-développe Cellabz, un organisme de formation antidisciplinaire, pour faciliter l’appropriation des technologies émergentes telles que la blockchain. 
Rieul Techer Rieul Techer est ingénieur de formation, facilitateur de métier et entrepreneur militant. Co-initiateur de la M[Y]NE, un tiers-lieux hyper-actif de la région Rhône-Alpe-Auvergne, il est membre de la core team de DAISEE.

 

On a causé de crowdfunding…

Crowdfunding

Que ce soit pour financer la campagne de Barack Obama ou encore pour pré-commercialiser le dernier modèle de Tesla, le crowdfunding est l’une des réalisations les plus visibles et accessibles de la fintech aux yeux du public.

L’avènement du crowdfunding ou financement participatif, a permis de stimuler l’innovation à l’échelle planétaire. On entend notamment souvent parler de Kickstarter, ce site qui a servi de plate-forme de lancement aux centaines d’innovation initiées sur Internet. Le crowdfunding est ainsi devenu un véritable phénomène de société.

Aujourd’hui le modèle le plus utilisé est celui du prêt entre particulier ou aux PME, sans recours aux banques. Lors de la Causerie du jeudi 20 octobre Vincent Pignon nous a présenté les enjeux de ce fondement de l’économie collaborative et nous a fait découvrir des exemples à la fois concrets et marquants de l’histoire du crowdfunding en Suisse. 

De nombreux liens utiles sur le site de la Swiss Crowdfunding Association.




 

Vincent Pignon est le Président de la Swiss Crowdfunding Association. Entrepreneur Fintech, il a notamment fondé WeCan.Fund, une plateforme de P2P Lending. Il est également Membre du corps professoral à la Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG) et il intervient sur la veille et la prospective stratégique de l’Etat de Genève à l’ère du numérique au sein de Genève Lab

L’Observatoire technologique passe la main à Genève Lab

Genève Lab

Gianfranco Moi, Alexander Barclay, Christine Aidonidis, Patrick Genoud, Vincent Pignon et Christopher Larraz 

 

A l’occasion de sa Journée de rencontre du 11 octobre dernier, l’Observatoire technologique a annoncé la création du Living Lab qui va accompagner l’administration cantonale dans sa transition numérique :

Genève Lab


 

Genève Lab, c’est quoi ?
C’est un dispositif qui favorise la co-création de solutions avec les bénéficiaires dans un mode l’expérimentation, en s’appuyant sur la diversité des compétences actives dans la région de Genève
 
Genève Lab, c’est quelle mission ?
Genève Lab a pour mission d’informer et de sensibiliser notre direction générale et les départements aux apports du numérique et aux démarches d’innovation.

Le Living Lab est au service des projets pour les aider à envisager des solutions créatives, le plus en amont possible, et en adéquation avec les besoins et les attentes de la population.

Genève Lab, c’est qui ?
C’est toute l’équipe de l’Observatoire technologique qui porte cette initiative au service des métiers de notre administration et de la DGSI. Pour éviter toute confusion et par souci de cohérence, il était dès lors naturel de renommer l’Observatoire technologique en Genève Lab.

A qui dois-je m’adresser pour avoir plus d’information ? 
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les contacter : geneve.lab@etat.ge.ch.

Les membres de Genève Lab se réjouissent de vous rencontrer à l’occasion de l’un de ses prochains événements et vous invite à consulter son nouvel espace pour suivre ses activités :

Nous allons progressivement abandonner le site ot-lab.ch pour être actifs sur demain.ge.ch exclusivement.
 
 

On a causé de cloud et de libertés…

Censure

Les mastodontes de l’Internet (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et les autres) connaissent actuellement à peu près tout ce qui concerne notre vie privée en ligne. Les gouvernements nous espionnent massivement, tandis que les applications dans le cloud deviennent les solutions par défaut pour les personnes comme pour les entreprises. L’essor de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets ou du Big Data remettent toujours plus en question notre espace de liberté.

Cette évolution qui semble inéluctable nous amène-t-elle vers une dictature numérique ? Ou peut-on imaginer une alternative plus libre et plus responsable ?

En compagnie de Pascal Kotte, la Causerie du jeudi 22 septembre à la Muse Bouge a discuté de ces tendances et envisagé avec lui quelques pistes pour protéger nos libertés à l’ère du numérique.


 



 

Pascal Kotte est conseiller numérique indépendant, formateur, fondateur et président de CloudReady. Il est  également co-fondateur de ICT-a.ch, et de Léman Innovation Numérique.
Pascal Kotté se décrit comme un réducteur de fracture numérique et un éthicien digital. La devise de Pascal est que le numérique doit servir à connecter non seulement des ordinateurs, mais tous les humains, dans l’optique de construire un avenir meilleur.

Beau succès pour le lancement de Genève Lab

Mardi 11 octobre, l’auditoire de la Fédération des entreprises romandes, composé pour un tiers de fonctionnaires de l’administration cantonale et pour deux tiers de la société civile genevoise, a pu assister à toute une série de présentations sur le thème “Innover autrement” dans le cadre de la 25ème Journée de rencontre de l’Observatoire technologique.

Elles ont permis aux 300 personnes présentes de se familiariser avec les livings labs et de découvrir les méthodes utilisées pour inciter les citoyens et les PME à venir contribuer à la construction de différents projets. Des exemples concrets ont notamment été présentés dans le domaine du soutien aux aînés et de l’optimisation énergétique.

Cette après-midi a également été l’occasion de lancer officiellement le dispositif Genève Lab, au service de l’administration cantonale et de l’ensemble de la société civile genevoise.

Ne manquez pas de rejoindre Genève Lab lors du prochain événement du 2 novembre.

Innover autrement – 25ème Journée de rencontre de l’OT

Journée de rencontre 2016

Innover autrement

25ème Journée de rencontre
de l’Observatoire technologique

Mardi 11 octobre 2016 – 14h00-17h30 – FER-Genève


Dans une société où le numérique prend une place toujours plus importante, c’est souvent la technologie qui est source d’innovation. Mais elle trouve aussi sa richesse dans des méthodes agiles et des expérimentations impliquant fortement les utilisateurs.

De nombreux dispositifs d’innovation intègrent cette nouvelle donne et savent en outre s’appuyer sur la richesse des compétences académiques et entrepreneuriales locales.

Ces dernières années de tels dispositifs sont devenus de puissants instruments permettant d’impliquer efficacement l’utilisateur à tous les stades du processus d’innovation, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité et la croissance des régions concernées.

L’Observatoire technologique de la Direction générale des systèmes d’information développe actuellement un tel laboratoire d’innovation orienté citoyens.

Il profitera de sa 25ème Journée de rencontre, organisée cette année en partenariat avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève pour en présenter les grandes lignes. Cette conférence sera également l’occasion d’éclairer un sujet qui concerne tout autant les habitants et les entrepreneurs de notre région que les membres du secteur public.

Téléchargement

Programme “Innover autrement”


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Pierre Maudet

Pierre Maudet

M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie nous fera l’honneur d’introduire cet événement.


Léthicia Rancurel

« De la big data aux services urbains de demain, comment se construit une Smartcity:
l’exemple du TUBA à Lyon »

Créé en 2014, le TUBA est porté par l’association à but non lucratif Lyon Urban Data. Le projet « Lyon Urban Data » réunit depuis 2011 des acteurs publics et privés qui ont la volonté de créer une dynamique autour de la thématique de la « ville intelligente ».

La conception et l’expérimentation des services s’inscrivent dans des démarches d’innovation centrées usager et s’appuient sur les principes de l’intelligence collective, du design et des sciences sociales. Les parties prenantes sont ainsi intégrées dès les premières phases du processus d’innovation et jusqu’à l’expérimentation du service afin que celui-ci réponde au mieux aux besoins des utilisateurs finaux.

Léthicia Rancurel est directrice de l’Association Lyon Urban Data, depuis 2013 et du TUBÀ (Tube à expérimentations urbaines), lieu d’innovation et d’expérimentation regroupant un consortium de partenaires publics et privés.


Nathalie Nyffeler et Laurent Soldini

« Senior Living Lab, nos aînés au coeur de l’innovation »

Le vieillissement de la population est un enjeu phare pour nos sociétés occidentales. Les défis y associés nécessitent des propositions innovantes et interdisciplinaires. Lancé en mars 2015 et soutenu par la Fondation Gebert Rüf Stiftung, le Senior Living Lab est le premier Living Lab de Suisse romande qui ambitionne de trouver des solutions pour contribuer au bien vieillir en favorisant les projets de co-création avec et pour les seniors.

Nathalie Nyffeler est professeure HES à la HEIG-VD et responsable de la filière Master HES-SO Innokick (Integrated Innovation for Product Development). Laurent Soldini est designer industriel et de produits, ainsi que chef de projet Ra&D à l’ECAL et indépendant.


Joëlle Mastelic

Joëlle Mastelic

« L’Energy Living Lab : un écosystème d’innovation au service de la transition énergétique » 

Un Living Lab est un laboratoire vivant, une plateforme physique et virtuel d’échange, à l’échelle d’une région, et dans lequel les usagers participent au développement de produits et services innovants (co-création). L’Energy Living Lab, projet pilote de la HES-SO, a rassemblé les institutions publiques, les entreprises et les usagers afin d’imaginer et de co-développer de nouvelles solutions énergétiques viables.

Joëlle Mastelic est professeure HES au sein de l’Institut Entrepreneuriat et Management. Elle enseigne notamment le marketing et l’innovation au niveau bachelor et master.


Stéphane Vincent

Stéphane Vincent

« Superpublic, premier tiers-lieu consacré à l’innovation numérique »

Il nous faut réinventer la façon de concevoir et mettre en oeuvre des politiques publiques. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’espaces neutres et pluridisciplinaires, des zones franches dans lesquelles il est possible -et encouragé- de sortir des idées préconçues ; des lieux ressources, ouverts et fonctionnels, capables de faire converger les meilleures compétences en matière d’innovation publique. C’est la vocation de Superpublic, au coeur de Paris dans le 11e arrondissement.

D’une surface de 300 m2, Superpublic est équipé pour la conduite d’ateliers de conception créative, le prototypage de projets innovants, l’organisation de rencontres et de formations spécialisées, la mise en commun de ressources et d’espaces de travail dans un esprit de co-working. Initié à l’origine par l’association la 27e Région et ses partenaires (Etat, collectivités locales, etc), Superpublic est actuellement l’objet de nouveaux développement en France (Ville de Paris) et aux Etats-Unis (Ville de San Francisco).   

Stéphane Vincent est délégué général de la 27ème Région, laboratoire de transformation publique des régions de France     


Vincent PignonChristopher Larraz

Vincent Pignon et Christopher Larraz

« Création du “Genève Lab”, dispositif d’innovation au service des porteurs de projets impactants de l’Etat de Genève »

“Innover autrement”, c’est l’objectif poursuivi par le Genève Lab. 

“Innover autrement” c’est avant tout apporter une petite révolution au sein de l’administration. Nous devons penser “avec” la société civile plutôt que de réfléchir “pour” les usagers. Genève Lab nous permet de sortir des murs, en allant à la rencontre du monde académique, des PME et des citoyens de notre canton.

“Innover autrement”, c’est également prendre des risques, en expérimentant de nouvelles pistes, quitte à se tromper. Mais mieux vaut se tromper en amont des projets plutôt que d’imposer des solutions qui n’ont pas été éprouvées au préalable.

“Innover autrement”, c’est enfin apporter un soutien aux porteurs de projets innovants de notre administration. Car nombreux sont ceux qui ont saisi les opportunités liées au numérique et qui ont la volonté de confronter leurs idées avec les usagers dans une approche d’ouverture sur le territoire genevois. 

Vincent Pignon et Christopher Larraz sont membres de l’Observatoire technologique de la DGSI 


Inscription

Entrée libre et gratuite mais inscription souhaitée


Contact et organisation:

patrick.genoud@etat.ge.ch
christopher.larraz@etat.ge.ch
vincent.pignon@etat.ge.ch
FER-Genève

 

Au coeur de l’innovation publique danoise et britannique

Nesta Innovation

Nesta (CC BY-NC-SA 4.0)

Les 21 et 22 avril dernier, Mme la Chancelière Anja Wyden Guelpa et moi-même avons eu le privilège de visiter 4 structures d’innovation publique parmi les plus en vue du Danemark et du Royaume-Uni.

Le Mindlab, le Nesta, le Policy Lab et le Innovation Unit tentent, chacun à leur échelle et dans des contextes différents, de répondre à un impératif d’innovation dans le secteur public en s’appuyant sur des méthodes et des outils faisant la part belle à la co-création, à la pluridisciplinarité et à l’expérimentation, tout en mettant les besoins et les attentes des utilisateurs au centre.

En cette période de restriction budgétaire où l’on demande aux offices de faire toujours plus avec moins, cet impératif d’innovation prend de plus en plus de sens pour les collaborateurs de l’administration genevoise. Les méthodes actuelles d’amélioration des prestations ou de recherches de solutions nouvelles montrent leurs limites. Il était alors intéressant de visiter des structures qui explorent d’autres manières d’innover avec pour objectif de faire “différemment, voire mieux, avec moins”.

Madame la Chancelière et moi-même y sommes allés avec ce même objectif mais dans des perspectives différentes. En ce qui la concerne c’était pour comprendre comment ces méthodes innovantes ont été mises en oeuvre avec succès. Cela devrait nourrir les réflexions menées avec le Collège des Secrétaires Généraux avec pour objectif notamment à répondre aux sollicitations du Conseil d’Etat en matière de mesures d’économie.

En ce qui me concerne, ces structures d’innovations constituent une source d’inspiration directe pour le projet de Living Lab en cours d’élaboration à la DGSI ainsi que pour la mise en place d’une politique du numérique qui doit savoir s’appuyer sur de telles dynamiques participatives et expérimentales.

A l’exception du Policy Lab qui a été créé il y a moins de 2 ans, les autres structures que nous avons visitées bénéficient d’une longue expérience en la matière et ont déjà fait leurs preuves dans le cadre de nombreux projets impactant diverses politiques publiques.

Le point commun le plus évident de ces quatre visites est la passion et les convictions qui animent chacune des personnes très compétentes que nous avons rencontrées. Nous avons ressenti une posture totalement en phase avec celle que nous imaginions trouver chez des leaders de l’innovation: attitude positive et inspirante, vision large, humilité, ouverture, empathie, pragmatisme et persévérance pour ne citer que ces qualités-là.

Ces visites ont été riches en enseignements, tant sur la genèse de ces structures, que sur leur mode de financement et de fonctionnement. Mais c’est surtout au niveau des méthodes utilisées et de la perspective dans laquelle s’inscrit leur activité que nous avons le plus appris, ou plutôt que nous avons été confortés. Nous venions en effet avec l’intuition très forte de la valeur ajoutée de démarches nouvelles sachant embarquer l’utilisateur dans une démarche de co-création et de co-conception en privilégiant la multidisciplinarité et l’expérimentation.

Que ce soit au Danemark ou au Royaume-Uni, l’action de ces structures d’innovation a la chance de pouvoir s’appuyer sur une dynamique de transformation portée au plus haut niveau. Cela ne constitue pas une garantie de succès car les résistances de tous ordres sont toujours très présentes, mais cela a facilité les choses, notamment en leur apportant une nécessaire légitimité.

On note que les trois structures qui sont actives depuis plusieurs années déjà étendent progressivement leur activité au-delà de l’accompagnement des projets d’innovation. Elles ont compris que l’innovation doit s’inscrire dans un continuum plutôt que dans une succession de projets. Car c’est la transformation du secteur public qui est le véritable enjeu dans ce contexte. Cela suppose d’accompagner le mouvement sur la durée, en amont et en aval des projets. C’est dans cette perspective qu’elles mettent en oeuvre des programmes de sensibilisation et de formation ou qu’elles favorisent la création de communautés d’innovateurs (au sens de la posture) sur lesquelles s’appuyer. Le travail sur la culture organisationnelle se retrouve ainsi au coeur des réflexions.

L’idée est dans chaque cas de savoir initier une dynamique vertueuse dans laquelle les différents acteurs de l’innovation se sont approprié les méthodes et les outils pour les appliquer de manière naturelle dans leur contexte quotidien. La notion d’écosystème d’innovation qu’il faut savoir favoriser a souvent été évoquée.

Lorsqu’on évoque l’innovation technologique, le Nesta, qui est le plus actif dans ce domaine, insiste sur l’importance de savoir la rendre compréhensible et attrayante. Cela passe par un travail de sensibilisation en amont des projets visant à la fois à illustrer les opportunités et à dédramatiser la situation. Une partie non négligeable de l’activité du Nesta est ainsi dévolue à la veille et à la prospective qui viennent nourrir le débat.

Les échanges que nous avons eus nous confortent dans la justesse de ce que nous tentons de mettre en place actuellement à l’échelle genevoise, que ce soit au niveau des méthodes et des outils envisagés, mais également par rapport à l’approche que nous envisageons et à la perspective que nous souhaitons lui donner. Ils nous aurons enfin permis de nouer de précieux contacts avec des acteurs clés de l’innovation dans le secteur public au Danemark et au Royaume-Uni.


MindLab Innovation Unit
Nesta Gov.UK

On a causé de big data…

Big Data

Big data: de la valeur pour l’entreprise

 


Le big data fait le buzz depuis un certain temps déjà, que ce soit dans le grand public ou dans le monde de l’entreprise. Mais aujourd’hui ce domaine qui est toujours en effervescence a atteint une maturité qui en fait un vrai créateur de valeur pour les professionnels; que ce soit par une meilleure connaissance du client, par une optimisation des ressources, par une prédiction des comportements, ou par la création de nouveau services et produits.  

Avec des exemples et des cas d’usages très concrets Jérémie Wagner a apporté à la quinzaine de personnes présentes à la Causerie du 16 juin dernier à la Muse Bouge un éclairage sur une industrie qui a bien compris que la donnée est la véritable ressource stratégique de l’entreprise numérique d’aujourd’hui.

Jérémie nous a permis de découvrir ces opportunités extraordinaires offertes par le big data dans le monde de l’entreprise mais également de questionner cette technologie qui effraie parfois. Les passionnantes discussions qui ont enrichi la soirée en ont témoigné…



   


Jérémie Wagner

Digital native, Jérémie Wagner est un passionné d’innovation et de start-ups. Diplomé en informatique, en communication et en développement commercial, il conseille les PME et les multinationales de Suisse romande. Il suit notamment de très près les Fintech et le Big Data sur le sol helvète et dans le monde. Fin 2015 avec d’autres data crunchers, il co-fonde l’association LaData dont l’objectif est de promouvoir le Big Data en romandie. 
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